‹ De la colonisation chez les peuples modernes (volume 4)Chapitre 25 sur 69 · DE LA COLONISATION DANOISE BT SUÉDOISE · texte numérisé non relu

DE LA COLONISATION DANOISE BT SUÉDOISE

soi les grands domaines, ll;Qgérence administrative et d'une manière générale l'insécurité de la propriété. Ces caractères sont communs à toutes les colonies modernes antérieures au xix* siècle, sans exception. Si Ton retranche les colonies de l'Angleterre, on trouve un autre trait commun à toutes les colonies européennes : l'absence de libertés administratives, municipales et provinciales, la sujétion complète au gouvernement métropolitain. Contre cet état de choses, le xix* siècle devait réagir, soit en modifiant d'une manière radicale les conditions des colonies anciennes, soit en suivant dans la fondation des colonies nouvelles un plan essentiellement différent de celui qu'avaient appliqué nos pères pour la création de leurs établissements. Toutes les nations d'Europe devaient, Tune apiès l'autre, porter la main sur Tédifice savant de sacrifices et de faveurs réciproques qui constituait le pacte colonial. Dans un autre ordre d'idées et de faits, la plupart des peuples européens devaient aussi détruire cette vieille organisation intérieure sur laquelle reposait le travail et la production des colonies à sucre : l'esclavage. En troisième lieu, dans la créatien de ces magnifiques colonies de l'Australie, la Nouvelle- Zélande, l'Angleterre devait inaugurer un mode nouveau d'appropriation des terres. Enfin, quoique dans une moindre mesure, le système administratif des colonies devait recevoir un autre coup par Ja reconnaissance du droit des colons à prendre part à l'administration de leurs intérêts. Sous quelque aspect que l'on considère la conduite coloniale des principales nations au xix« siècle, on ne peut qu'adhérer à cette observation de Roscher : « Der Grundgedanke in der Oeschichte der Colonien ist der slufenweise Uebergang von Beschrœnkung 2ur Freiheit, Le point fondamental dans l'histoire des colonies, c'est leur passage progressif du régime de restriction au régime de liberté. »

habitant! par kilomètre carré. Bn ISSl, diaprés M. Bodio, l'émigration italienne a compris 135.832 individus, dont 41.607 émigraient snns esprit de retour et 94.225 représentaient l'émigration périodique et temporaire. 11 est singulièrement regrettable que les Italiens n'aient pas pris possession de la Nouvelle- Guinée, ou ils eussent fondé avec succès une Australie latine. On a trop longtemps laissé le monde entier livré aux Angio-Saxons, c'est une cause d'appauvrissement futur pour la civilisation humaine. Nous ne saurions qu'approuver, quant & nous, le grand chancelier allemand d'avoir planté le drapeau germanique sur divers points de TAfrique, notamment sur une grande partie de la côte orientale et dans la région des Grands lacs ; c'est un obstacle à ranglioisation du monde entier. Nous applaudissons aussi à rétablissement des Italiens dans les porta da Soudan égyptien. (Sote de la S* édition,)

Nous ne pouvons que confirmer les observations ci-det«sus de notre 2* et 8* édiUon. Les échecs des Italiens dans les territoires de la mer Rouge sont dus & la mégalomanie. Quant aux chiffres plus récents, relatifs à rémigration des différents pays européens, on les trouvera dans le chapitre 1*>^ de la deuxième partie da cet ouvrage, consacré à Témigration humaine {fioU de la 5* édition,)

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