‹ De la colonisation chez les peuples modernes (volume 2)Chapitre 2 sur 154 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

La Tunisie.

Conditions générales et origines de notre établissement en Tunisie. — L'ancienne Régence de l'Est se trouve mieux préparée que 1 Algérie à devenir une florissante colonie d'exploitation. — Différences profondes entre la Tunisie et l'Algérie.

Le traité du Bardo : son imprécision et son insuffisance. — Les diverses conventions qui ont suivi. — Les trois catégories de servitudes auxquelles la Tunisie était assujettie vis-à-vis de l'Europe collective. — La réforme financiète et la garantie de la dette tunisienne. — La réforme judiciaire. — Commencement, mais insuffisance, d'une réforme douanière. — Conception incomplète que, jusqu'en 1890, les Français se sont faite de leurs devoirs et de leurs droits à Tunis.

La colonisation française en Tunisie. — L'œuvre de la France peut être agricole, industrielle et commerciale. — Les conditions de l'agriculture de ce pays. — Les diverses catégories de productions rémunératrices. — La terre disponible n'est pas rare en Tunisie. — Les domaines des anciens favoris du Bey. — Les Habous ou biens de main-morte. — Les grands, les moyens et les petits propriétaires européens. — La main-d'œuvre agricole.

La loi foncière. — L'immatriculation. — La location perpétuelle des Habous moyennant un enzel ou rente foncière.

Essais pour attirer une nombreuse immigration de petits et de moyens colons français par l'utilisation des <« Habous » et du domaine.

Les ressources industrielles. — Les mines et les carrières.

Le protectorat : administration, justice, finances, travaux publics, instruction. — Caractères du protectorat. — Sa supériorité pour les colonies d'exploitation dans les contrées déjà un peu civilisées. — L'organisation centrale : le miûistère. — L'organisatiou locale : les contrôleurs civils et les juges de paix. — Le tribunal mixte. — Les tribunaux français. — Nécessité d'une Cour d'appel à Tunis.

Le budget. — Le régime fiscal. — Les mauvais impôts. — Les réformes. — Prudence qu'il y faut apporter. — Les forêts. — Le développement futur des ressources domaniales de toutes sortes.

Les travaux publics. — Lenteur initiale à construire des chemins de fer. —

2 DE LA COLONISATION AtJ XIXë ÈT AU XXe SIÈCLE.

Importance et exploitation peu coûteuse du réseau récent. — Ses compléments nécessaires.

L'instruction publique. — Fréquentation actuelle des écoles par les divers éléments de la population — Développements de l'instruction parmi les indigènes. — Objections faites à la propagation de notre langue parmi eux. — Portée de ces objections.

Le commerce extérieur de la Tunisie. — Son es'or depuis l'occupation française.— Caractères du régime douanier entre la France et Tunis; modifications â y apporter.— Les traités de commerce avec les autres puissances, notamment l'Angleterre et l'Italie.

La situation civile et politique des colons français et des divers éléments de la population. — Problèmes délicats quelle suscite. — Prépondérance numérique de l'élément italien. — Impossibilité de la prévenir et difficultés de la limiter. — Excès d'inquiétude quelle inspire. — Utilité des colons italiens.— Possibilité d'assimilation graduelle des Italiens par l'éducation et la langue.

Les plaintes des colons français. — Ce qu'il y a de fondé et d'exagéré dans ces griefs. — La Tunisie doit être actuellement l'analogue d'une Crown Colony. — La Conférence consultative. — Sa composition et sa transformation. — Son rôle, les limites où elle doit se tenir. — La Tunisie ne peut être administrée par les seuls représentants des colons. — Perspectives de la colonisation et de l'œuvre française en Tunisie.

Page 1