‹ De la connexion des sciences physiques, ou Expose simple et rapide de tous les principaux phenomenes astronomiques, physiques, chimiques, geologiques et meteorologiques accompagne des decouvertes et experiences le plus remarquables des savans modernes, tant francais qu'etrangersChapitre 3 sur 112 · DÉDICACE · texte numérisé non relu

DÉDICACE

D’un autre côté, si j’ai continué une tâche qui bientôt me parut au-dessus de mes foreés , u’esl-ce point

à vous encore, à vos généreux conseils, que j’en suis

redevable ? En vous priant donc de daigner agréer ce faible témoignage de ma gratitude sincère , jg #e lais que vous rendre ce qui de droit vous appartient.

Puissent les efforts à l’aide desquels j’ai essayé de retracer dans ma propre langue la belle et noble production d’une femme que ses talents placent d’une manière si remarquable au-dessus de son sexe, et

dont la juste célébrité honore l’Angleterre , être de

quelque utilité à mes compatriotes ! Puisse cette traduction leur inspirer un peu de l’intérêt que m’a fait

éprouver la lecture du livre auquel je dois le bien- . • , ■ * . • veillant encouragement d’un homme dont le savoir

et le genie excitent l’admiration du monde savant,

comme son noble caractère et ses vertus civiques

excitent l’amour et le respect des hommes libres de

toutes les nations , et rien ne manquera à la douce

satisfaction que m’aura procurée une tâche accom-

plie sous d’aussi favorables auspices.

T. Meulien.

PKÉFACE DU TBADUGTEUK.

The Connexion ofthe physical sciences, dont j’offre au-

jourd’hui la traduction au public, est tout à la fois un œuvre d’une haute portée, et une de ces* conceptions heureuses auxquelles seuls peuvent donner naissance

les êtres qui, tout en possédant le don si précieux et si rare d’analyser en peu de lignes des ouvrages dont la longueur décourage souvent le lecteur, sont doués en môme temps d’une immense variété de connaissancès. Tel est l’auteur, madame Mary Somer ville, qui, dans un cadre resserré, a su présenter avec autant d’esprit que de talent les rapports qui unissent

entre elles toutes les branches diverses de la philoso-

phie naturelle. - . ■

Au premier aspect , isolées , ou tout au moins, pla-

xii préface;

cées entre elles, pour la plupart, à d’énormes distan-

ces, les sciences physiques acquièrent peu à peu sous la plume élégante et hardie de madame Sonaer ville, un rapprochement, une parenté, un enchaînement, qu’on était loin de soupçonner d’abord ; et qui , tout en amenant le lecteur à la considération des lois hnmuahles qui règlent, et notre globe, et le système auquel il appartient , et tous les univers qui peuplent le ciel sans limites, remplissent son cœur d’amour et d’admiration pour le Grand Être qui, avec des moyens si uniformes et si simples, a su produire des œuvres si diverses et si compliquées.

Dédié à la reine d’Angleterre , the Connexion of the physical sciences devait être digne d’un tel patronage : ce qui prouve qu’il l’était en effet, c’est la manière dont Sa Majesté s’est plue à reconnaître le mérite du livre dont elle avaiL accueilli l’hommage.

D’un autre côté, deux éditions épuisées en même temps qu’elles ont paru , et une troisième sur le point de l’être encore, doivent, en attestant que ce livre a obtenu autant de succès à la ville qu’à la cour, lui assigner un des rangs les plus distingués parmi les ouvrages scientifiques nouveaux.

A peine en eus-je parcouru les éléganies pages, q< e je conçus la pensée de reproduire en français , non les beautés du style tout à la fois gracieux et élevé de madame Somerville, mais le sens exact d’un onvrage qui me paraissait réunir au ant d’utilité que

Pnép.vcE.

xnr

d'intérêt. Cette tâche, toutefois, ne laissait pas d’offrir encore de grandes difficultés; et j’avoue que peutêtre je l’aurais abandonnée, si à la recommandation

• - Wt’ * A • *

bienveillante de l’auteur, l’un des plus illustres savants de mon pays , l’un des hommes les plus honorables que la France possède , M. Aiiago , en un

fc. ” ' • t" a»

mot, n’eût bien voulu me promettre son inappréciable assistance. Oh! alors je n’hésitai plus; et forte

d’un si grand secours, je continuai ma tâche avec ardeur. C’est donc sous les auspices de cet homme célèbre , et après avoir été revu par lui avec l'attention

la plus scrupuleuse, que ce premier essai de mes ti-

mides forces va se présenter dans le monde. Puissent

JK.

les défauts qu’il n’a pas tenu à lui de faire disparaître, [tasser inaperçus à l’ombre de son grand nom !

• CiQci?

TABLE

Page 1