INSIGNES ÉPISCOPAUX
Bas bt sandales. — Les bas sout uu vestige des anciens règlements qui défendaient aux ministres des saints autels de célébrer avec les chaussures qu'ils portaient habituellement. Ils se mettent sur les bas ordinaires et sont en soie de la couleur déterminée pour les offices du jour : ils sont rouges, blancs, verts ou violets. Les bas sont réservés a la messe solennelle, et jamais on ne les porte aux offices funèbres.
Les sandales, sandalia , sont la chaussure solennelle. C'était la chaussure des anciens Romains. Les sandales des princes et des sénateurs étaient relevées d’or et de pourpre. Celles des évêques sont en soie brodée d'or.
Gants. — Les gants blancs, que l’évêque reçoit, dans sa consécration, expriment parfaitement la pureté exquise aussi
1. Extrait de l’ouvrage intitulé Manuel liturgique , par A. Lerosey, prêtre de Saint-Sulpice; t. I, p. 250 à 260. Paris, Berche et Tralin.
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bien dans le corps que dans le cœur, par leur couleur dont aucune tache n’altère la blancheur. Dans les fonctions épiscopales, les gants sont de l’une des cinq couleurs liturgiques : blanc, rouge, vert, violet et rose. Le Cérémonial des Evêques prohibe les gants noirs ou autres aux offices funèbres. Les gants ne se portent qu’à la messe pontificale, comme les sandales et les bas.
Outre les raisons symboliques que l’Église a eues de donner les gants à ses ministres, savoir d’exprimer la pureté et la sainteté dont leurs mains doivent être ornées, il y a une raison toute matérielle : c’est l’incommodité qu’il y aurait pour l’évêque à tenir dans la main nue la crosse, en hiver.
Tunicblles. — Les tunicellcs sont les deux vêtements de dessous que la rubrique appelle tunique et dalmatique. La tunique et la dalmatique, qui sont les ornements propres du sous-diacre et du diacre, font partie des ornements pontificaux, pour rappeler à l'évêque qu’il a la plénitude du sacerdoce, qu’il possède éminemment tous les ordres qu’il confère, et qu’il doit, par conséquent, en pratiquer toutes les vertus, dans un degré supérieur.
Croix pectorale. — Placée sous les yeux de l’évêque, elle lui rappelle sans cesse le Dieu qui mourut au Calvaire pour la rédemption du genre humain, et les martyrs qui scellèrent de leur sang la foi dont il fait profession.
Mitre. — La mitre est toujours de couleur blanche, même pour les fonctions funèbres : cc C’est, dit Brunon d’Asti (1125), pour signifier la chasteté du pontife, ornement qui convient on ne peut mieux à la tête, puisque là se trouvent les cinq sens par lesquels l’éclat de la pureté peut être si facilement terni, et c’est afin de les préserver que la mitre de la chasteté est placée sur son front. »
Crosse. — Au bâton pastoral s’attache l’idée de gouverne-
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ment : « Parole bâton, dit saint Thomas, est exprimé le soin pastoral qui doit ramener les âmes errantes, soutenir les faibles et exciter ceux qui sont lents.» C'est ce qu'exprime ce vers :
Attrahe per curvum, medio rege, punge per imum .
Anneau. — L'anneau a été, dans tous les temps et chez tous les peuples, le symbole de l'autorité, de la dignité et de la prééminence. Or, l'anneau épiscopal a tous ces caractères : c'est une marque de l’éminente dignité de l’évêque ; c’est un signe de l'alliance spirituelle qu’il a contractée avec son Eglise ; c'est l’anneau du cœur, annulus cordis , comme dit la rubrique du Missel, parce qu'il engage le cœur par la foi donnée ; c’est un indice de la discrétion que doit avoir l'évêque dans une foule de circonstances.