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CHAPITRE VII L'Algérie et la eolonisation française an UX« siècle

CoNSiDEBATiONS GENERALES. Origine tout exceptionnelle de notre établissement colonial en Algérie. ^ L'Algérie doit tenir une place k part dans Thistoire de la colonisation 329

L'immigration, LE PEUPLEMENT, L'ACCLiMATATiON.Obstaclesque dans les premiers temps le gouvernement oppose à rimmigration.— Infiltration lente de l'élément européen. —Appel aux agriculteurs européens vers 1840. — Alternatives de faveur et de rigueur vis-à-vis de rimmigration.—Marche ascendante de la population européenne. ^ Comparaison du peuplement de TAlgérie avec le peuplement de TAustralie. — Excédent des décès sur les naissances pendant les vingt premières années. —Depuis lors, excédent notable et continu des naissances sur les décès dans l'élément européen. — Acclimatation inégale des diverses nationalités européennes. — Proportion de ces diverses nationalités dans le nombre total des colons. — Craintes inspirées par l'afflux des Espagnols. — Les naturalisations. — Moyens de favoriser & la longue la naturalisation des Européens étrangers. — Caractère hybride de l'élément français en Algérie 333

Le REGIME DES TERRES ET LA COLONISATION. Nécessité d'avoir des idées claires sur ce que la France veut faire en Afrique. ~ L'Algérie ne peut être ni une simple colonie de peuplement comme le Canada ou rAustralie, ni une simple colonie d'exploitation comme les Iodes ou Java. — Caractère mixte que doit avoir la colonisation algérienne. — Situation défavorable de l'Algérie pour le régime des terres. — La propriété indivise des Arabes. — Le domaine du dey. — Les concessious de terres et les obligations qu'elles entraînaient primitivement. — Améliorations apportées à ce régime. — Essai en 1856 et on 1860 de la méthode de vente des terres suivant les procédés australiens. -^ La po-

858 TABLE DBS MATIÈRES.

pulation a<?ricole européenne en 1864. Perfectionnements apportés en IRf^l an régime des concessions gratuites. — Les deux méthodes simultanées par leî^quelles procède la colonisation territoriale : les concessions et les achats de terres aux Arabes. — Le système de colonisation par centres ou villages. Etroitesse de la zone de colonisation. — Rappel en 1855 des colons établis dans des localités excentriques 357

Pénurie du domaine. — L'insurrection de 1871 accroîtrétendue du domaine au moment où il était presque épuisé. — Les colons alsaciens-lorrains.— Caractère artificiel de cette colonisation.— Etendue des concessions de terres depuis 1870 — Projet de loi relatif à l'expropriation de 3 ou 400,000 hectares de torresappartenant aux Indigènes. — Critiques adressées à ce projet de loi.— Le gouvernement ne doit pas exproprier les petits propriétaires indigènes.— Comment la colonisation agricole peut se développer. — La colonisation agricole spontanée et indépendante égale déj& la colonisation agricole officielle.— Nombre des colons ruraux en Algérie. — La production agricole chez les Européens et chez les indigènes. — L.i viticulture. — La race arabe ne doit pas être dépossédée. — Dans peu d'années, la colonisation officielle n'aura plus deraiton d'être. •* La loi de 1872 sur la constitution de la propriété privée.— Lenteur des premiers résultats. — Etat actuel des travaux. —Achats considérables de terres faits à l'amiable par les Européens aux Arabes. — Importanee du domaine public actuel. — Succès de la vente aux enchères d'une petite partie do ce domaine depuis 1885 96S

Le &OLE DB l'administration en AlqUrib. Le rôle de radministretion est immense dans les colonies nouvelles, il est néanmoins compatible avec les libertés des colons. —L'administration doit se restreindre aux grands serviees d'intérêt collectif. — Les dépenses préparatoires et les dépenses conservatoires. — L'administration des forêts. — Les puits artésiens. — Le service topo;.raphique 386

Le régime commercial et le régime financier. Régime relativement libérai de 1851, — Le développement du commerce extérieur algérien de 1850àl{?(>l et de 1864 à 18^8. — Le mouvement de la navigation. — Le produit de la douane. — L'octroi de mer; caractère de cet impôt.— De l'établissement de Tioapôt foncier.— Des inconvénients particaliers de hauts droite d'eare^iBtrement dans une colonie.— Le budget colonial de T Algérie. — Les budgets défiortementaux et communaux. — Les impôts arabes. — La part de dépense qui inoomhe à la métropole. — Le crédit en Algérie.-^Le fléau de rusure.^Le Banque d'Algérie et ses succursales.— Taux excessif auquel onansaiiHeau pendant longtemps l'intérêt légal en Algérie : abaissement de ee taux en 1^1. — l^^ institutions de crédit particulières créées avec ou sansie c-oneoars de l'Etat. — Rôle de ces sociétés 393

