III. Mollusques
Acéphales ou Gonchiferes, Géphalés ou Univalvcs, Multiloculaires.
lY. Poissons.
Ganoides, rlacoides.
D*aprè8 ce tableau de Tancienne population, Torganisation a marché généralement en raison directe de sa complication, ou du simple au composé. Il est sans doute quelques exceptions à cette loi de complication ; mais elle n'est pas moins réelle , lorsqu'on observe Fensemble des êtres qui ont paru aux diverses époques géologiques. C'est ce qui résulte des détails dans lesquels nous sommes entrés dans le cours de cet ouvrage.
Pour faciliter llntelligence de ces tableaux, nous avons tracé les caractères des classes qui embrassent les végétaux et les animaux actuellement vivants. L'exposé de ces caractères fera saisir les rapports qui unissent Tancienne création à la nouvelle, et servira à lier les temps passés aux temps actuels.
tâbj£au des diverses classes de Végétaux
qoi composent la flore du Bionde actuel.
Le règne végétal considéré dans son ensemble, constitue deux principaux embranchements :
1*" Le plus simple comprend les végétaux à fructification cachée, ou dépouiTus d'organes sexuels apparents ou distincts.
Lorsque ces organes existent, on né «lurait distinguer l'appareil fécondateur de celui qui doit en recevoir l'impression pour perpétuer l'espèce.
Ces v^étaux, privés assez souvent de vaisseaux, les ont toujours incomplets lorsqu'ils en présentent des indices.
2° Le plus compliqué offre toujours, au contraire, des vaisseaux et des oi^anes sexuels. Ces appareils n'y sont plus ambigus , et il est £adle de distinguer le rôle que joue chacun d'entr'eux.
Premier embranchement ou végétaux cryptogames.
Les végétaux à noces cachées se divisent en trois classes principales qui y en partant de la plus simple, sont :
1" Les agames ou les cellulaires aphylés, plantes composées d'un simple tissu cellulaire, dans lequel est contenu le fluide nourricier. Ils n'ont ni feuilles, ni organes sexuels distincts.
On peut citer comme exemple des agames, les eonferves et les fucus qui font partie de la flore de l'ancien monde ; les champignons et les lichens que l'on découvre seulement dans la végétation actuelle.
S<* Les cellulaires foliacés nommés aussi amphigames^ à raison de Tincertitude du rôle que jouent dans la reproduction leurs divers organes sexuels. Les hépatiques et les mousses sont des exemples
des végétaux de cette classe, laquelle n*a été signalée dans la flore de Tancien monde que par la dernière famille. Encore, les mousses n^ontelles apparu que lors de la troisième (>ériode.
S» Les semi'Vasculaires ont été désignés sous le nom d'^f^^o^ameSy à raison de ce que leurs organes de la fécondation sont singuliers et paradoxaux. Cette classe offre presque toujours des vaisseaux distincts ainsi que des trachées ou de fausses trachées. On y voit des feuilles très développées et munies de pores corticaux. Les tiges des sthéogames, souvent très grandes et arborescentes, ont quelque analogie de structure avec celles des monocotylédons.
Leurs organes reproducteurs se composent de parties qui ont quelque similitude par leurs fonctions avec le pollen et les ovules des phanérogames , quoiqu'elles en diffèrent beaucoup par leur structure.
Cette classe comprend un plus grand nombre de familles que les précédentes ; car à mesure que l'organisation se complique, les formes deviennent plus variées. On peut citer comme exemple les équisétacées ou les prèles, les fougères, les marsiléacées et les lycopodiacées, familles qui Ont pris le maximum de leur développement à Pépoque du groupe houiller.
Second embranchement ou végétaux phanérogames.
Cet embranchement se divise comme le premier, en trois classes distinctes, les monocotylédons, les gymnospermes et les dicotylédons :
l"" Les monocotylédons , nommés aussi endogènes^ à raison de ce qu'ils croissent par leur centre, ont généralement des vaisseaux, des feuilles et des organes sexuels , distincts et nettement caractérisés. Ils n'ofiPrent guère qu'un seul ootylédon, organe qui désigne les appendices minces ou charnus qui enveloppent l'embryon.
