L. ânesse
TptÀl’A
Nourrice.
10 heures
B, Résultats statistiques.
Pour apprécier les résultats fournis par la couveuse, nous avons pris comme point de comparaison les enfants nés dans des conditions analogues et élevés à l’air libre.
Depuis l’installation des couveuses à la Maternité, tous les enfants, quels qu’ils soient, pesant moins de 2,000 grammes, y sont placés sans exception.
En éliminant les mort-nés et en ne prenant que les enfants dont le poids est inférieur à 2,000 grammes, si nous établissons les trois statistiques suivantes : 1° enfants ayant passé par la couveuse et dont l’observation est contenue dans le tableau précédent; 2° enfants n’ayant pas été placés dans cet appareil et nés à la Maternité de Paris depuis lel 01 ' avril 1879.au 31 juillet 1881; 3° enfants nés à la Maternité de Cochin pendant l’année 1882, statistique que M. Marchand a bien voulu nous permettre de puiser dans son service, nous arrivons
aux résultats que voici :
Enfants pesant moins de 2,000 gr. «
Couveuse. Maternité de Cochin,
année 1882.
Total des enfants. 79 Total des enfants. 30
49 vivants. 10 vivants.
30 morts. 30 morts.
Mortalité. 38 0/0 Mortalité. 66 0/0
la naissance.
Sans couveuse.
Maternité de Paris, du t*' août 1879, au 31 juillet 1881.
Total des enfants. 116 40 vivants.
76 morts.
Mortalité. 65 0/0
Pour les enfants pesant plus de 2,000 grammes, les statistiques ne sont plus comparables, car, à partir de ce poids, on ne place dans la couveuse que ceux qui sont malodes.
Les chiffres précédents sont assez éloquents par eux-mêmes; l’abaissement de la mortalité de 66 p. 100 ou 65 p. 100, à 38 p. dOO, est le meilleur plaidoyer qu’on puisse faire en faveur de la couveuse (1).
(1) On a fait à la couveuse deux objections, ne s’appuyant sur aucune observation sérieuse, objections auxquelles nous voulons répondre en deux mots.
On a dit que les enfapts aussitôt qu’ils sortaient de l’appareil étaient in^ capables de vivre à l’air libre, assertion dénuée de fondement et contre laquelle plaident la plupart des observations que nous avons pu faire.
On a encore prétendu que l’enfant né avant terme, élevé par la couveuse, aussitôt qu’il arrivait à ces 9 mois, c’est-à-dire au moment où il aurait dû naître, ne tardait pas à succomber. Les quatre cas suivants sont une réponse à cette objection :
-1° Fille Legrand,.née le 114, j 882 , au terme de 6 mois, pesant 1,720
III, — Influence de la couveuse sur la respiration, le pouls et la