PREMIER GROUPE
INVElTiBUtS.
Ce groupe comprend cinq embranchements, tous établis sur Tensemble des caractères des animaux qui en font partie, par conséquent sur des divisions naturelles, et nullement arbitraires.
Ces cinq embranchements sont, en commençant par les plus simples, !• les monades ; 9» les rayonnes; 3« les elmintbés ; 4<> les artienlés; Sl« les mollusques.
Étudions ces embranchements en commençant toujours par les plus simples.
PREMIER BHBRANGHBIIBIIT.
1» Monades homogènes ou simples.
Cet embranchement est consacré anx monades, les plus imparfaits des êtres qui ont la facalté de se mouvoir, surtout les monades homogènes. Ceux-ci sont, en quelque sorte, une matière ponctiforme animée, dans laquelle on ne distingue aucune trace d*organes locomoteurs, ni de fibres musculaires, ni enfin de système nerveux.
On n'y voit pas davantage des traces de boudie , de viscères et d*anu8, pas plus que des sens supérieurs et inférieurs. Tout au plus, peut-on présumer que le sens du toucher s'exerce par la peau, de la même manière qu'on peut supposer que toute la surfSace du corps sert à ces animaux d'appareil respiratoire. Ce n'est pas non plus chez des êtres aussi incomplets que Ton peut trouver des vestiges de l'appareil circulatoire et de la reproduction. Aussi, ces animaux se perpétuent par une simple scission soit spontanée, soit artificielle.
fio Monades hétérogènes ou coursés.
Cette seconde classe des monades est plus perfectionnée que la première ; on y voit des organes locomoteurs et des fibres musculaires apparentes. Quoiqu'il n'y existe aucun appareil destiné aux sens supérieurs, ces monades paraissent jouir à la fois des sens du goût et du toucher ; Us ont du moins une bouche , soit simple , soit multiple, un appareil viscéral, un anus, et enfin un système nerveux distinct.
Quelques espèces offirant des lamelles internes analogues à des branchies, il est A supposer que ces lamelles composent l'appareil respiratoire , avec d'autant plus de raison qu'elles offrent quelques traces de circulation, à la vérité fort douteuses. Quant à la manière dont les monades composés se reproduisent , elle est à peu près la même que celle que suivent les homogènes.
SIGOirO BMBRAIIGHIllBVT.
Animaux rayonnes
Ces animaux ont été nommés rayonnes à raison de la disposition la pk» générale de leur corps, le plus souvent analogue à une étoile. On peut citer comme exemple les astéries, connues i raison de cette circonstance, sous le nom d'étoiles de mer.
Les rayonnes sont plus perfectionnés que les monades , qui les précèdent dans la série ; on leur voit un squelette distinct, composé de parties dures analogaes à des os. Ce squelette est extérieur ou
intérieur', et quelquefois Tun et Tautre simulUuiément. Leurs organes locomoteurs très apparents sont mus par des faisceaux musculaires. Comme ces animaux ont un système viscéral assez complet , précédé non-seulement d'une bouche , mais encore de dents , et qu'ils ont un système nerveux, il est probable, qu'outre le toucher, ils jouissent encore de Torgane du goût. On peut d*autant plus le supposer, que la vue s'exerce chez certaines espèces (les méduses et les oursins ) par un organe distinct et spécial.
L'appareil de l'absorption gazeuse, plus ou moins distinct, se montre parfois lié à l'appareil de l'absorption alimentaire. Le système circulatoire n'offre jamais chez ces animaux aucune trace d'un organe centrai de circulation. Il n'est guère compliqué que chez les échinides, où l'on distingue deux ordres de vaisseaux que Ton pourrait, à la rigueur, considérer comme analogues aux veines et aux artères.
Quoique aucun appareil de la reproduction n'existe chez un assez grand nombre de rayonnes , il se complique parfois d'une manière marquée chez plusieurs autres , surtout les organes femelles ; mais ces derniers ne sont pas encore accompagnés d'organes génitaux mâles distincts.
TROlSliMB BMBRANGHEHBIIT.
Animaux elminthés^ ou ver$ iniutinauçc.
Les vers intestinaux, qui n'ont point d'organes locomoteurs, ont à peine quelques vestiges d'un squelette extérieur. Pour tous sens, ils n'ont que celui du toucher qui parait s'exercer au moyen de la peau. On pourrait cependant supposer à ces animaux l'organe du goût , le système viscéral y étant précédé par une bouche distincte.
