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d’un point quelconque de la surface, et passant à travers le trou, décroisse en raison inverse du carré de la distance, il arrive pourtant, l’étendue de la surface visible à travers le trou augmentant aussi dans cette proportion, que l’éclat de l’objet reste le même à l’oeil, aussi long-temps qu’il a un diamètre sensible. Uranus, par exemple, étant à peu près dix-neuf fois plus loin du soleil que nous, le soleil, vu de celte planète, doit paraître comme une étoile de cent secondes de diamètre, dont l’éclat doit être, pour les liabitans d Uranus, tel qu’il serait pour nous, si nous ne voyions cct astre qu’à travers un petit trou circulaire dont, le diamètre serait de cent secondes; car il est évident que la lumière parvient à Uranus de tous les points de la surface du soleil, tandis que nous n’apercevrions à travers le trou qu’une très petite portion de sou disque. L’étendue de la surface compense donc exactement la distance. Ainsi, puisque la visibilité d’un objet lumineux par lui-même ne dépend pas, tant qu’il reste d’une grandeur sensible , de L’angle qu’il soutend, une comète, si elle est lumineuse par elle-même, doit conserver son éclat aussi long-temps que son diamètre est d’une grandeur sensible; et même, après avoir perdu tout diamètre apparent, elle doit, ainsi que les étoiles lises, rester encore visible, et ne disparaître entièrement que par suite d’un éloignement extrême. Toutefois, il n’en est pas, à beaucoup près, ainsi. Les comètes s’obcurcissent graduellement à mesure que leur distance augmente, cl s’évanouissent, uniquement par suite de la perte de lumière qu’elles éprouvent, lors même qu’elles conservent encore un diamètre sensible. Ce fait, dont il est permis de conclure que les comètes empruntent leur lumière du soleil, a été établi par des observations faites le soir, avant qu’elles disparaissent. Les comètes les plus brillantes qui aient paru , ont, jusqu’à ce jour, cessé d’être visibles, lorsqu’elles étaient à une distance du soleil cinq foi*
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égale à peu près à celle qui nous sépare de cet astre. Ler périhélie de la plupart des comètes qui ont été visibles de la terre est situé en-deçà de l’orbite de Mars, car à la distance de l’orbite de Saturne elles sont invisibles; c’est pourquoi l'on n’en cite pas une dont le périhélie soit situé audelà de l’orbite de Jupiter. Après sa dernière apparition,, la comète de 17 5g, resta cinq ans entiers en deçà de l’ellipse décrite par Saturne, sans qu’on la vit une seule fois. Durant le siècle dernier , il a paru en-deçà de l’orbite de Ta terre cent quarante comètes qui n’ont jamais été revues depuis. Si l’on pouvait considérer la durée de mille ans commeélant la période moyenne de chacuned’elles,on pourrait, d’après la théorie des probabilités, évaluer à i4oo le nombre total de celles qui errent en-deçà de l’orbite terrestre; mais Uranus étant dix-neuf fois environ plus éloignée du soleil que nous, il doiL y avoir au moins 1 1, '200,001) comètes errant en-deçà des limites connues de notre système. M. Arago fait une estimation différente : il suppose, si toutefois on admet que les comètes soient uniformément distribuées dans l’espace, que trente d’entre elles ayant leur périhélie en-deçà de l’orbite de Mercure , le nombre de celles dont le périhélie est en-deçà de l’orbite d’Uranus doit être à 3o comme le cube du rayon de l'orbite d’Uranus est au cube du rayon de l’orbite de Mercure, ce qui porterait le nombre total des comètes à 3,52(j,470. Mais ce nombre, tout grand qu’il est, peut sans exagération être doublé, si l’on considère les diverses causes qui, telles que la clarté du jour, les brouillards, et une grande déclinaison sud, peuvent faire qu’une comète sur deux échappe à notre vue. M. Arago évalue donc à plus de sept millions le nombre des comètes qui fréquentent les orbites planétaires.
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