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CHAPITRE XXVIII

Les idées qui représentent plusieurs objets sous une même raison

sont universelles.

Venons maintenant aux idées qui représentent plusieurs objets sous une môme raison.

Cette propriété des idées s'appelle Yuniversalité ^ parce que dès que les idées conviennent parfaitement à plusieurs choses, par exemple, être cercle, à tous les cercles particuliers ; être homme, à Pierre et à Jean, et à tous les autres individus de la nature humaine, dès là elles sont naturelles.

Il n'y a rien ici de particulier à remarquer, si ce n'est peut-être que ces idées universelles qui conviennent à plusieurs choses, leur conviennent également : par exemple, la raison de cercle convient également au plus grand comme au plus petit cercle ; être honmie convient également au plus sage et au plus fou, sans qu'on puisse jamais dire, en parlant proprement et correctement, qu'un cercle soit plus cercle, un homme plus homme qu'un autre.

De là est né cet axiome de l'École : que les essences ou tes raisons propres des choses sont indivisibles, c'est-àdire qu'on n'en a rien, ou qu'on les a dans toute leur intégrité. Car ce qui n'est point tout à fait cercle ne l'est point du tout, et ainsi du reste.

UVKK I. 335

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