CONCLUSIONS
L'étude des faits rapportés plus loin et précédemment commentés, nous parait démontrer qu'il existe un syndrome, méritant une description spéciale et qui peut être dénommé colique spermatique.
Ce syndrome, où prédominent les troubles urinaires, présente plusieurs degrés et il est loisible de suivre, de l’un à autre de ces degrés, la gradation des accidents.
Le diagnostic n’en est jamais réellement difficile et l’on remonte facilement aux causes, quand il est possible de connaître les commémoratifs.
On doit surtout s'attacher à faire cesser les phénomènes de stagnation dans les vésicules séminales, avant d'intervenir dans la continuité de l’urèthre ; car, sauf le cas d’oblitération des canaux éjaculateurs, la guérison est parfois obtenue par
des moyens indirects.
OBSERVATIONS Colique spermatique au premier degré.
Onsenvarion [.— (Reriquer. Coliques spermatiques, p.14.)
M. X... se plaint d’envies fréquentes d'uriner et d’une légère douleur à la fin de la miction. Souvent l'envie d'uriner est impérieuse et c'est surtout ce fait qui tourmente le malade, en raison des précautions qu'il est obligé de prendre là où il se trouve. C’est un homme de cinquante ans, se portant très bien par ailleurs, vivant largement, ayant bon appétit. Les fonctions du tube digestif sont parfaites, jamais de constipation.
J'examine par le rectum; je trouve la prostate bien symétrique, d’un volume petit par rapport à l’âge, d'une consistance souple sans mollesse. Pas de sensibilité anormale. Les vésicules séminales sont facilement perçues et délimitées avec le doigt. Elles sont assez volumineuses mais pas dures. Je comprime légèrement la partie moyenne de la prostate sur le trajet des canaux éjaculateurs et le malade me dit qu'il sort quelque chose par l’urèthre. Jexamine immédiatement au microscope le liquide qui s'échappe du méat : c’est du sperme pur. Les spermatozoïdes très nombreux, tous libres, ont toute leur mobilité. Il n’y a pas de leucocytes, ni de débris d’épithélium. Sur ma question, le malade me raconte qu’il n’a pas coïté depuis deux ans. Brusquement, il a cessé de le faire lorsque, avant, il avait des rapprochements sexuels réguliers. Actuellement, il est souvent tourmenté par des érections. Quand il a une perte séminale nocturne involontaire, les troubles de miction cessent pendant deux ou trois jours.
En raison de l'absence de toutes affections antérieures de