Les elminthés sont probablement mis en rapport avec Tahr extérieur, au moyen des animaux dans le corps duquel ils vivent; car ils n'offi^ent aucune trace d'aucun organe de la respiration. Cependant l'appareil de la circulation, À peine distinct cliez ceruus, se complique parfois *au point de présenter un vaisseau double, dans lequel le sang qui en remplit les deux branches semble suivre un mouvement opposé.
La reproduction des vers intestinaux a lieu de trois manières différentes, par une simple scission, par un véritable hermaphrodisme, les deux sexes étant réunis sur le même individu, ou enfin par un accouplement ordinaire, les deux sexes étant séparés.
OUÀTlliMB BMBliNGIBlIBirT.
minimaux articulés.
Cet embranchement est cehiî où leslfomm et Torganisation
prtenteiit lesdtfférences les pins grandes, quoique les anûneux qui en font partie aient tous le caractère commun d'avoir le corps composé d'un certain nombre de segments ou d'articles, circonstance qui leur a fait donner le nom d'animaux articulés.
Cet embranchement se divise en quatre classes principales, 1° en annélides; S» en insectes; S» en aradinides; 4» en crustacés.
±0 Annélideê ou vers arlieuléê.
Les annélides sont des animaux articulés dépourvus de véritables organes locomoteurs, quoiqu'ils marchent et nagent très bien. Leur sang est coloré en rouge.
Ils n'ont point de squelette; seulement les dorsibranches ont leur dos garni de lames membraneuses disposées à peu près comme les élyires des insectes. Ils produisent une gaine tubulaire dans laquelle ils habitent. Cette gaine représente les tubes calcaires solides que construisent les annélides tubicoles. Quoique le système nerveux soit peu développé chez ces animaux, ils offrent néanmoins les sens du toucher, du goût et de la vue. Ces deux derniers sont exercés par des organes distincts et spéciaux.
L'appareil de l'absorption alimentaire y est assez compliqué, ainsi que celui de l'absorption gazeuse. Certains annélides respirent l'air en nature, tandis que d'antres espèces respirent par l'intermédiaire de l'eau. Le système de la circulation est composé de plusieurs sortes de vaisseaux; les uns sont contractiles et tiennent lieu de cœurs, et les autres remplissent les fonctions d'artères et de veines.
Les sexes ne sont point généralement séparés chez les annélides; plusieurs d'entre eux se multiplient par une simple division, tandis que d*autres, pourvus de parties génitales' mâles et femelles, ont besoin d'un double accouplement pour se perpétuer, à peu près connue les limaçons. Quant à ceux qui, comme les elminthés cavitaires, ont les sexes séparés, ils s'accouplent comme les autres animaux.
S^" Insectes.
Les insectes offrent un squelette, des organes locomoteurs et un système nerveux assez développé. Ils ont à peu près tous, les cinq sens, quoique le siège de Touîe et de l'odorat ne soit pas encore bien déterminé. Les oi^anes des appareils de l'alimentation et de la respiration y sont également très perfectionnés ; ces animaux devraient être placés beaucoup plus haut dans la série des êtres, s'il en était de même de leur système circulatoire. A peine en trouve-ton quelques vestiges chez les larves , lesquels disparaissent peu à peu chez les insectes parfaits.
Les inseaes offrent néanmoins un progrès dans la manière dont I. S6
ils se reproduisent, car ils ont à peu près toas, des sete^ dîstmcts et séparés.
5° Arachnides,
Les arachnides diffèrent essentiellement des insectes, à raison da plus grand perfectionnement de leur système respiratoire et de circulation, appareils qui se suivent presque toujours dans leurs progrès. Ces animaux ont des appareils respiratoires circonscrits. Malgré leur ressemblance avec les branchies, ils ont été considérés comme des sortes de poumons, parce qu'après avoir traversé les organes , le sang s'y rend , et de là arrive au cœur, d'où il suit une marche analogue à celle qu'il parcourt chez les mollusques.
Sons ce rapport, ces animaux sont en progrés sur les insectes, quoiqu'ils leur soient inférieurs sous d'autres points de vue. En effet, le développement de Tappareîl nerveux chez les insectes leur donne un instinct bien supérieur aux autres animaux articulés.
4» Crustacés.
Les crustacés , également inférieurs aux insectes, sous le rapport du système nerveux, leur sont néanmoins supérieurs sous celui des appareils alimentaires respiratoires et de la circulation. Ou pourrait aussi trouver quelque progrès chez les crustacés, en comparaison des autres articulés, dans la plus grande complication de leurs organes de reproduction, et en ce que les sens supérieurs y sont exercés par des organes bien distincts.