‹ De la conscience en psychologie et en morale (volume 3)Chapitre 23 sur 47 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

Chapitre premier. — De la conscience en psychologie et en morale. — Diveis sens du mot conscience. — Conscience morale. — D'où vient que cette signification est la plus ancienne et la plus populaire. — Conscience religieuse. — Conscience métaphysique ou des vérités du sens commun. — De l'opposition de science et de conscience. — Origine moderne de la signification psychologique du mot conscience. — Ce que signifie conscientia chez les anciens et au moyen-âge. — Pourquoi l'auteur n'a pas employé l'expression de sens intime. — Distinction de la conscience spontanée et de la conscience réfléchie. — Diversité de leurs caractères. — Pas de définition possible de la conscience spontanée. — Diverses définitions de la conscience réfléchie. — Principales questions que comprendra cette étude sur la conscience en psychologie 1

Chapitre II. — Du commencement et des premières manifestations de la conscience. — Roman psychologique de Buffon. — Le premier homme racontant ses premières sensations. — Nul jamais ne s'est souvenu de ce qu'il a senti ou pensé pour la première fois. — Formation lente de l'homme intellectuel et moral. — Développements insensibles de la conscience. — Éveil de la conscience par les sensations vitales. — Du fait primitif de conscience. — La première sensation et la première perception. — Le minimum de conscience. — Indication des phases principales du progrès

de la conscience. — Diverses solutions de cette question : quand la conscience a-t-elle commencé? — Peut-on concevoir que le conscient sorte de l'inconscient? 16

Chapitre III. — De la simultanéité de la conscience et de la vie. — Comment les sensations infiniment petites viennent en aide à cette doctrine. — Pas de vie sans des instincts qui la guident et la sauvegardent. — Pas d'instincts sans une sensibilité plus ou moins sourde. — Vivre c'est sentir. — Découvertes physiologiques qui font remonter de plus en plus haut les manifestations de l'activité vitale pendant la période de l'existence intra-utérine. — Doctrine de Burdach : l'embryon a le sentiment de soi-même dès le moment même de la fécondation. — Avantages de l'hypothèse qui fait contemporaines la vie et la conscience. — Principales phases du développement de la conscience. »- Impossibilité de tirer des lumières de la physiologie sur les causes et la nature de la conscience. — John Tyndall et Claude Bernard. 31

Chapitre IV. — • Quelle place doit être faite à la conscience dans une théorie de l'âme humaine? — Intérêt de la question. ~ Elle n'est ni vaine ni factice comme l'ont prétendu certains philosophes empiriques. — Histoire de la question. — De la conscience dans les principaux systèmes anciens, dans Platon, dans Aristote, dans saint Thomas et dans la philosophie scholastique, — De la conscience dans les principaux systèmes du xvii« siècle, dans Descartes, Arnauld, Malebranche, Leibniz. — De la conscience chez les philosophes du XVIII* siècle, dans Locke, Condillac et Kant, l'abbé de Lignac. — Maine de Biran. — Doctrine de la philosophie écossaise sur la conscience. — Même doctrine en France dans Royer-CoUard, Jouffroy, M. Garnier. — Doctrine opposée de Cousin» d'Hamilton^ de Thomas Brown, de StuartMill 44

Chapitre V. — Qu'est-ce que Ja conscience? ^ Nul phénomène intérieur ne se conçoit sans la conscience. — Sensation non sentie ou pensée non pensée sont choses contradic-

toires. — Perceptions imperceptibles de I.eibniz. — Représentations sans conscience de Kant. — Schelling. — Herbart. — De la philosophie de Vinconnu par le docteur Hartmann. — Idées et sensations sans conscience, de J. Murphy. — Est-il vrai que la conscience ne soit pas en proportion avec l'intensité de la sensation ou de la pensée? — Ne pas confondre la conscience avec la faculté de s'observer soi-mômo. — Point de fait psychologique dont on puisse affirmer que l'intensité ne soit pas en proportion exacte avec celle de la conscience.

— Impossibilité d'assigner à la conscience un domaine distinct de celui des autres facultés. — Identité des divers états de Tesprit et de la conscience que nous en avons 60

Chapitre VI. — La conscience est-elle seulement la forme fondamentale de l'intelligence? — Doctrine d'Hamilton. — La conscience est la forme fondamentale de toutes les autres facultés, non moins que de l'intelligence elle-même. — Chaque faculté est sa propre représentation à elle-même, sans le concours d'une autre faculté, intelligence ou conscience. — La conscience n'est pas un nom général, une abstraction, mais l'élément générateur de toutes nos facultés. — Nul mode de l'esprit sans la conscience; nulle conscience sans un mode déterminé de l'esprit, — Descartes loué d'avoir fait de la pensée l'essence de toutes les modifications de l'âme. — Comment l'unité de l'âme peut se concilier avec la pluralité des facultés. — Des comparaisons et des métaphores au sujet de la conscience. — La conscience par sa nature même doit atteindre l'être et non pas seulement les phénomènes. — Opposition entre la psjckologie française et la psychologie anglaise contemporaine 78

Chapitre VII. — La conscieQce ne nous révèle-t-elle que notre être propre? — Question de la connaissance immédiate ou médiate du monde extérieur. — Reid et Berkeley.