L'accroissement en diamètre de ces végétaux a donc lieu de la circonférence au centre , par l'addition de nouveaux faisceaux de fibres qui viennent se placer h l'intérieur de ceux déjà formés. Leurs tiges, généralement droites, se terminent par un bourgeon unique , duquel partent les fibres qui s'accumulent d'abord vers l'extérieur , le centre étant le dernier formé. Par suite du mode de développement de leurs bourgeons latéraux , ces végétaux sont peu branchus et peu ramifiés. Aussi n'ont-ils pas de véritable écorce.
Leurs feuilles sont généralement moins complexes que celles des dicotylédons. La plupart entourent. la tige, et sont à la fois simples et engainantes. Les nervures peu ramifiées se montrent le plus souvent parallèles entr'elles.
On peut citer comme exemple de ces vcgélanx , les palmiei*? , les
roseaux, les liliacées et les graminées. Celte dernière famille, si nombreuse et si répandue maintenant, a été au contraire des plus rares dans la flore de Tancien monde.
2o Les gymnospermes , appelés aussi polycotylédons , à raison du grand nombre de cotylédons quils présentent , ont également des vaisseaux, des feuilles et des organes sexuels. Ils offrent cette particularité en ce que leurs graines reçoivent directement l'action de la substance fécondante.
Ces végétaux ont deux ou plusieurs cotylédons sur le même rang. Leurs fleurs sont monoïques ou dioîques ordinairement terminales. Leurs ovules solitaires nus, placés à la base de chaque péricarpe écailleux , reçoivent rinfluence du principe fécondant; leur tronc plus ou moins cylindrique et simple , croit principalement par des bourgeons terminaux ou par un bourgeon terminal couvert par la base persistante des feuilles. Les couches concentriques du bois y sont peu distinctes; elles se forment par un laps de temps considérable ; jamais annuelles, elles sont entremêlées d'une grande quantité de tissu cellulaire disposé par zones et au centre du tronc.
Quant aux feuilles des végétaux gymnospermes, elles sont alternes ou verticUlées et rarement opposées ; leurs nervures , le plus ordinairement parallèles comme celles des monocotylédons , rappellent ces dernières.
On peut citer comme exemple des gymnospermes, les cycadées et les conifères (cèdres, pins, sapins). Les deux dernières de ces familles ont fait partie de Tancienne comme de la nouvelle végétation. La première, composée uniquement de deux genres, les zamia et les eycas, a caractérisé d'une manière spéciale la végétation des terrains secondaires, à partir du calcaire conchylien {musehelkalk). Dans notre végétation actuelle, le tronc des zamia s'élève peu, tandis que celui des cyeas atteint jusqu'à trente pieds.
S^' Les dieatylédons ou les exogènes croissent par l'addition de nouvelles couches situées en dehors des plus anciennes. Leur» cotylédons opposés on verticillés sur un même plan , sont au moins au nombre de deux. D'après M. de Candolle, l'accroissement en diamètre s^opère par le corps ligneux du centre à la circonférence de ees végétaux.
Leurs vaisseaux sont disposés par couches concentriques, les plus jeunes au dehors. Quant à la disposition latérale de leurs bourgeons, destinés à composer les nouvelles couches, elle rend ces végétaux branchns et très ramifiés , ce qui donne à leurs formes des variétés infimes, bien différentes de la monotonie de celles des monocotylédons, et môme des gymnospermes.
Les feuilles des dicotylédons, rarement simples et engainantes, ont leurs nervures constamment ramifiées ou en réseaux , jamais
parallèles aax bords , comme la plupart de celles des endogènes ; leur écorce distincte croît constamment à Textérieur , par la soperposition de nouvelles couches. Tous ces végétaux ont des organes sexuels distincts, et le plus souvent très compliqués.
On peut citer comme exemple , les chênes, les hêtres, les frênes et la plupart des arbres branchos des forêts , et parmi les herbes, la laitue, la patience, la pomme de terre et la rhubarbe.