‹ De la Colique SpermatiqueChapitre 8 sur 19 · ER · texte numérisé non relu

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caux sont sous la dépendance de la colique spermatique atténuée, et une fois la vésicule revenue sur elle-même, la vessie qui était contracturée reprendra sa dilatabilité normale, les mictions s’espaceront, les douleurs disparaitront en même même temps que l'urine reprendra ses caractères habituels.

Ailleurs la question se complique. Il s’agit toujours d’un homme n'ayant pas dépassé la période génitale active. Bien portant jusqu’au moment où il contracte une blennorrhagie qui gagné l’urèthre profond; cette blennorrhagie, soignée par différents procédés, s’éternise. Les cordons et les testicules sont sensibles, les envies d'uriner fréquentes, les mictions douloureuses. Brusquement, un jour, il y a douleur à la fin du coït et l’éjaculation n’a pas lieu. A la suite de cet accident, les troubles urinaires s’aggravent, les érections même, deviennent douloureuses et la douleur, qui va de l’anus à l'extrémité de la verge, persiste encore après que l'érection a cessé. Dans ces conditions, la marche, la station assise, en particulier sur un siège mou qui comprime le périnée, deviennent rapidement impossibles.

On examine, on trouve les vésicules séminales distendues et sensibles et de suite on recherche les causes qui favorisent la stagnation des liquides dans leur cavité. La première imdication thérapeutique est de faire disparaitre cette cause s1 la la chose est possible. C’est dans ces circonstances, dans ces faits où il y a spasme de l’urèthre et spermatocystite qu’on \voit survenir des complications qui non seulement inquiètent le malade et son entourage, mais encore sont de nature à faire errer le diagnostic et par conséquent à faire suivre une méthode de traitement inefhicace dans le cas donné. Il y a, par

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exemple, un méat trop étroit et le malade est sous le coup d’hématuries notables avec caïllots dans la vessie. Le sang comme les mucosités qui chargent l'urine vient de l’urèthre profond. Pourquoi alors reflue-t-il dans la vessie puisqu'il vient de l'urèthre et n'est-il expulsé qu'au moment de la miction ? Pourquoi y a-t-1l hématurie et non uréthrorrhagie ?

Le reflux dans la vessie des liquides épanchés dans l’urèthre profond est un fait fréquent utilisé par Mercier dans le modus faciendi de son injection profonde. FOX

Et quand il y a en outre contracture constante de la région membraneuse, toutes les conditions favorables à ce reflux se trouvent constituées. |

Le troisième degréde la colique spérmatique consiste, nous l'avons dit, dans l'oblitération d’un ou des deux canaux éjaculateurs. Après une continence plus ou moins longue provoquée par tel ou tel ordre de causes, qu'il y ait eu ou non des inflammations antérieures de l’urèthre, une hypersécrétion des vésicules séminales se traduisant par l’émission au moment des efforts de défécation de liquide muqueux ou muco-purulent, le malade ressent brusquement une vive douleur au moment de l'éjaculation. Cette douleur s’atténue mais persiste, et elle est réveillée par le toucher rectal, le passage des matières fécales, les efforts pour résister à l'envie d’uriner. Car bientôt les envies d’uriner fréquentes, impérieuses, se rapprochent de plus en plus ; la douleur lancinante, qui, à la fin de la miction va de l'anus à l’extrémité de la verge, se continue pendant plusieurs minutes après que l'écoulement de l'urine a cessé. L’érection devient impossible sans rappeler les souffrances, et

même en dehors des mictions, la sensibilité de l'extrémité de

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la verge est excessive. Les urines sont troubles, sanglantes, parfois avec caillots, surtoutaprès la marche ou la promenade en voiture. Au total, ce sont toujours les mêmes signes, signes d’excitation vésicale et d’état spasmodique de l'organe, plus ou moins intense suivant les cas.

Une bougie même souple et molle met en jeula vive sensibilité de la partie profonde de l’urèthre ; le toucher rectal permet de sentir la vésicule distendue, comme dans les deux cas précédents. Mais ce quisert à faire le diagnostic d’oblitération du canal éjaculateur, après les signes fonctionnels et les commémoratifs, après le toucher rectal et en dehors de la constatation directe du corps étranger oblitérant expulsé, c'est l’aspermatisme. Ce phénomène ne prouve pas que les deux canaux éjaculateurs soient obstrués : « Il est très probable que c’est la douleur produite par le début des contractions expultrices de l’éjaculation qui empêche la sortie du sperme par le canal libre, en arrêtant court les contractions. Cependant on pourrait admettre la compression du canaléjaculateur libre par la saillie voisine de l’autre canal rempli des masses qui le distendent. Même chez le supplicié (observation citée plus haut), nous voyons l’éjaculation ne pas avoir lieu. Nous trouvons le canal éjaculateur gauche oblitéré seulement dans son tiers postérieur et le canal de droite est absolument libre et non comprimé. Il semble que, même dans ces singulières conditions, la douleur locale instantanée produite par l'entrée des sympexions volumineux dans un des canaux éjaculateurs, a eu pour résultats d'arrêter net les contractions expulsives de l’éjaculation » (1).

(1) RELIQUET. Coliques spermatiques, bp. 12.

on

Sans aller plus loin dans cette voie et rechercher des analogies avec ce qui se produit lorsqu'un autre canal excréteur de l'organisme est ainsi brusquement distendu par un corps étranger, nous dirons de suite combien l’état général est rapidement atteint, chez ces malades. Douleurs presque incessantes le jour et la nuit, constipation provoquée et entretenue par la difficulté des garde-robes, hématuries parfois abondantes, inquiétude des malades que des traitements longs, pénibles et parfois même douloureux, n’ont pas soulagés.

La nature du corps oblitérant n’a pas, — toujours en nous plaçant sur le terrain de la symptomatologie, — une réelle importance. Les symptômes révélateurs sont les mêmes : troubles urinaires, troubles génitaux, douleur au passage de la sonde, contracture de la vessie, tout est identique. Le toucher rectal dénote toujours la masse de la vésicule distendue par les sécrétions anormales .ou les sympexions (1), sa continuité en avant avec la Corne prostatique du même côté et surtout avec une saillie perçue à la partie moyenne de la prostate. On reconnait ainsi la continuité de la saillie de la vésicule séminale et de celle du canal éjaculateur oblitéré.

(1) Un calcul vrai des vésicules séminales, comme le fait remarquer

M. Guelliot (Zoco citato), pourrait encore donner lieu aux mêmes symptômes ; mais il n'en est qu’un exemple douteux (Hartmann, cité par Guelliot).

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