TERRAINS
DU TRANSPORT, (nombre de pas.)
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Un homme charge par jour de 170 à 190 brouettes.
Pour rendre meuble la quantité de terre remuée par chaque c geur, il faut un travail de piochage qui est dans la proportion vante avec le travail de chargement :
harsui-
|re 2e
classe de terrain. . 0,2
de piocheur pour 1 chargeur.
— pour 1 —
— pour 1 —
— pour 1 —
Dans les montées, le chemin réel parcouru correspond aux tances de transport suivantes :
Pour lm,5 15
pas
Pour 9m,0, 12m,0, 13m,5,
dis-
pas
calcul des frais. 139
Dans des pentes de 1/24 à 1/16, le transport se fait en une fois ;
Dans des pentes de 1/16 à 1/12, en une fois et demie.
Des pentes plus fortes, jusqu'à 1/9 ou 1/8, exigent qu'il se fasse en deux fois.
Pour le transport d'une hauteur dans un fond, en descendant I/o au plus, les données restent les mêmes.
2° Le transport au moyen de tombereaux à deux roues et à bras contenant 0mc,18o commence à être avantageux pour une distance de 150 pas, et procure environ 1/10 de travail de plus que les brouettes, si le chemin est bon et qu'on puisse facilement tourner.
3° Le transport au moyen de chevaux attelés seuls à des tombereaux contenant de Qmc,46 à 0mc,49 est très-avantageux pour une distance de 300 pas. Cette distance doit être tout à fait exceptionnelle dans la construction de prés.
194. Établissement de fossés et <le digues. — La meilleure manière de faire exécuter ces travaux est au mètre courant ; pour les calculs, voir § 189 à 193.
L'unité de salaire ne peut pas être la même dans tous les cas, mais elle est réglée d'après le calibre des fossés, et elle doit s'élever en raison directe de leurs dimensions.
Le moyen le plus simple est de considérer le canal et sa digue comme une seule figure, et d'en calculer la section en supposant le canal rempli. Par exemple, la crête de la digue a 2m.7, sa hauteur 0m,6, le fond 5m,l ; la surface de sa coupe est alors ~ X 0,6 = 2mq,34, et sa contenance par mètre courant de 2mc,34.
D'après le tableau A [192], un homme remue par heure dans la classe II, 0mc,77 ou 7mc,7 par jour, la terre et le gazon étant sur les lieux mêmes ; il fera 3m,3 courants de canal endigué par journée. La construction de ce fossé, y compris l'enlèvement et le replacement du gazon sur les lieux mêmes, l'égalisation de la crête et des talus, la journée d'ouvrier étant comptée à lfr,30, coûtera jj = 0fr,39 le mètre courant.
Dans la pratique, en traitant à forfait, ces prix baissent jusqu'à 0fr,30 et même 0fr,25. S'il faut un transport de terre, on le calculera d'après le tableau B [193].
Pour de petits canaux ayant 2m,10 de largeur de crête, 0ra,3 de hauteur et 3m,3 de largeur de digue à la base, ou 0req,8i de section, le mètre courant aura 0mc,81. Dans la première classe de sols I, un
homme fera par jour 9n,c,3 ou llm,48 courants de ce fossé. Le salaire étant de lfr,7o par jour, le mèlre courant coûtera 0fr,lo au minimum ; le prix doit être d'autant plus élevé que le mètre courant a une plus petite contenance et que la main-d'œuvre est plus chère.
Soit un canal de décharge ayant 2mq,16 de profil, et un talus à base double à garnir de terre végétale et de gazon : comme de l'eau et des pierres peuvent se présenter, il faut adopter la troisième classe de terrains et un travail journalier de 6mc,2. L'ouvrier fera
donc yjq= 2m,87 courants, et le salaire étant de lfr,30 par jour, le mètre courant coûtera 0fr,46.
Dans un terrain marécageux, il faudra une augmentation de prix pour l'enlèvement et le replacement du gazon ; il en sera de même si toute la terre doit être jetée d'un seul côté ; dans ce cas, le mètre courant sera payé à la tache à raison de 0fr,50.
l9o. L'établissement de petites rigoles coupées dans l'intérieur du gazon peut être calculé d'après le § 190, en augmentant le prix de celui de la répartition du gazon sur le sol. Un homme peut faire par jour 200 à 250 mètres de rigole de 0ra,lo à 0m,21 de large et de 0m,09 à 0m,12 de profondeur, en mettant les gazons en tas. On peut encore admettre que, avec un salaire journalier de lfr,2o, toutes les rigoles de 2o ares de pré, non compris les canaux de dérivation et de décharge, pourront être effectuées pour le prix de o fr. à 7fr,50. Il va sans dire que les rigoles de déversement endiguées des ados naturels, qui nécessitent un transport de terre. ne sont pas comprises dans ce prix.
