CXLIII
Ligne i4« Bt li nostre orent batailles a* autres gens que de chevaliers. C'est-à-dire l'armée des Latins étott en partie composée de gens qui n'avoient ni l'armure ni l'expérience militaire des chevaliers. Cétoient des sergens , des garçons , des ribauds , etc. Alberic de Trois— Fontaines raconte que les Bulgares entraînèrent les guerriers frânçois dans un terrain marécageux. « Balduinus, dum insi- « diis non prsscavit, captas est ab eo ( Johann itio) per dolum in « paludibus aquosis , à quibus non possent exire nisi terne indi- « gens. » Villehardouin n'eût pas manqué de rapporter cette circonstance , si elle eût été véritable. Mais des chevaliers et leurs valets, fatigués d'une poursuite de plusieurs lieues, accablés sous le poids de leurs armes et pouvant à peine faire encore marcher leurs chevaux , n'avoient pas besoin d'être entraînés au milieu de
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marais fangeux pour devenir la proie d'ennemi* armés à la légère et qui se renouveloient sans cesse.
Ligne 19. Quant uns siens chevaliers. Le récit du premier continuateur de Guillaume de Tyr donne ici quelques détails de plus que Villehardouin : « Li emperères , ki venoit apriés le conte « Loys, trouva le conte abattu de son cheval et griement navré en « dui liens. Jehans de Friaise estoit descendus et le faisoit monter « sur son cheval. Li emperères se feri ou tas de ses ennemis... » (Folio 198.)