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e»l lepjlort, nui n'a de compmble ivfc r^piglriUe que \ti
-». U carité crinieuue est
prennent leur dernière forme * ; et secondement, que les nerfs, par où s'en fait la conduite, ont leur origine dans le cerveau comme les autres.
Il ne faut donc point douter que la direction des esprits, et par là tout le mouvement progressif, n'ait sa cause dans le cerveau. Et en effet, il est constant que le cerveau est directement attaqué dans les maladies où le corps est entrepris, telles que sont Tapoplexie et la paralysie ; et dans celles qui causent ces mouvements irréguliers qu'on appelle convulsions.
Comme l'action des objets sur les organes des sens, et l'impression qu'ils font, devait être continuée jusqu'au cerveau, il a fallu que la substance en fût tout ensemble assez molle pour recevoir les impressions et assez ferme pour les conserver. Et en effet, elle a tout ensemble ces deux qualités.
Le cerveau a divers sinus et an fractuo sites ; outre cela, diverses cavités, qu'on appelle ventricules, choses que les médecins et anatomistes démontrent plus aisément qu'ils n'en expliquent les usages.
Il est divisé en grand et petit, appelé aussi cervelet. Le premier vers la partie antérieure, et l'autre vers la partie postérieure de la tête,
La communication de ces deux parties du cerveau est visible par leur structure; mais les dernières observations semblent faire voir que la partie antérieure du cerveau est destinée aux opérations des sens; c'est aussi là que se trouvent les nerfs qui servent à la vue, à l'ouïe, au goût et à l'odorat : au lieu que du cervelet naissent les nerfs qui servent au toucher et aux mouvements, principalement à celui du cœur ^. Aussi les blessures et les autres
4, Cette théorie a été corn-
battue plus haut, p. 68, note 2.
^. L origine attribuée ici aax
jrer/s du toucher, des mouve-
ments et principalement de ceux du cœur, n*n pas été confirmée par les reclierchfjs des physiologistes modernes.
ep
maux qni attaquent cette partie sont-iU plus mortels, parce qu'ûs vont directement au principe de la vie.
Le cerTeau, dans toute sa masse, est enveloppé de deux tuniques déliées et transpareatcs , dont l'une, appelée pie-mére, est l'envelopiie immédiate qui s'insinue aussi dans tous les détours du cerveau , et l'autre est nommée dure-mère , à cituse de la fermeté de sa consistance*.
La dure-mère, par les artères dont elle est remplie, est en battement continuel, et bat aussi sans cesse le cerveau, dont les parties étant fort pressées, il s'ensuit que le sang et les esprits qui y sont contenus sont aussi fort jiressés et fort battus : ce qui est une des causes dç l'agitation et aussi du raffinement des esprits.
C'est ce battement de la dure-mère, qu'on ressent si fort dans les maux de tête, et qui cause des douleurs si violentes.
• L' artifice de la nature est inexplicable , à faire que le cerveau reçoive tant d'impressions, sans en être ti-op ébranlé. La disposition de cette partie y contribue, parce que par sa mollesse il ralentit le coup, et s'en laisse imprimer fort doucement.
La délicatesse estrème des organes des sens aide aussi à produire un si bon effet, parce qu'ils ne pèsent pomt sur le cerveau, et y font une impression fort tendre et fort douce.
Cela veut dire que le cerveau n'en est point Wessé. Car, au reste, cette impression ne laisse pas d'être forte à sa manière, et de causer des mouvements assez grands , mab tellement proportionnés à la nature du cerveau, qu'il n'en est point olfensc.
membrano Im-lénue, l'ara- 1 fi"'', par Im lnUemîii*» ieV clinoiiU, îolemiédlairB i la pie. | dutî-mère , vujei 4e oomitaï mère ef » h Jure-mère. QririDt | la page OB, note 1.
7B CHAprmE n.
Ge serait ici le lieu de considérer les parties qui composent l'oeil, ses pellicules, appelées tuniques; ses humeurs de différente nature, par lesquelles se font diverses réfractions des rayons ; les muscles qui tournent l'œil, et le présentent diversement aux objets comme un miroir; les nerfs optiques, qui se terminent en cette membrane déliée qu'on nomme rétine, qui est tendue sur le fond de l'œil, comme un velouté délicat et mince, et qui embrasse la partie de Tœil qu'on nomme le cristallin, à cause qu elle ressemble à «n beau cristal^
Il faudrait aussi remarquer la construction tant extérieure qu'intérieure de T oreille, et entre autres choses, le petit tambour appelé tympan^ c'est-à-dire cette pellicule si mince et si bien tendue, qui, par un petit marieau d'une fabrique extraordinairement déHcate^, reçoit le battement de l'air, et le fait passer par ses nerfe jusqu'au dedans du cerveau. Mais cette description , aussi bien que celle des autres organes des sens, serait trop longue, et n'est pas né- -cessaire pour notre sujet'.
