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pour rémndre à- leur appel 0 que nous avons entrepris CR RTS
l'emploi des courants de haute fréquence ont naturellement conduit à s’en. servir contre l'acné rosacée rebelle, et, pour permettre à l’aigrette électrique d'agir plus profondément ‘et, par conséquent, d’une façon plus énergique et plus efficace, ia semblé avantageux de faire précéder leur application de scarifica-
tions linéaires selon la méthode Vailleurs imaginéer =
par MM. Loust et Zimmern et employée par eux avec SUCCèS dans le traitement du lupus érythémateux (Bul- | letin et Mém. de la Soc. Méd. des Hôp. Paris 1908).
Ce sont les résultats véritablement encourageants qui ont été obtenus à l’aide de ce mode de traitement, que nUUS nous proposerons d'établir ici par l’exposé et la discussion des observations recueillies dans le service de M. le professeur Gaucher à l'hôpital Saint-Louis. Auparavant nous étudierons brièvement l’histoire de la couperose dans ses caractères propres; son origine et son diagnostic. Nous indiquerons, d”° une façon sommaire, les différents moyens dont on s’est jusqu'ici servi pour Ja combattre y ajoutant enfin la scarification combinée à la haute fréquence dont la technique sera expliquée.
Etude clinique
| "La couperose, encore appelée acné rosée, acné rosasée, gutta rosea, est une dermatose qui siège exclusivement à la face. | C’est une acné congestive caractérisée surtout par une dilatation permanente des petits vaisseaux capil- laires jointe à une certaine congestion de la peau souvent recouverte de papules ou quelquefois même de pustules semblables à celles de Pacné inflammatoire ordinaire ; papules et pustules peuvent d’ailleurs Co- exister. Les glandes sébacées de la région sont géné- ralement atteintes elles-mêmes; elles peuvent s’hypertrophier pendant que le tissu conjonctif périphérique e prolifère plus ou moins. Parfois, en effet, cette prolifé- . ration conjonctive est telle que l’appendice nasal prend À des proportions véritablement énormes et qu Al n’est
= plus justiciable que du couteau du chirurgien.
Toutefois, ces différents éléments constitutifs de la couperose peuvent ne pas exister simultanément, chacun d'eux marquant, pour ainsi dire, une aggravation de la maladie qui passerait par trois stades successifs - donnant ainsi: 1° Ja forme érythémateuse ou conges-
eine es
tive simple, 2° Ja forme érythémato-papuleuse ou pustuleuse, enfin 3° la forme hypertrophique ou rhinophyma £ encore appelée acné éléphantiasique lorsque ses dimensions s’exagèrent.
L’acné rosée débate ordinairement Soit par une rougeur diffuse, occupant le plus souvent le nez ou les pommettes, soit par des petites taches rouges qui tendent à se réunir et à confluer. D’abord fugaces et passagères, elles ne se montrent guère qu'après un bon et copieux repas, après une exposition prolongée à l'air vif et froid où même, chez la femme, au moment des époques menstruelles: elles s’accompagnent fréquemment d’une sensation désagréable de tension et d’un léger fourmillement. Au bout d’un certain temps, très variable d’ailleurs, cet érythème devient permanent, il persiste, en même temps qu'apparaissent de petites veinules serpentines télangiectasiques, trahissant la dilatation des capillaires cutanés et recouvrant le nez et les pommettes de fines arborisations qui s’entrecroisent en tous sens et grossissent rapidement; les. joues, les tempes, le front, le menton peuvent être à leur tour envahis. La peau se tuméfie, s’épaissit, devient grasse et luisante par suite de la dilatation des orifices cutanés dés glandes sébacées. Er
Le plus souvent l'affection en reste là, mais elle peut ‘continuer à progresser surtout chez les séborrhéiques, se compliquant de folliculite avec papules se. terminant par la formation d’une petite croûte jaunâtre ou évoluant vers la pustule: ces deux modes de terminaison pouvant d’ailleurs coexister ; on a des papules, des pustules et des papulo-pustules apparaissant par pous-
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| sées successives durant deux à quatre jours et pouvant même laisser après. elles de petites cicatrices. Enfin, à son degré extrême, la couperose défigure
complètement le sujet qui en est atteint. Les glandes
Sébacées de la région et le tissu conjonctif périphérique s’hypertrophient en de nombreux tubercules bourgeonnants qui peuvent se réunir au point de simuler l'éléphantiasis : c’est l'acné liypertrophique ou éléphantiasique ou rhinophyma.