— Hamilton et Stuart Mill, — Part de la conscience et de l'induction dans la connaissance du monde extérieur. — De l'ordre de succession et de développement des facultés de l'âme. — Diverses opinions des psychologues. — Ordre

Ji04 TABLE DES MATIÈRES

vrai ou faux selon qu'on a une idée vraie ou fausse de la conscience. — Du contenu du premier fait de conciencc. La simultanéité de l'exercice des facultés est un fait ultérieur et non primitif. — Conclusion. — La conscience essence de toutes les facultés de l'âme. — Toutes les facultés modifications diverses de la conscience 97

Chapitre VXII. — De la conscience morale. — Du progrès de la conscience morale. — £n quels sens divers on peut entendre le progrès moral. — Querelle des anciens et des modernes en morale. — Rapport avec la querelle des anciens et des modernes dans les lettres. — Ancienneté, universalitéf intérêt de la question. — Comment elle s'agite dans la famille, dans la société, dans l'état, entre les partis politiques et religieux. — Les pessimistes. — Déclamations des mécontents de tous les régimes, contre la corruption . du temps présent. — Les optimistes. — Partisans d'un progrès moral indéfini. — Distinction de ce qui est immuable et de ce qui est perfectible dans notre nature. — La notion même du progrès suppose quelque chose qui ne change pas. — Deux genres de perfectionnement parmi les choses qui changent, l'un restreint à l'individu, l'autre s' étendant à Pespèce. — La vertu est du premier genre. -^ Seule l'intention fait le mérite. — Paix aux hommes de bonne volonté 113

Chapitre IX. — Du désaccord entre l'intention et l'action. — L'une peut être bonne, l'autre étant mauvaise. — Du niveau moyen delà moralité à chaque époque, — La pureté et l'énergie de la volonté unique mesure de la veriu. —Tâche delà vertu essentiellement individuelle. — A chacun de l'accomplir tout entière pour son propre compte et par ses propres forces. — L'homme vertueux emporte avec lui toute sa vertu dans la tombe. — Le mérite diminue à propprtion des facilités extérieures pour faire le bien et des empêchements pour faire le mal. — Egalité absolue, au regard de toutes les générations et de tous les individus, des conditions du mérite et du démérite. — Perfectibilité, non de la vertu,

mais de la conformité extérieure des actions avec Pordro. — Difficulté croissante de mal faire par la contrainte morale des opinions et des coutumes ot par la contrainte physique des lois, de la police de l'état. — Ne pas confondre le progrès social et politique avec le progrès de l'honnêteté et de la vertu 133

Chapitrk X. — La vertu doit-elle devenir un jour de nulle application et de nul usage par le perfectionnement du mécanisme social? — Progrès incessant de la morale, extinction de la pensée même du mal, d'après Perrault, Condorcet, Fichte, Herbert Spencer, etc. — Chimère et contradiction de ce prétendu progrès suprême. — Déchéance inévitable de l'individu et de la société sans la vertu, malgré tous les perfectionnements imaginés pour la rendre inutile. — Impossibilité de concevoir un état de l'humanité où il n'y ait plus de place pour la vertu. — Epreuves et souffrances inhérentes à notre nature même. — Les souffrances morales d'autant plus vives, la mort d'autant plus cruelle, que la vie matérielle est plus douce. — Nécessité de la force et de l'énergie morale en toute condition de la vie, en tout état de la société et du monde 147

Chapitre XI. — Rapports du progrès moral et du progrès intellectuel. — Analyse de la doctrine de Thomas Buckle sur le progrès social. — Négation de l'influence de l'élément moral sur les progrès de la civilisation. — Immobilité et stérilité de l'élément moral. — Mobilité et fécondité de l'élément intellectuel. — L'homme, à la fois ignorant et puissant, plus dangereux, s'il est honnête, que s'il ne l'est pas. — Exemple des persécuteurs et des fanatiques. — Les seuls progrès de l'intelligence, et non ceux de la morale, ont diminué les fléaux de la guerre et des persécutions religieuses. — Critique du système de Buckle. — Influence de l'élément moral. — Comment la vertu, quoique non progressive elle-même, est une condition du progrès social. — Quant aux lumières morales et aux actions légalement bonnes, elles sont progressives, comme l'intelligence d'où

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