Vil. Les parties qai régnent par tout le corps, et premièrement les os.
Outre ces parties, qui ont leur région séparée, il y en a d'autres qui s'étendent et régnent par tout le corps, comme sont les os, les artères, les veiiies tX les nerfs.
Les os sont d'une subslasnce sèche et dure, incapable de se courber, et qui peut être cassée plutôt
I. La rétine est séparée du cristallin par Vhumeur vitrée sur laquelle elle est exactement appliquée.
9, La membrane du tympan n'est- pat en contact seulement treeojip^fitiiiafteau, mnsaivec \ «wan» de'çV'jsvc^^.
une cbatne d^osselets. En outre, elle ne reçoit pas de ces ossriels les vibrations de Tair, mais elle les leur transmet et ceux-ci les transmettent à Poreille iotema.
S« Nous renvoyons aussi ■■>
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que fléchie. Mais quand ils sont casses, îh peuvent être facilement remis, et la nature y jette une glaire, comme une espèce de soudure, qui fait qu'ils se reprennent plus solidemcut qite jamais. Ce qu'il y a de plus remarquable dans les os, c'est leurs jointures, leurs ligaments, et les divers emboitements des uns dons les autres, par le moyen desquels ils jouent et se jneuTent.
Les emboîtements les plus, remarquables sont ceux de l'épine du dns, qui règne depuis le cliignon du cou Jusqu'au croupion. Cest un composé de petits os en forme d'anneaux enlacés merveïlleusemeni les uns dans les autres, et ouverts au raitieu . pour donner entrée aux vaisseaux qui doivent y avoir leur passage'. Il a fallu faire l'épine du dos lîe plusieurs pièces, afin qu'on pût courber et dresser le corps, qui serait trop roide ai l'épine était d'un seul os.
Le propre des os est de tenir le corps en état, et de lui servir d'appui. Ils font, dans le corps humain, ce que font les pièces île bois dans un bàliment de plâtre. Sans les os, tout le corps s'abattrait, et on verrait trmjber par pièces toutes les parties. Ils en renferment les unes, comme le crâne, c'est-à-dire l'os de la tète, renferme le cerveau; et les côtes, le poumon et le cccur. Ils en soutiennent les autres, comme les os des bras et des cuisses soutiennent les chairs qui y sont attachées.
Le cerveau est contenu dans un seul os*. Mais
s'il en eût été de même du poumon, cet os aurait été trop grand, par conséquent ou trop fragile ou trop solide pour se remuer au mouvement des muscles qui devaient dilater ou resserrer la poitrine. C'est pourquoi il a fallu faire ce cofî're de la poitrine, de plusieurs pièces qu'on appelle côtes. Elles tiennent ensemble par les peaux qui leur sont communes, et sont plus pliantes que les autres os, pour être capables d'obéir aux mouvements que leurs muscles leur devaient donnei*.
Le crâne a beaucoup de choses qui lui sont particulières. Il a en haut ses sutures, où il est un peu entr'ouvert , pour laisser évaporer les fumées du * cerveau, et servir à l'insertion de l'une de ses enveloppes, c'est-à-dire de la dure-m^e*. II a aussi ses deux tables, étant composé de deux couches d'os posées l'une sur l'autre avec un artifice admirable, entre lesquelles s'insinuent les artères et les veines qui leur portent leur nourriture.
y III. Les artères y les veines et les nerfs.
Les artères, les veines et les nerfs sont joints ensemble, et se répandent par tout le corps jusqu'aux moindres parties.
Les artères et les veines sont des vaisseaux qui portent par tout le corps, pour en nourrir toutes les parties, cette liqueur qu'on appelle sang; de sorte qu'elles-mêmes, pour être nourries, sont pleines d'autres petites artères et d'autres petites veines, et celleslà d'autres encore, jusqu'au terme que Dieu seul peut savoir. Et toutes ces veines et ses artères composent
deut, il est vrai, à se souder, mais leur fusion ae devient complète que dans l'extrême vieillesse.
