De la conservation et dela restauration des tableaux
Au commencement de 1 849, je reçus la visite d'un étranger distingué par sa naissance, son rang, et son g^ùt pour les arts. Il désirait connaître les procédés d^ peintres des anciennes écoles. Il voulait être aussi ^ûitié aux mystères de la restauration, pour être en état de juger par lui-même du degré de conservation <^un tableau. Dans ce but, il désira être mis en rap- Pon avec un artiste qui eût fait des études spéciales : on voulut bien me désigner à lui.
Pendant plusieurs mois, je raccompagnai dans ses excursions artistiques. Il m'interrogeait sur chaque œuvre qui attirait son attention ; prenait note de mes ''éponses, et je faisais ensuite un résumé de nos entre- ^ens, dont je lui remettais une copie.
J*eus occasion de communiquer à quelques amis ^^ fragments de ce travail ; ils m'engagèrent fortement à en extraire et à publier tout ce qui a rapport ^ la restauration, m'assurant qu'en réunissant dans ^i^ petit ouvrage les observations que mes travaux *^'ont mis à même de faire, je rendrais un véritable ^^rvice aux amateure, qui ne possèdent aucun écrit
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de ce genre, propre à les éclairer sur un sujet aussi important.
J'ai donc cédé à leurs sollicitations, connaissant par expérience l'indulgence du public pour les écrits des hommes spéciaux, et lieureux, si je puis être réellement de quelque utilité à ceux qui, par amour pour les arts , font un noble usage de leurs loisirs et de leurfortune.