‹ De la Cholestérolémie Chez les ÉpileptiquesChapitre 5 sur 22 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

C'est GRIGAUT qui, le premier, dans une thèse remarquable, en 1913, mit au point une technique précise pour le dosage du cholestérol dans le sang.

Ce travail fut le point de départ d’une série d’études sur les variations de la concentration de ce comparant sanguin, dans les divers états pathologiques, comme l’épilepsie qui nous intéresse spécialement.

L'école Roumaine vient en tête, mais les travaux qu’elle publie ne sont basés que sur des considérations théoriques et thérapeutiques.

Le professeur PARHON (1915), considérant l’épilepsie comme une intoxication vraisemblable des centres nerveux, pense à une action salutaire du cholestérol dans ce cas ; et, à la Société de Neurologie, il apporte les observations de deux malades

nettement améliorés par les injections de cholestérol.

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«Il semble juste, dit Srocker (1919), de considérer l’épilepsie essentielle comme une maladie de nature toxique, savoir anto et indotoxique.

» ...La cholestérine, substance neutralisante des humeurs toxiques, se voit donc indiquée à être appelée au secours dans un cas où les symptômes cliniques dénotent un état d’intoxica-

tion surtout des centres nerveux : Fépilepsie... »

Plus tard, en 1923, PEzza1x, dans la Reforma Medica, constate pendant la crise, une diminution du cholestérol sanguin, mais suivi d’une augmentation, la crise terminée.

Enfin, paraît, en 1925, le premier mémoire français sur la question ; il est l’œuvre de A. PopeaA et de A. Vicor, publié à la Société de Neurologie, repris ensuite dans l’ouvrage de PAGNIEZ sur l’épilepsie.

Ces auteurs ont prélevé les capsules surrénales d'individus morts pendant un accès épileptique, ont dosé les lipoïdes et ont découvert que la zone corticale en était dépourvue.

Expérimentant ensuite sur 16 comitiaux, ils ont constaté une hypocholestérolémie dans la période intercalaire et une

baisse encore plus accentuée en temps de crise.

Après l’accès, la cholestérolémie diminue encore de 0 gr. 27 © /00 en moyenne chez 7 de leurs malades, chez 8 autres elle augmente, sans toutefois atteindre le chiffre primitif, elle le dépasse toute-

fois chez une femme en période menstruelle.

Après eux, quelques auteurs italiens et anglais s'occupent de la question avec des résultats variables.

ROBINSON, RUSSEL, BRAIN et Kay (1929) estiment que sous l'influence d’une crise, la quantité de cholestérol baisse dans le sang, pour reprendre lentement, en quelques mois, sa valeur primitive (inférieure toutefois à la normale) si une nouvelle

crise n’éclate pas dans ce laps de temps.

Après eux, citons H. Gray, de San Francisco et Me GREC

: à a cholestérol du sang total (1932), ils considèrent que le rapport A :

cholestérol du plasma augmente pendant une crise, ils concluent qu’à ce moment,

les globules rouges sont plus riches en cholestérol que le plasma.

Pour Mappox, de Sydney (1931), pas de différence notable entre la cholestérolémie normale et celle des épileptiques.

Pour d’autres, cependant, comme Max DE Crinis, de Berlin, et Mr OnxorRATo E Küllian, il existe une variation très nette

en hyper.

ALBERTONNI et BORGATTI, de Bologne, sont du même avis ;

mais ils n’ont expérimenté que sur des chiens.

Enfin, récemment, au Congrès de Neurologie de Londres, en 1935, le professeur PARHON et Mie Gherta WERNER ont présenté 11 cas d’épileptiques, femmes internées, avec accès

fréquents et troubles psychiques.

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