‹ De la coxalgieChapitre 14 sur 60 · DÉFINITIONS · texte numérisé non relu

DÉFINITIONS

Reconnue dès les temps les plus reculés, l'affection désignée communément aujourd'hui sous le nom de comalgie, a reçu tour à tour dans la science les appellations les plus diverses.

'iGy '.a^o; ypovL'/]; pour Hippocrate, morbus coxœ, morbus coxendicis pour Galien et Paul d'Égine, dislocado hanchœ pour Albucasis, elle est décrite par Jean de Vigo sous le uom de dislocation de cause antécédente^ sous celui de goutte sciatique par Ambroise Paré, d'arthritis ischiadici par Morgagni, de morbus coxarius, puis de coxitis^ par Dehaen, Palelta, etc.

Dupuytren W-^^^Xiq luxation symptomatique , Brodie, affection scrofideuse de la hanche dans un cas, ulcération des cartilages^ ou bien inflammation de la synoviale, dans les autres.

Wist intitule de coxalgia, la description qu'il en trace ; Rust rejette cette dénomination et définit : carie de la tête du fémur, la maladie à laquelle il impose le nom de coxarthrocace.

F. MARTIN ET COLLINEAU. 6

82 DE LA COXÀLGlt;.

Bover (1) décrit sous celui de luxations spontanées ou consécutives du fémur, cette affection « dans laquelle, dit- » il, la tête du fémur est poussée peu à peu hors de la » cavité cotyloïde, monte sur la face externe de l'os des » iles, ou descend dans la fosse ovalaire. »

D'après M. Maisonneuve (5), on entend par le mot de coxalgie « une maladie qui a son siège dans l'articulation » coxo-fém orale et qui revêt les caractères tant anato- » miques que symptomatiques des affections articulaires » connues sous le nom de tumeurs blanches ou à'arthro- » pathies. »

Suivant M. Nélaton (3), « on désigne collectivement » sous le nom de tumeur blanche plusieurs maladies arti- » culaires qui diffèrent beaucoup par leur nature;», et leur caractère de communauté le plus saillant, la conservation de la couleur blanche, n'est point lui-même, tant s'en faut, exempt d'inconstance. Quoi d'étonnant à ce qu'une maladie, à laquelle des dénominations aussi diverses ont été assignées, dont la nature a donné lieu à des interprétations aussi dissemblables, dont « la cause » prochaine (pour parler le langage de Rust) n'est clai- » rement indiquée nulle part », prête de nos jours encore aux définitions vagues, aux allégations hypothétiques, aux médications irrationnelles? Et si des individus qu'elle frappe, ceux qui ne succombent pas sont voués presque fatalement à une incurable infirmité, peut-être est-ce que les auteurs se sont montrés plus impatients de

(1) Boyëi'j Traité des maladies chirurgicales, t. IV, p. o06.

(2) Maisonneuvej De la coxalgie, thèse de concours, p. 1. Paris, iSàfi,

(3) Nélatoiij Traité de pathologie chirurgicale^ t. Il, p. 188.

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