LES MISSIONNAIRES ONT FONDÉ DAKAR
C’est peut-être ici le lieu de rappeler que les missionnares du Saint-Esprit ont fondé Dakar en s’y établissant
les premiers, en l’année 1845. Dakar est appelé à un
grand avenir. C’est le seul point de relâche possible de toute la côte occidentale d'Afrique. IL offre du cap Manuel à la pointe de Bel-Air une large baie où peuvent venir s’abriter les vaisseaux du plus fort tonnage et il a été choisi comme escale des plus grands navires qui vont dans l’Amérique du Sud.
Quand on aura agrandi Dakar qui est d’ailleurs en voie de prospérité, quand on y aura construit des quais et des bassins de radoub et des dépôts de charbon, 1l deviendra le premier port de l'Afrique. Sa position stratégique le rend imprenable. Or, Dakar n’était, au moment de l’arrivée des missionnaires, qu'un amas de cases et de broussailles où la France ne possédait pas un pouce de terrain. Le père Warlopp, ancien ingénieur devenu missionnaire, fut le premier qui construisit une maison de pierre à Dakar. Quelques navires commencèrent dès lors à mouiller dans sa rade, mais jusqu’en 1858, ils durent payer tribut au roi du pays. Enfin, en 1863, grâce à l'impulsion et au concours intelligent de MM. Jauréguiberry, Faidherbe
CT
et Pinet-Laprade, on commença les travaux sérieux du port.
Dakar est aujourd’hui une ville où s'élèvent de nombreux comptoirs de commerce, des édifices administra-
üfs, des casernes, et qui est reliée depuis 1885 à Saint-
Louis par une voie ferrée.
L'église et la mission se dressent sur le coteau et disparaissent aujourd’aui derrière les maisons blanches qui étaient venues se grouper autour d'elles.
Nul de ceux qui abordent à Dakar ne sait que la Mission à été le noyau de cette future grande ville, et comment le saurait-1l d’ailleurs? Quel est celui qui a mentionné que les missionnaires avaient fondé Dakar? Personne que je sache, et voilà pourquoi jeme suis permis de faire une digression pour le rappeler.
Pendant douze aus, les pères du Saint-Esprit continuèrent à y exercer leur apostolat; mais, en 1861, le gouverneur Faidherbe fut rappelé en France et son départ causa un grand émoi parmi les chefs mdigènes. Le général de glorieuse mémoire avait un ascendant remarquable sur les noirs qui conservent encore pour lui une sorte de culte et de craintive admiration.
Ce fut une levée de boucliers. Le Cayor se souleva à la voix de Lat-Dior et le pays resta dans l'anarchie Jjusqu’au retour de M. Faidherbe en 1863.
La rentrée du gouverneur amena la pacrfication du Sénégal. Le Sine n’osa plus bouger et MS Kobès crut l’occasion favorable de reprendre ses premiers projets de culture à N’Gazobil.
MOUSE ; É 1e L'LRSSS