‹ De la connaissance de Dieu et de soi-mêmeChapitre 19 sur 207 · LES PARTIES QUI REQNENT PAR TOUT LE OOEPS ET PREMIEREMENT LES OS · texte numérisé non relu

LES PARTIES QUI REQNENT PAR TOUT LE OOEPS ET PREMIEREMENT LES OS

Outre ces parties qui ont leur région séparée, il y en a d'autres qui s'étendent et régnent par tout le corps, comme sont les os, les artères, les veines et les nerfs.

Les os sont d'une substance sèche et dure, incapable de se courber, et qui peut être cassée plutôt que fléchie. Mais quand ils sont cassés, ils peuvent ôtre facilement remis, et la nature y jette une glaire, comme une espèce de soudure, qui fait qu'ils se reprennent plus solidement que jamais. Ce qu'il y a de plus remarquable dans les os, c'est leurs jointures, leurs ligaments, et les divers emboîtements des uns dans les autres, par le moyen desquels ils jouent et se meuvent.

Les emboîtements les plus remarquables sont ceux de l'épine du dos, qui règne depuis le chignon du cou jusqu'au croupion. C'est un composé de petits os en forme d'anneaux enlacés merveilleusement les uns dans les autres, et ouverts au milieu pour donner entrée aux vaisseaux qui doivent y avoir leur passage. Il a fallu faire Tépine du dos de plusieurs pièces, afin qu'on pût courber et dresser le corps, qui serait trop raide si l'épine était d'un seul os.

Le propre des os est de tenir le corps en état, et de lui servir d'appui. Ils font, dans le corps humain, ce que font les pièces de bois dans un bfttimentde plâtre.

Sans les os, tout le corps s^abattrait, et on verrait tomber par pièces toutes les parties. Ils en renferment les unes, comme le cr&ne, c*est-à-dire Tos de la tète, renferme le cerveau ; et les côtes, le poumon et le cœur. Us en soutiennent les autres, comme les os des bras et des cuisses soutiennent les chairs qui y sont attachées.

Le cerveau est contenu dans un seul os. Mais s'il en eût été de môme du poumon, cet os aurait été trop grand, par conséquent ou trop fragile ou trop solide pour se remuer au mouvement des muscles qui doivent dilater ou resserrer la poitrine. C'est pourquoi il a fallu faire ce coSre de la poitrine, de plusieurs pièces qu'on appelle côtes. Elles tiennent ensemble par les peaux qui leur sont communes, et sont plus pliantes que les autres os, pour être capables d*obéir aux mouvements que leurs muscles leur devaient donner.

Le crftne a beaucoup de choses qui lui sont particulières. Il a en haut ses sutures, où il est un peu entr'ouvert, pour laisser évaporer les fumées du cerveau, et servir à l'insertion de Tune de ses enveloppes, c'està-dire de la dure-mère. Il a aussi ses deux tables, étant composé de deux couches d'os posées Tune sur l'autre avec un artifice admirable, entre lesquelles s'insinuent les artères et les veines qui leur portent leur nourriture.

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