NOMS DES PAYS
Mexico
Colombie
Buenos-Ayres et Montevideo.
Chili
t>,U/u.UlO
o.uoy,oyy 20.955,412 22.584,769
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o,odJ,4yo 16,594.830 15,275,635 11,121,564
Totaux. . . .
États-Unis .......
Toute l'Afrique
Ainsi donc, les exportations anglaises au Brésil, de 1832 à 1835, ont été constamment plus fortes que celles dans toutes les anciennes colonies espagnoles réunies ; et comparées à celles faites au Guatemala. l'Etat le moins important sous le rapport commercial, elles ont été sept cents fois plus considérables. Ces faits parlent plus haut que tous les commentaires, et 1 importance relative du commerce brésilien en ressort suffisamment pour tout pays de production dont les marchés se trouvent encombrés, soit par surabondance des produits de l'industrie, soit par défaut de débouchés, deux maladies commerciales dont la Belgique est très-affectée.
Un tel mouvement dans les échanges doit naturellement exercer une très-grande influence sur la navigation. Aussi en 1832, le nombre des navires anglais employés au commerce avec toutes les anciennes colonies espagnoles réunies, n'était à la sortie que de 91, et au retour que de 93 ; tandis que le nombre de ceux employés au commerce du Brésil était de 129 à la sortie, et de 203 au retour, dont la capacité moyenne était de 350 à 400 tonneaux; soit 45,000 à 50,000 tonneaux en exportation, et 70,000à 80,000 en importation.
Comparons maintenant le commerce que faisait l'Angleterre, à la même époque, avec les principaux pays de l'Europe et avec le Brésil.
Voyez\t Tableau ci-joint.
11 résulte de ce tableau que le commerce que faisait l'Angleterre en 1835 avec le Bre'sil était à peu près d'un tiers plus fort que celui qu'il faisait avec la Russie, presque le double de celui qu'il faisait avec la France, plus que le double de celui qu'il faisait avec toute l'Afrique, et plus de cinq fois aussi grand que celui avec la Suède, la Norwége, la Prusse et le Danemarck réunis.
Quelles que puissent avoir été les fluctuations du commerce anglais avec les divers pays que nous venons de mentionner, nous croyons avoir établi d'une manière péremptoire l'importance relative de celui qu'il fait avec le Brésil, et nous pensons que ces faits méritent de fixer l'attention de tous les pays de production. Mais afin qu'on soit encore plus pénétré de cette vérité, nous allons poursuivre l'examen des relations commerciales brésiliennes.