I. Les sutures du crâne ne sont pas entr'ouvertes et ne > servent point proprement à ^ l'insertion de la dure-mère.
avec les nerfs, qu [ de lu même aorte,
im tissu yrairoent nimttable.
Il y a, auit ex m d ères et des veines,
de secrètes commui n où le sang passe
continuellemeot du do autres'.
Les artères le do oeur, et les veines l'y
reportent. Ceat po q , it rture des artères,
et à l'embouchure des veines du cote du cceur il i ;i des valvules, ou soupapes (jui ne s nu\rent qu en un sens, et qui, selon le sens dont elks sont touinées, donnent le passage et emi)ei.hent le retour Celles des artères se trouvent dis[tosees de soi le qu'elles peuvent i-ecevoir le sang en sortant du cœur; et celles des veines, au (.ontriu-e de sorte qu'elles ne jjeuveut le rendre Et il > a pur intLr valles, le long des artères et des veines des vahu les de même nature, qui oe permi.ttcut pis au sang une fois passé, de remonta* au heu d ou il est venu , tellement qu'il est forcé, par le nouveau sang qui survient sans cesse, d'aller toujours en avant, et de rouler snos iiu pur tout le corps.
Mais ce qui aide le plus à cette circulation, c'est que les artères ont un battement continuel, semblable à celui du cteur, et qui le suit : c'est ce qui s'appelle le ponU.
Et il est aisé d'entendre que les artères doivent s'enfler au battement du creur, qui Jette du sang dedans; mais, outre cela, on a remarquéque, par leur comp)sition, elles ont, comme le cceur, un battement qui leur est propre.
On peut entendre ce biittement, ou en supposant que leurs fibres, une fois eollées par le sang que le
t. Oa uit Bujaurd'liui que ■ cilindi les ptui ténues de c« le* eilrémllés arléHElles s'a- dcm ordres de iiisseam, c~»I^^ boothent direcloiiienl, mas à-diteUscamUuîrE&.ne ^"ïwaïV
cœur y jette, font sur elles-mêmes ime espèce de ressort, ou qu'elles sont tourne'es de sorte qu'elles se remuent comme h cœur même, à la manière des muscles.
Quoi qu'il en soit, l'artère peut être considérée comme im cœur répandu partout, pour battre le sang et le pousser en avant; et comme un ressort, ou un muscle monté, pour ainsi parler, sur le mouvement du cœur, et qui doit battre en même cadence.
Il paraît donc, que par la structure et le battement de l'artère, le sang doit toujours avancer dans ce vaisseau; et d'ailleurs F artère battant sans relâche sur la veine qui lui est conjointe, y doit faire le même effet que sur elle-même, quoique non de même force, c'est-à-dire qu'elle y doit battre le sang et le pousser continuellement de valvule en valvule, sans le laisser reposer un seul moment.
Et par là il a fallu que l'artère, qui devait avoir un battement si continuel et si ferme, fût d'une consistance plus solide et plus dure que la veine; joint que l'artère, qui reçoit le sang comme il vient du cœur, c'est-à-dire plus éohauSe et plus vif, a dû encore, pour cette raison, être d'une structure plus forte, pour empêcher que cette liqueur n'échappât en abondance par son extrême subtilité, et ne rompît ses vaisseaux, à la manière d'un vin fumeux*.
Il n'est pas poss^)le de s'empêcher d'admirer ht sagesse de la nature, qui ici, comme partout ailleurs, forme les parties de la manière cju'il fajit,^ Sour les effets auxquels on les voit mamfestement estinëes.
Il y a deux artères et deux principales veines, d'ou
4 . Le sang artévicl n*est réel- i sabtiiité n'est qa*uiie hypoUièse
JeflMDt plas chaud que le sang 1 superflue pour expliquer la r6>
rjeiaeax que dan* quelques ré- I sistance dont les artères sont
^»oat du corps. Son extrême I àou»e&«
oabaeat toutes les autres. I-a plus grande arlèi'e s'appelle l'aorte; la plus gi'anJe veijie s'appelle l:i feiiie-cai-e'. La petite artère, crue aolfefois veine^ s'ap^ielle eocore mainteuaut vcioe-urterteuse ', comme la plus petite veine, crue autreiols arU-U'e, s'appelle artère veineuse '.
