‹ De la Conservation Intégrale du Sang HumainChapitre 23 sur 46 · II. —— LE SANG APPARTIENT-IL A L INDIVIDU INCRIMINÉ · texte numérisé non relu

II. —— LE SANG APPARTIENT-IL A L INDIVIDU INCRIMINÉ

A) Si l'extrait de la tache agglutine Îes érythrocytes de l'individu, le diagnostie est déterminé; le sang de la tache ne lui appartient pas (diagnose négative).

B) L'extrait de la tache est mis en réaction avec les globules tests IE et TEE.

a) La tache ne présente aucune activité agglutinante, aucune conclusion certaine n’est alors possible, paree que les iso-agglutinines existant éventuellement, peuvent être détruites. On peut seulement émettre des probabilités suivant l’âge de la tache et les manipulations qu'elle à pu subir.

b) La tache possède ses activités agglutinantes propres et peut-être assignée à un groupe suivant qu'elle agglutine les globules IT, ITT ou tous les deux.

x) Si le sang, que l’on confronte, appartient à un groupe autre que celui de la tache (et toutes les fois que l'extrait de la tache n’agglutine pas les globules rouges de l'individu suspect, la seule combinaison possible, est: que le sang de la tache se trouve être du groupe If ou du groupe IIT et que le sang que l’on confronte est du groupe IV (4, g O ), le diagnostic est déterminé, la tache n'est pas faite de sang de l'individu (diagnose négative).

3 ) Si le sang que l’on confronte appartient au groupe

même de la tache, le diagnostic est indéterminé.

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On pourrait, dans ce cas encore, espérer la diagnose négative en multipliant le nombre des globules TE et III parce que certains d'entre eux réagissent exceptionnellement avec des sérums déterminés (sous-groupes): mais une pareille recherche ne possède pas un caractère pratique et serait justifiée seulement par limportance judiciaire du cas.

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Dans tous les cas, une diagnose négative a, seule, de la valeur, aucune diagnose positive n'est possible, même s'il y à identité rigoureuse entre la tache et le sang

suspect.

Techniques A. — TACHES DE SANG DE GRANDEUR MOYENNE I. — Préparation de l'extrait.

Il est nécessaire de préparer un extrait de la tache d'une concentration déterminée, propre à ‘la réaction d’agglutination. Il faut rétablir, avec de l’eau distillée, le volume originel du sang à l’aide de pesées précises (la quantité nécessaire de dissolvant étant de quatre fois le poids du sang sec, 20 % Hammarsten).

Suivant que l’on aura affaire à une croûtelle de sang, ou à des tissus imprégnés, la technique sera différente.

a) Substralum tissulaire. — Deux procédés sont employés pour évaluer le poids du sang see de la tache:

Une première méthode est d'extraire le sang avec de l'eau distillée, puis de peser le résidu see obtenu par évaporation à basse température.

— Dans des tubes de Borel contenant 5 ce. d'eau distillée, nous laissions macérer, pendant 12 à 24 heures à la glacière, des taches de sang, morcelées, done plus vite solubles; puis le liquide de macération était évaporé dans des verres de montre, à la température ordinaire ou à l’étuve à 37°. —

SU

Une seconde méthode est de comparer le poids d’une portion de la tache à celui d'une surface équivalente de tissu non taché. Par une simple soustraction, le poids du sang sec est déterminé.

— Pour avoir des surfaces équivalentes de tissu taché et non taché, nous tracions d’abord un carré ou un rectangle encadrant la tache dont nous mesurions les côtés avec le plus de précision possible. Sur une partie de l’étoffe non tachée, nous tracions des carrés ou des rectangles de dimensions égales. Nous détachions ces parties d’étoffe au rasoir. Toutes ces opérations étaient pratiquées, la toile tendue sur une planchette. Si le tissu était constitué par une chaîne et une trame perpendiculaires, nous ecomptions, pour plus d’exactitude, comme l'indique Lattes, les fils dans les deux sens à l’aide d'une forte loupe, nous enlevions l'excédent, et taillions les extrémités restées libres. Nous pesions cinq morceaux semblables de tissu non taché (Lattes en pesait dix); nous établissions la moyenne que nous comparions par la suite au poids de l'étoffe tachée. La différence nous donnait le poids du sang sec. —

b) Croûtelles de sang. — Une simple pesée à la ba-

lance de précision, donne immédiatement le poids. *k * *

Le poids étant connu, il faut procéder à la macération. Elle se fait en vase hermétiquement fermé, pour éviter toute évaporation ultérieure.

— Employer des tubes à hémolyse, fermés par des bouchons de caoutchouc. —

Ajouter, à l’aide d’une pipette centésimale, la quanüté d’eau distillée ou physiologique nécessaire (4 fois le poids du sang sec).

L'NRODRE

— $e servir d'une pipette à eau, donnant exactement 50 gouttes au Centimètre cube, à la température de 15°; connaissant le poids d’une goutte établi par une moyenne avant toute manipulation, un caleul simple indique le nombre de gouttes à ajouter. —

La macération pourra se prolonger pendant 24 heures en milieu frais.

—- Laisser macérer 12 à 24 heures au maximum à la glacière. Pour éviter la pseudo-agglutination, employer soit la dilution de l'extrait au taux de 1/2, soit l'émulsion globulaire en solution lécithinée, (Se reporter à la page 44).

IT. —— Emulsions globulaires. — (Groupes IT, III et IV).

Lattes emploie des émulsions, en eau physiologique, à 5 %. ou en solution lécithinée.

Nous employions différentes préparations globulaires indiquées dans la deuxième partie de notre travail. —

Avant de pratiquer les épreuves avec les globules tests IT et IIT, essayer l’extrait avec des hématies IV, réfractaires à l’iso-agglutination, avec lesquelles l'agglutination doit être négative.

IT, — Réaction d'agglutination. — Lattes emploie la goutte pendante :

On dépose l'extrait (2 parties), sur une lame porteobjet auquel on ajoute l'émulsion globulaire (1 partie) ; on mélange le tout soigneusement et on porte à l’étuve. Le résultat, examiné au bout d'une 1/2 heure, est toujours net. La lecture se fait d’abord macroscopiquement, puis microscopiquement à un grossissement convenable (oculaire n° 3, objectif n° 4 ou n° 8).

Ca — 9 fee:

Nous employions la même technique que pour la détermination des groupes sanguins, c’est-à-dire une goutte d'extrait pour une trace de sang. L’examen se fait après quelques minutes. Afin de faciliter l’agglutination, nous faisions subir à la lame quelques petits mouvements de balancement. Macroscopiquement, lorsque la réaction était positive, les amas globulaires étaient nets; microscopiquement, nous avions des amas irréguliers et des globules libres.

La dimension des agglutinats varie d'un cas à l’autre, car la concentration change, même l’expérience exécutée avec le plus grand soin.

Cette technique est la plus scientifique et la plus rigoureuse.

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