De la politique a suivre vis- a- vis des indigènes. Situation sans précédeotde notre colonie algérienne. — Les trois politiques que l'on peist suivre k l'égard des indigènes : le refoulement, le fusionnement, l'abstention. — Dangers de la première et de la dernière; nécessité de l'intermédiaire. — Oedliacions de notre politique d ce sujet *15

Des obstacles à la fiision de Télément indigène et de l'élénent européen. — Ces obstacles ne sont pas insurmontables avec le temps et la persévérance. — Les différents éléments de la population indigène. — La féodalité arabe est liée à la propriété collective. — De la désagrégation de la tribu. — Répaitition du territoire des tribus entre les douars. — Du passage de la propriété du douar à la propriété individuelle. —De l'institution delà polygamie.— Raisons d'être de la polygamie chez les Arabes. — La division du travail et le développement des échanges devi'ont singulièrement restreindre la polygamie IH

De l'instructioDi chez les indigènes. — Efforts modiques faits avant 1870: les écoles arabes franc aises d'alors . — Les collèges arabes français d'Alger et de Constantine.— De'puis 1870, réaction contre l'enseignement des indigènes.— Préjugés des colons. ^ Suppression des collèges arabes-tràuçais. ^ Petit nombre

dcfl écoleft arabes-françaîscB. — ChîffVe infime doflîndii^Anes qui reçoivent do l'instruction. — Dotation mesquine de ce service dans le budget colonial et dans les budgets locaux 425

La justice chez les indigènes. — Les procès portés librement par les Indigènes devant nos tribunaux. — Nombre et situation descadis; ils ignorent presque tous la langue frauçalse. — Décret de 1886 sur la Justice musulmane. — Recours fréquents des musulmans aux notaires français. — Organisation vi* cieuse de la Justice criminelle h l'égard des indigènes 433

Le régime poLrriQUB de l*Alobrik. Phases diverses par lesquelles ont passé les institutions algériennes. ^ Alternatives de régime libéral et de régime restrictif. ^ Division de TAlgérie en torritoire civil et em territoire militaire.

— Etendue et population de chacune de ces deux régions. — Raisons d*Ôtre de cette division 43S

Organisation municipale : les communes de plein exercice, les communes mixtes et les communes indigènes. — Difficultés spéciales de la vie municipale algérienne. — Les électeurs indigènes et les anciens électeurs européens non français 442

Des droits des indigènes. — Les assesseurs musulmans dans les conseils généraux. •* De la représentation des indigènes dans le paflemeùt métropolitain 444

L'Algérie doit être régie par des lois, non par des décrets ou des arrêtés. -» La politique de Tassimilation et la politique de l'autonomie. -^ De la création en Algérie d'un personnel administratif spécial & l'abri des fluctuations politiques 449

Les travaux publics, leur importance, la direction a leur donever. Etendue des routes en Algérie. — Les chemins. — Les dépenses pour ti'avanx divers.

— Les chemins de fer. — De la productivité des chemins de fer algériens.

— Les travaux projetés. — De la nécessité de faire des lignes perpendiculaires ft la mer et de les pousser jusqu'à l'Extrême sud. -^ De Texploitation du désert.

— Les chemins de fer doivent être construits en Algérie & beaucoup moins de frais et beaucoup plus rapidement qu'en France 452

RisuMB DE la situation en Alôérib. Espérances légitimes qu'elle suscite. — L'Algérie doit être pour nous une base d'opération sur le continent africain.

— Des expéditions dans les oasis.— Tort de les avoir suspendues depuis 1873.

— Utilité de soumettre le Soudan à notre influence 460

Le récent partage de l'Afrique orientale entre l'Angleterre et TAllemagne, avec

l'abandon de quelques amorces à l'Italie, doit nous inciter & pousser rapidement dans le désert et à étendre notre influence sur tout le Soudan central

entre le Niger et le lac Tchad 462

Les Touareg. ~ Le Transsaharien.— Le temps déjà perdu. — Nécessité de décisions promptes.— La France ne doit pas avoir en Afrique que des colonies côtières.— Elle a droit i VHinterlandovL « arrière-pays ».— Le traité de délimitatioa en i890eotrela France et rAogleterre . . . . • 463

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