‹ De la conqueste de ConstantinobleChapitre 41 sur 110 · LXX · texte numérisé non relu

LXX

Ligne 22. Et les galies furent amenées et atornées. C'est la leçon des trois nouveaux manuscrits. Au lieu d amenées , les antres portent : armées.

Toute cette description est d'une verve et d'une rapidité admirables : mais aussi quel sujet put jamais mieux inspirer un historien, un poète! Le célèbre passage du Rhin semble, bien peu de chose à côté de ces chevaliers peu confians alors dans le résultat de leur entreprise, et se précipitant à k mer jusqu'aux ceinture* en face d'une innombrable année rangée sur le rivage

$. LXXl.

Ligne i i . Seur le port devant la tour Galatas , où la chaîne fit-

moit qui thwoit de Costantinoble. Galaiê étoit , au moyen-âge, le nom d'une partie du faubourg de Pera. Là tour élevée dur le bord du rivage , et qui servoit alors à fermer le port de Constantinople , n'a été réduite en cendres qu'en i83o, comme nous l'apprennent MM* Micbaud et Poujoulat, dans les notes de leur édition de Villehardouin. Citons ici le texte du second continuateur de Guillaume de Tyr t « Quand li Grieu sorent que li Grestien aprochoient « de Constantinoble , si firent une cbàene lever qui estoit à l'entrée « dou port , pour ce que les nez né H vaissel n'entraissent dedeas. Or, « vous dirai combien celé cbaene estoit longue. Elle a voit de lonc « plus de trois trais d'arc , et de gros le bras d'un borne. Lî uns « des cbiés estoit à une des tours de Constantinoble : li autres estoit « à une vile que l'en appelé Père. Là manoient li Juif de Constante tinoble ; au cbief de celé rue avoit une tour là où li uns des cbiés « de celé ebaenne estoit qui de Constantinoble venoit. Celé tour « estoit moult bien garnie, pour ce que li Crestien prendraient de « celé port terre , et avoit non Galateas. Là fist sainj Pol une partie « de ces epistres. » (Ms. 83i6, fol. 367, recto. )

On voit, dans cette dernière phrase, que le bon continuateur confond la tour de Gala ta , avec les Galatenses , auxquels saint Paul adressa plusieurs épîtres. En général, cet historien est beaucoup moins Judicieux et moins éclairé que le premier continuateur.

Page 1