PC LEE
les autres moyens thérapeutiques seront restés sans effet. Il importe toutefois de mettre le malade au régime lacté pour rendre les urines à la fois abondantes et peu irritantes. Quand le malade a été mis dans les conditions de calme les meilleures, quand les causes de spasme uréthral, s’il y en a, ont été supprimées, quand les urines ont été heureusement modifiées par le régime lacté, on peutralors permettre et il faut même encourager les rapprochements sexuels, sans excès irraisonnable. La guérison survient alors, non point sans qu'il soit nécessaire de combattre l’hypersécrétion uréthrale qui peut persister encore.
Ilestun moyen indirect qui paraît aider à la contraction des vésicules séminales et faciliter l’expalsion des produits sécrétés en rétention dans leur cavité. IL consiste (1) dans l'injection profonde faite avec une solution étendue de nitrate d'argent, un pour cent à un pour deux cents. Aussitôt que l'injection est faite, quelquefois à la suite de la sonde qui à servi à la faire, mais toujours avec l’eau que le malade urine immédiatement, on voit sortir de petits bourbillons muqueux et de suite le malade éprouve un mieux notable de la miction. La colique spermatique au troisième degré doit également être traitée:
1° Par la suppression de toutes les causes de spasme uréthral; 2° Par les moyens calmants déjà indiqués; les lave ments de chloral ont été particulièrement efficaces dans certains cas; on peut d’ailleurs les remplacer par des suppositoires ; 3° Par une intervention directe sur l’urèthre.
(1) RELIQUET. Traité des opérations des voies wrinaires, p. 190. G. +