POUILLET
» Présidence de M. le baron Thénard. »
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE . — (6 avril 1836.)
Mégagraphe. — « M. Charles-Chevalier présente un nouvel instrument d’optique de l’invention de M. Percheron, et à l’aide duquel on peut dessiner les objets transparents et demitransparents à tous les degrés de grossissement désirables. Cet instrument, exécuté par M. Chevalier, porte le nom de mégagraphe. M. Lefebvre, qui s’était livré de son côté, de concert avec. M Percheron, à la recherche d’un pareil instrument, était parvenu à un résultat semblable par un effet inverse de la lumière. »
M. le professeur Amici, à MM. Vincent- Chevalier, père et fils.
Modène, 3 octobre 1826.
« M. Moss vient de me remettre votre obligeante lettre datée du 24 septembre 1825, ainsi que les notices et le mémoire que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser. En vous remerciant de ce don, qui m’a été bien agréable, je vous dirai que j’ai appris avec un véritable plaisir que vous soyez parvenus à une parfaite construction des objectifs achromatiques pour les microscopes. Cette partie intéressante de l’optique a été généralement négligée , peut-être à cause des grandes difficultés qu’elle présente, et la science demandait encore que des habiles opticiens s’occupassent de l’amélioration de l’achromatisme dans les lentilles à court foyer. Les naturalistes doivent donc vous savoir bon gré de leur avoir offert, suivant les principes du célèbre Euler, des microscopes qui l’emportent sur tous les autres dioptriqucs.
» J’espère qu’il ne se passera pas long-temps. que je pourrai admirer vos instruments à Paris, et j’aurai alors le plaisir de vous montrer quelque petit ouvrage de cette espèce, que j’ai essayé en amateur de construire par moi-même.
» J’ai l’honneur d’être, etc.,
» J. -B. Amici. »
M. Ehrenberg, à M. Charles- Chevalier.
Berlin, le 17 mars 1833.
« Ayant reçu la lettre du 23 février que yous m’avez adressée, l’estime pour votre talent et le talent de M. votre père, m’engagent à vous donner sitôt la réponse souhaitée. Votre microscope m’a été recommandé par M. de Humboldt en 1828, et d’après mes propres recommandations, plusieurs savants de Berlin en ont fait venir de Paris. J’en ai aussi fait acheter par M. Devillers* il y a deux ans. Ainsi nous avons à Berlin quantité de vos précieux travaux. En 1829 et 1830, j’ai terminé, avec votre microscope, la découverte de la parfaite organisation des infusoires que les autres microscopes dont j’avais fait usage, n’avaient pas suffisamment éclairées. Mes observations m’avaient fait présumer qu’il y avait une structure encore plus fine et j’étais très curieux de voir le microscope de Ploësll à Vienne, qu’on disait plus fort que le vôtre ; mais quoique l’augmentation de ce microscope fût vraiment beaucoup plus forte que celle de votre instrument que j’avais à côté, je n’ai pas réussi à en faire un ouvrage lucratif pour mon but, parce que les deux microscopes de Ploësll, du prix de 200 eücus, que j’ai examinés à Berlin, avaient un foyer trop court pour l’observation des objets dans l’eau. C’est pourquoi j’ai sollicité MM. Pis-
tor et Schiek de Berlin, d’essayer à construire un microscope à foyer grand comme le vôtre, et à grossissement au moins aussi fort que celui de Ploësll. Aussitôt que M. Schiek eut terminé ce microscope, je découvris la structure des plus petits corps organisés, les dents et plusieurs systèmes des Kolpodes , comme je les avais soupçonnés. Voilà ie sujet de mon petit traité. Le système des microscopes de Pistor et Schiek est seulement nouveau par les combinaisons des qualités du vôtre et de celui de Ploësll, et je ne doute pas que vous puissiez aller plus loin dans la perfection. L’amplification bien nette du microscope de Schiek et Pistor, l’œil se trouvant à huit pouces de l’objet, est de mille à douze cents fois le diamètre, et en prolongeant le tube, on pourrait avoir un grossissement de trois mille fois le diamètre, mais sans clarté suffisante.
» En cas que vous réussissiez à augmenter le grossissement des verres sans allongement du tube, vous me feriez un grand plaisir de m’envoyer de tels verres pour votre microscope que je possède et dont vous connaissez sans doute les dimensions.
» Je suis toujours à portée d’augmenter mes observations, qui sont seulement bornées par le défaut d’instruments. . . .
» Je suis, avec beaucoup d’estime, Votre très dévoué,
» Ehrenberg. »
M. Becquerel, vice-président de l’Académie des Sciences, à M. Charles-Chevalier.
« J’ai l’honneur de vous prévenir que la commission administrative de l’Académie des Sciences vient de décider que les instruments ci-après désignés seraient acquis pour nos collections :
lo Un Microscope universel ;
2o Un Prisme redresseur ;
3o Un Appareil porte-objet pour la chimie;
40 Deux Lampes à alcool ;
5o Un Compresseur ;
60 Une Lampe à réflecteur;
7o Goniomètre oculaire;
80 Une Machine électro-magnétique de Clarke.
» Vous êtes invité à fournir lesdits objets aussitôt qu’il vous sera possible.
» J’ai l’honneur de vous saluer,
» Signé : Becquerel,
» Vice-président de l'Académie des Sciences. » Paris, 20 décembre 1837.
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