Etiologie
. L’acné rosée ou couperose, parfois héréditaire, ne se rencontre que dans l’âge axlulte. Respectant l'enfance elle wapparaît jamais avant la puberté et disparaît dans l’âge avancé. Son maximum de fréquence est entre quarante et cinquante ans et c’est surtout le sexe féminin qui en fournit les exemples les plus nombreux principalement à l’époque de la ménopause.
Les climats froids y prédisposent; certaines races (Allemands, Anglais, Russes) se montrent particulièrement vulnérables, mais peut-être ne faut-il voir à qu’une influence de régime et n’incriminer que l’alimentation plus large et plus riche en matières azotées ou l’usage plus répandu de l'alcool. De même, l’exposition répétée aux intempéries atmosphériques et aux
variations de tire le séjour au bord de la- Aer, 0 le froid habituel aux pieds, l'abus des fards et des cos-. métiques, sont encore autant de causes prédisposan- 5
tes auxquelles il faudrait ajouter, sil en faut croire certains auteurs, les études prolongées et ardues qui, par la tension intellectuelle qu elles exigent, OREES tionnent fréquemment le cerveau. :
Vais la véritable origine de Ja couperose, son point
de départ le plus fréquent, est, sans contredit, l’arthri-
tisme, la dyspepsie sous toutes ses formes, gastriques
où gastro-intestinales ou même hépatiques, la constipation rebelle et opiniâtre, les lésions cardiaques et
pulmonaires chroniques, les troubles de la menstruation enfin et surtout l'alcoolisme, principalement chez les hommes, comme en font foi ces trognes émerillon-
nées et bourgeonnantes des buveurs que tout le mon de connaît,
- Diagnostic
Le caractère propre de l’acné rosée est, comme nous l'avons vu, la dilatation permanente des capillaires
cutanés et c’est cette particularité qui doit surtout
servir à la différencier des nombreuses affections qui peuvent la simuler et lui ressembler.
Dans l’engelure du nez, ou érythème pernio, l’évolu-
tion est beaucoup plus rapide; la cuisson est vive; le
à nez souvent enflé est douloureux et ne présente pas de télangiectasies à sa surface.
Dans le lupus érythémateux, les plaques érythéma-
teuses sont un peu surélevées, présentant des contours nets; quelquefois recouvertes de squames, elles sont
souvent parsemées de petites cicatrices punctiformes
et blanchâtres.
Dans la syphilis du nez les papules sont cuivrées, non prurigineuses ; elles aboutissent généralement à des ulcérations qui laissent après elles des cicatrices.
Dans le psoriasis on trouve des squames sèches et blanchâtres surmontant de petites papules rouges que
l’on peut faire saigner facilement. On rencontre dail-
leurs, le plus: souvent, d’autres éléments. psoriasiques
dans des régions différentes, PH aemenr au coude
ef au genou.
Enfin dans l’eczéma séborrhéique, dont le diagnostic différentiel est quelquefois. difficile, l’érythème est bien moins prononcé, ne s’accompagne jamais d’arborisations vasculaires télangiectasiques, mais, par con-
tre, se recouvré habituellement de vésicules acuminées :
qui donnerent lieu à la formation de croûtes ou de squames blanchâtres consécutives.
? Pronostic
La coupérose est une affection sans gravité; son pro-.
nostie en est bénin, mais, par contre, elle se montre l'une ténacité remarquable et résiste souvent aux dif.