CHAPITRE IV De Ift colonlBftUoB anglaise
Caractère tout particulier qu'a dès le début la colonisation anglaise. — fille ressemble, dès l'origine, & la colonisation contemporaine 86
Situation économique de TAngleterre au xvi" siècle. — Crise agricole par suite des changements de culture : substitution du pâturage au labourage. — Un curieux sermon de Tévêquc Latimer en 1548. — Peinture des différentes classes de la société sous Elisabeth 87
La colonisation anglaise est la seule qui ait eu pour première cause une crise économique intérieure. — Attrait qu'exerce la colonisation sur les grands esprits d'Angleterre. — Les doctrines coloniales sont, dès le début, beaucoup plus justes en Angleterre que partout ailleurs 90
Les trois classes de colonies anglaises: les colonies de propriétaires, les colonies à charte et les colonies de la Couronne . Trois faits caractéristiques de la colonisation anglaise au xvx« et au xvii« siècle : le gouvernement ne prend aucune part réelle à la fondation des colonies ; les colonies une fois fondées, l'ingérence de la métropole dans ces établissements est très limitée ; les citoyens anglais sont regardés comme portant avec eux les droits inaliénables dont ils jouissaient dans la. mère-patrie 93
Différences entre les trois classes de colonies: caractère aristocratique des colonies de propriétaires ; caractère démocratique des deux autres sortes de colonies.
Expéditions d'Humphrey Gilbert et de Raleigh. —Fondation de la Virginie, du Maryland, des Carolines, de la Pensylvanie. — A l'origine, les propriétaires sont des entrepreneurs de colonisation ; postérieurement, sous Jacques II, on concède des colonies à des favoris de cour. — Emancipation successive des colons dans les colonies de propriétaires 95
Les colonies à charte : elles sont fondées par les Compagnies privilégiées. ^ Les principales Compagnies privilégiées. — Comment des associations d'affaires se changent en des communautés de colons < . . 98
Institutions locales et judiciaires dont jouissent toutes ces colonies. — Constitution économique intérieure. — Pour le régime des terres, pour les lois de succession, pour la modération des impôts, les colonies anglaises l'emportent de beaucoup, dès le début, sur toutes les autres colonies européennes.. 100
Examen du régime des terres. — Communauté primitive descolona. * Absence de substitutions, de majorats et de mainmorte. — Libre trafic des terres sous le régime de la vente ou du libre soccage; en quoi consistait ce dernier mode. — Les grandes concessions de terre» à l'origine ; les dépenses faites par les <c propriétaires » et par les Gompaguies. — Le régime des terres réalise, dès l'abord, les conditions les plus favorables : la liberté, la sécurité et la perpétuité. — Comment les Compagnies furent moins nuisibles dans les colonies anglaises qu'ailleurs 101
Les lois de succession favorisent dans ces colonies l'égalité des conditions. — Le bon marché du gourernement dans les colonies anglaises. Jusqu'au conflit de la fin du xviii« siècle, la métropole n'impose aucune taxe aux colons. — Médiocrité des dépenses de Tadministration intérieure ; les causes de cette médiocrité 1(^
L*émigration pour les colonies : attrait qu'exercent les libertés religieuses. — Les indented servants et le Kidnapping. — Introduction de resclavage. ~ Résistance des législatures et des colons à la traite et à l'esdavage. — Traitement des Indiens 108
Asserrissement commercial des colonies. ^ Le système mercantile. — L*acte de navigation. —Les marchandises « énumérées » et les marchandises « non énnmérées ». — Protestations constantes des colonies contre le régime commercial imposé par la métropole 112
Fondation et développement des Antilles anglaises. — Échec de la colonisation officielle, succès de la colonisation spontanée. — Prospérité et décadence de la Barbade • 115
Altérations, dans un sens plus restrictif, de Tacte de navigation k la fin du XVII* siècle et dans le courant du xviii*. — Le pacte colonial. — InterdicUoa rigoureuse aux colonies d'avoir des manufactures. — Entraves mises au commerce international. — Faveurs et primes décernées à certains produits coloniaux. — Irritation croissante des colons. — La révolution d'Amérique est universellement prévue * 117
Absurdité démontrée du vieux système colonial.— Le commerce de l'Angleterre avec les États-Unis avant et depuis l'émancipation. ~ Persistance du système colonial aux Antilles. —Détriment qui en résulte pour ces îles. — Les circuits maritimes obligatoires 118
Influence de la colonisation anglaise sur la métropole. —Augmentation de jouissances et accroissement d'industrie ; ces deux bénéfices.sont diminués par le mauvais système colonial. — Les inconvénients du monopole pour la marine, pour le commerce intérieur * 127
De la prétendue influence de l'acte de navigation. — De la posse$tsion et de l'administration des Indes orientales par l'Angleterre 131
Les qualités et les défauts des Français en colonisation. — Les premiers essais colonisateurs de la France sous Charles V. — Les expéditions en Amérique sous François !•', sous Henri IV. —Opposition de Sully 1^
La colonisation sous Richelieu. — Les nombreuses Compagnies françaises à monopole. — Préférence invétérée des Français pour ces sortes de Compagnies. — Étendue déraisonnable des privilèges de ces Sociétés 144
Le Canada : lenteur de l'immigration; les ordres monastiques et les couvents; les institutions du moyen âge ; la propriété féodale. — Différence avec les colonies anglaises. — Absence au Canada de la liberté commerciale, des liberlés municipales et provinciales. — Dépenses extravagantes de l'administration.— Faiblesse de la population à la fin du xvii« siècle. — Brillants exploits des explorateurs laïques ou religieux. Développement du Canada depuis Law jusqu'en 1759. — Interdiction de la Nouvelle -France aux protestants français. 146
La colonisation française aux Antilles : ses débuts. — Lenteur delà colonisation sous le régime d'une Compagnie privilégiée. — Développement rapide sous le régime de liberté : rôle utile des flibustiers et des boucaniers. — Excellence de la colonisation française dans les îles; les divers éléments dont elle se compose : les cadets de noblesse, le clergé médiocrement austère mais entreprenant, les petits marchands ou les petits capitalistes, les engagés blancs. — To-
lérance religieuses aux Antilles. — Mérites des colons français. « Indépen-
^' dance relative des lies 155
Gradde prospérité des Antilles au xyiii* siècle à partir de Law. —Essor de Saint- Domingue. — Bonne administration relative des îles. — Le régime économique des tles françaises est meilleur que celui des lies anglaises 167
Infériorité de notre colonisation sur le continent, à la Guyane. — Oppression des Holiaudais. — Mauvais régime d'appropriation des terres. — Excellentes observations de Malouet. — Essai de colonisation officielle tenté par le duc de Choiseul sur les rives du Kourou. »- Création des assemblées coloniales par
Turgot et NeclLer 171
Les colonies françaises de commerce. — La Guinée, le Sénégal et Madagascar.
— Les Compagnies privilégiées dans ces régions. — Causes de Técbec à Madagascar. — La politique française aux Indes. — Causes générales de l'insuccès de la colonisation française • t.. 176