‹ De la connaissance de Dieu et de soi-mêmeChapitre 64 sur 207 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

Un mdme objet considéré diversement se multiplie en quelque foçon,

et multiplie les idées.

Selon ces divers rapports, l'objet est considéré comme différent de lui-même, en tant qu'il est regardé

322 LA LOGIQUB.

SOUS des raisons différentes. Il est, en ce sens, multiplié ; et il faut, par conséquent, selon ce qui a été dit, que les idées se multiplient. Par exemple, un même corps considéré comme long et un autre objet que ce même corps considéré comme long et large ; et c*est ce qui donne lieu à Tidée de ligne et à celle de super- Qcie.

On peut considérer à part les propriétés de la ligne ; et cela, c'est considérer ce qui convient au corps en tant qu'il est long ; comme de faire des angles de différente nature, à quoi la largeur ne fait rien du tout S et ainsi des autres.

Regarderie corps en cette sorte, c'est le regarder sous une autre idée que lorsqu'on le regarde sous le nom et sous la raison de superficie ou que, lorsqif en réunissant les trois dimensions, on le regarde sous la pleine raison de corps solide.

Ainsi, à mesure que les objets peuvent être considérés, en quelque façon que ce soit, comme différents d'eux-mêmes, les idées qui les représentent sont multipliées, afin que l'objet soit vu par tous les endroits qu'il le peut ôtre.

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