A chaque cûtc du cœur il y a une veine et une artère- La veiDe-cave est au cû.lê droJt, où elle vide, diius la cavité du même cûté, le sang qui est reçu dans la plus petite artère. L'uorte, ou la grande artère, e.st au cOlé gauche, où. elle reçoit le sang, qui est verse par la plus petite veïae.
Les veioes et les artères ont leur bouche large dis cillé du cœur, d'où elles s'étendent en diverses branches, qui à force de se partager devieiment imperccjttibles.
L'aorte et la veine-eave \onl jjar tout le corps, excepté le poumon, où la plus petite artère et la plus, petite veine, à mesure qu'elles s'éloignent du cœw, se réi>aiiiknl et se perdent ea nulle petits ra-
Immediatement en sortant du cceur, l'aorlâ et la grande veine envoient une de leurs brandies dans le cerceau ; et c'est par là que s'j fait oe trajispoi't soudain des esprits, dont il a été parlé.
Les nerfs sont caaaae de petites cordes , ou pli:~ tôt coanne de petits filets, qiû commencent par le cerveau', et s'eteudeEt par' tout le corps jusqu'uuic
Piirtout (»î il y a des laeat; et partout où il y
tris, H y a quelque
s y reii-
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i. Oufiiir la mQeUËè^wt:^?-.,
contre des nerfs : ce qui fait regarder les nerfs comme le propre organe des sens.
Les nerfs sont creux au dedans, en forme de petits tuyaux; et nous avons déjà vu, que c'est par eux que se fait la conduite des esprits par tout le corps.
Leur cavité est remplie d'une certaine moelle , qu'on dit être de même nature que le cerveau, et à ti'avers de laquelle les esprits peuvent aisément continuer leurs cours à cause qu'elle est rare et poreuse.
Par là se voient deux usages principaux des nerfs. Ils sont premièrement les organes propres du sentiment. C'est pourquoi, à chaque partie qui est le siège de quelqu'un des sens, il y a des nerfs destinés pour servir au sentiment : par exemple, il y a aux yeux les nerfs optiques, les auditifs aux oreilles, les olfiictifs aux narines, et les gustatifs à la langue. Ces nerfs servent aux sens situés dans ces parties; et comme le toucher se trouve par tout le corps, il y a aussi des nerfs répandus par tout le corps.
Ceux qui vont ainsi j)ar tout le corps, en sbrtant du cerveau, passent le long de l'épine du dos*, d'où ils se partagent et s'étendent dans toutes les parties.
Le second usage des nerfs n'est guère moins important*. C'est de j^orter par tout le corps les esprit; qui font agir les muscles, ,et causent tous les mou vements.
Ces mêmes nerfs répandus partout, qui servent» toucher, servent aussi à cette conduite des esjHTî dans tous les muscles. Mais les nerfs, que nous avo considérés comme les propres organes des qua autres sens, n'ont point cet usage.
V. CVst la moelle cpinière, | mes, qui passe dans le < or/f^ine d^un erand nombre de l vertébral.
nrr/s, et non les nerfs eux-mè- \ l,C«X\x%ïv^<tT!L«î.\.\ittT^
Et il est à remarquer que tes nerfs qui servent au toucher se trouvent même dans les parties qui servent aux autres sens , dont la raison est que ces parties-là ont avec leur sentiment propre celui du touchei". Les yeux, les oreilles, lesitariaes et la langue peuvent recevoir des impressions qui ne dépendent que du touclier seul, et d'où naissent des douleurs auxquelles ni les couleurs, ni les sons, ni les odeurs, ni le goût n'ont aucune part.
Ces parties ont uussi des mouvements qui demandent d'autres nerfs que ceux qui servent immédiatement à leurs sensations particulières. Par exemple, les mouvements des yeux qui se loumeal de t:int de cAtés, et ceux de la langue qui paraissent ai divers dans la parole, ne- dépendent en aucune sorte des nerfs qui servent au goût et à la vue. Et aussi y en trouve-t-on beaucoup d'autres ; par exempile, dans les yeux, les nerfs moteurs, et les autres que démontre l'anatomie
Les parties que nous venons de décrire ont toutes, ou presque toutes, de petits passages qu'on appelle pores, par où s'échappent et s'évapoi'ent les matières les plus légères et les plus subtiles, par un mouvement qu'on appelle transpiration.