‹ De la colonisation au BrésilChapitre 66 sur 145 · GÉNÉRAL : FR · texte numérisé non relu

GÉNÉRAL : FR

Telle est. croyons-nous, à peu près la position financière du Brésil. En y réfléchissant, une remarque qui frappe avant tout, c'est de voir une nation si jeune, à peine soustraite à la domination dune métropole et naguère ruinée par elle, sortir dune manière aussi honorable d'une crise financière des plus désastreuses, à travers une abdication et une minorité, malgré les luttes extérieures et intestines qu'elle a eues à soutenir, et malgré toutes les tendances tour à tour au despotisme et à l'anarchie qu elle a eues à combattre dans la période que nous venons de décrire.

Nous bornerons ici nos recherches sur l état de la dette. Nous croyons avoir suffisamment établi qu'elle ne présente rien d'alarmant pour l'avenir du Brésil, et que tous les hommes d'État qui se

sont succédé au pouvoir depuis la déclaration de indépendance, n'ont eu qu'un seul et même but, celui de 1 éteindre complètement aussitôt que les circonstances politiques du pays le permettront: ce qui, à notre avis, ne peut tarder.

Nous nous sommes livrés à l'examen attentif et sévère de la situation financière du Brésil et des causes auxquelles on peut attribuer son origine, parce que ce gouvernement n*a été que trop souvent calomnié, même par ceux qui, par la haute position qu'on leur avait confiée, avaient tout au moins mission de le respecter, et pour qui, au sujet des efforts incessants que fait ce gouvernement pour sortir de sa crise financière, il eut été plus honorable de rendre hommage a la vérité, que de chercher insidieusement à faire suspecter la moralité de ses engagements.

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