‹ De la connaissance de Dieu et de soi-mêmeChapitre 124 sur 207 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

que font les inSnitifs aimer, hatr, échauffer, être aimé, être haïy être échauffé ; ou définiment et par rapport aux personnes et aux temps, comme f aimais^ j'ai aimé, f aimerai, vous aimiez^ vous avez aimé, etc.

En logique, les pronoms sont compris sous les noms ; et les participes en partie sous les noms, et en partie sous les verbes ; les autres parties de Toraison n*y sont guère considérées.

PROPRiéTÉS DBB TBRIIRS.

I. Les termes signifient immédiatement les idées, et médiatementles choses mômes.

II. Le terme naturellement est séparable de l'idée, mais Thabitude fait qu*on ne les sépare presque jamais.

III. La liaison des termes avec les idées, fait qu*on ne les considère que comme un seul tout dans le discours ; ridée est considérée comme TÂme, et le terme comme le corps.

IV. Les termes, dans le discours, sont supposés pour les choses mômes ; et ce qu'on dit des termes, on le dit des choses.

V. Le terme négatif présuppose toujours quelque chose de positif dans Tidée : car toute idée est positive. Le mot d'ingrat présuppose qu'on n*a point de reconnaissance, et qu'il y a un bienfait oublié, ou méconnu. Le mot d'incurable présuppose un empêchement invincible à la santé.

VI. Les termes précis ou abstraits s'excluent l'un l'autre. L'humanité n'est pas la science ; la santé n'est pas la géométrie.

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