‹ De la cosmogonie de Moïse comparée aux faits géologiquesChapitre 34 sur 80 · TN · texte numérisé non relu

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La rajson en est bien simple : cepx qui méditent les Livres saints portent à peu près uniquement leur aktention sur les idées religieuses qu'ils contiennent, sans se prégecuper de l'exactitude et de l'importance des faits physiques qu'ils renferment. Trouvant dans l’Écrityra les vérités essentielles à la destinée et à la vocation des hommes, ils n'y ont pas charçhé des lumières sur le monde matériel livré à pos iavestigations. Ils y ont d'autant moins pensé, qu'aux yeux de certains d’entre eux, ca genre de connaissances ne paraissait pas avoir une grande irpportance.

Pour réparer un pareil oubli, naus allons concentrer notre examen sur les faits physiques consignés dans la Bible, et que les sciences n ‘ont cependant connus que ded'autant plus , que nous avons surtout tudié les Livres saints sous le point de vue des notions positives qu'ils nous donnent de l'ensemble de la création. Nous ne saurions trop le répéter, nous avons envisagé l'Écriture en physicien et non en théologien. Le monde matériel a principalement attiré nos regards, dans l'examen auquel nous nous sommes livré.

Le point le plus important de la création, et que nous ne connaissons guère que par ce que la Bible nous en a dit, est la distinction qu'elle a établie entre la création de

textes qui renferment des maximes de droit public, textes qu sil a empruntés aux Livres saints. ll en a formé une sorte de code qu'il

aietitplé : Règles de droit et de marale tirées de l'Écrityre sainte.

l’univers et sa coordination. Ainsi, au commencement (én principio), toute la matière qui a composé les cieux et la terre avait été créée. Dans la suite, celte matière convenablement appropriée a formé les astres qui composent les systèmes stellaires, aussi bien que planétaires.

Nous avons déjà prouvé que cette interprétation était fondée ; elle le paraît surtout lorsqu'on dirige son attention non-seulement sur le premier verset de la Genèse , mais sur les suivants, et particulièrement sur les versets 7, 8, 9 et 40 du premier chapitre. | ” Toute la matière semble avoir été créée dans le principe des choses, et il ne s’en forme probablement plus de nouvelle. Mais elle n'a pas été coordonnée ni organisée , à l’origine des temps, dans son universalité ; car il se produit tous les jours sous nos yeux des corps célestes qui sont le résultat de la condensation de cette même matière. Ellecontinuera à se concréter et constituera des astres plus ou moins complets, plus ou moins achevés, tant qu'il y aura des formes et des dispositions nouvelles à réaliser.

Si de pareilles condensations préparent et organisent . encore des corps célestes, évidemment ces formations nous indiquent que la matière est sortie du néant au commencement, mais n’a été appropriée que longtemps après sa création. Ce travail s’est constamment poursuivi par le cours ordinaire des choses. Loin d’être achevé, bien des siècles s’écouleront avant qu'il ait atteint son terme.

C’est donc avec raison que l’écrivain sacré a distingué la création de la matière de son arrangement postérieur. Le

…— #37 — chaos dans lequel la Genèse représente toute la matière qui plus tard a composé la terre, prouve que l’Écriture n'a pas distingué sans motifs la création de la coordination. Cette matière, d’abord informe et vaporeuse , de laquelle est provenu Île globe que nous habitons, était probablement analogue à la matière nébuleuse ou éthérée.

A toutes les époques, la nature y a puisé les éléments dont elle a formé les astres, qui composent l'admirable assemblage de l'univers.

Ce qui n’est pas moins remarquable, seule entre toutes

les cosmogonies, la Genèse a distingué la création primi- tive de toute la matière, de sa coordination. Naguëre nos connaissances n'étaient pas assez avancées pour saisir ces différences dans les temps et dans les choses. Il n’a pas fallu moins de quelques milliers d'années pour nous faire comprendre combien ces différences sont réelles. Nous pouvons maintenant suivre pas à pas les transformations de la matière éthérée, et la voir passer par différents états avant de produire des astres stellaires et planétaires analogues à Ceux du système solaire dont la terre fait partie. (Note 76.)

Cette distinction, établie par l’Écriture, est fondée sur deux ordres de faits indépendants ; par cela même, leur Puissance et leur autorité sont plus grandes. Le premier se rapporte aux transformations qui ont lieu dans l’espace entre les nébuleuses et les nouvelles étoiles produites par

leur coordination. Le second est relatif à l’espace de temps | nécessaire pour que la lumière des nébuleuses les plus éloignées arrive jusqu’à nous. Cet espace est si considéräble que , d’après les faits , le premier jet de la lumière

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prinigive, différente de colle qui ent dee;au- spleil, + past être eu lieu environ gent mille anaes avant l’apparition de l'hggme. ou antérieurement à l'époque. à laquelle la terre à açquis sa stabilité et la configuration actuelle de sasurfaçe.

Si donc les rapons lumineux trapsrais par les nébulauses ont exigé, pour être visibles , un si long interalle de tapaps, les astres qui nouslarenvoient ont dà être créés avant la. degnier-arsangement de la eroûte superficielle de notre planète. Or, comme ces rayons, pour arriver jusqu'à nous, ont exigé probablement plus de cent mille annéas et que les dernières dispositions que la terre a reçues neremontent guère à plys de sept mille cinq ou six cents ans avant l'époque actuelie , les astres auxquels, nous en.devons le bjenfait ont dû être créés dans le commencement des temps, ou, pour nous servir de l’expression de la Genèse, in principio (bergschith). (Note 71.)

Un intervalle immense a donc séparé la création des, corps célestes de leur conrdination qu de leur deraier age. rangemént. Cet intervalle parait plus grand euçore, lorsqu'on, parte son attention non, pas sur les astres du sys-. tème solaire, mais sur eeux qui n'en font. point parte. Les premiers sont complètement terminés, mais il n’en. est pas de même des seconds. Cette caordination à cepen-. dant commencé dès. pete des six spores de la créa:

qu elle soit terminée.

L'appropriation. d’une matière formée dans le principe des choses, ne saurait être considérée comme, une véritable et réelle création. Celle- ci ng poyrrait avoir eu lieu que si

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