Nous conseillerons toujours au commençant peu exercé dans les devis, de faire exécuter des travaux d'essai sous une surveillance sévère ; par là, il procédera plus sûrement à l'estimation exacte des rapports techniques et des difficultés qui changent complètement avec les différents lieux.
196. Apiaiiissement du sol. — Ces travaux ne se rencontrent sur de grandes surfaces que dans la reconstruction des prés améliorés ; ils sont une exception dans les prés naturels, où l'on ne peut guère par exemple rétablir des fossés en relief ou niveler des places isolées.
Ltà où la terre n'a pas besoin d'être transportée, mais seulement bêchée ou égalisée, un ouvrier peut faire par jour, à une profondeur de 0m,2o : dans l'argile, 290 mètres carrés; dans la terre
marno-sableuse, 108 mètres carrés; dans le sable fin, de 13o à 162 mètres carrés. Les remblais d'un sous-sol ameubli ne sont pas aplanis ; on se contente de les égaliser avec la pelle.
On fait les remblais en terre végétale avec la pioche ou écobue ; un ouvrier exercé peut aplanir de 220 à 225 mètres carrés dans un sol qui n'est pas encombré de pierres ni de racines.
197. Construction de barrages et <B 'écluses. — Il est impossible, à cause de la grande variation des prix des matériaux, de fixer même une moyenne à cet égard ; les estimations seront faites d'après les prix du pays et le choix des constructions.
Barrages. — Pour un barrage d'une hauteur de 0m,4o à 0m,7o, fait en moellons piqués et à joints garnis de sable et de mousse, et en prenant pour base une journée de 8 heures de travail, 27 mètres cubes demandent 27 journées : en d'autres termes, le mètre cube coûte une journée de travail si on a les matériaux sur place. On compte un manœuvre pour deux maçons (1).
Des pierres schisteuses ou plates se travaillent mieux que celles qui sont anguleuses, irrégulières ou arrondies.
Construction clés écluses. — Les écluses se payent ordinairement au cube du bois employé, à un prix trois ou quatre fois plus élevé que la valeur du bois en grume.
Si le bois de chêne coûte lfr,25 le pied cube (0mc,27), une écluse de 10 pieds cubes pourra être établie au prix de 40 à 50 francs. Pour les écluses de moindres dimensions, on prend une proportion plus forte, et vice versa.
Les écluses en pierre de taille et à fondations en béton, etc., doivent être estimées par un expert. Des explications à ce sujet exigeraient trop de développements.
198. Total des frais de l'établissement ou de la reconstruction d'un pré. — On peut évaluer les frais généraux d'après les différents systèmes, abstraction faite des digues et des écluses : nous prendrons le journal ou quart d'hectare comme base de nos calculs.
La reconstruction perfectionnée ne peut être très-avantageuse que lorsque les travaux d'écluses et de fossés ne demandent que des mouvements de terrain insignifiants.
(1) Dans les endiguements des bords du Rhin, on compte 25 fr. 80 par 90 mètres carrés de garniture des talus de 0m,60 à 0m,75 d'épaisseur, le salaire du maçon étant de 2 fr. 15 et celui du manœuvre de 1 fr. 30 par jour. En employant des moellons piqués à arêtes vives, le pied carré (0mq,09) revient à 0 fr. 04.
Le prix de la journée, pendant laquelle un homme fait environ 18niq,75, étant généralement de lfr,30, le journal coûtera 171fr,40.
Quand il faut enlever ou apporter de la terre, ne serait-ce qu'à une petite distance, un homme ne peut faire par jour que 12mq,5, et le quart d'hectare ou journal coûtera 257 francs.
Si les travaux de terrassement sont considérables, un homme ne fera que 10 mètres carrés, et un quart d'hectare coûtera 355fr,72. Dans des circonstances très-défavorables, où l'on aurait à transporter des terres, à remplir le vieux lit d'un ruisseau, ou à en creuser un nouveau, il pourra arriver qu'un homme ne fasse par jour que 6mq, 25, ce qui portera le journal à 514rr,28.
199. Plus les frais de construction sont élevés, plus il faut se demander si, les prés étant à bas prix, il n'est pas plus avantageux de consacrer à l'achat de nouveaux terrains les sommes nécessaires pour les améliorations projetées.
Cette question dépend des circonstances locales. On doit étudier si un hectare de prés médiocres ne donne pas une trop mauvaise qualité de foin pour les frais d'entretien et de récolte, tandis qu'un demi-hectare de prés améliorés par la reconstruction perfectionnée peut arriver, comme qualité et comme quantité, à être d'un rapport bien plus élevé.
A mesure qu'un pays passe de la culture extensive à la culture intensive, on doit, dans la même proportion, employer de plus grands capitaux pour obtenir davantage, et alors l'établissement de prairies améliorées est d'autant plus rationnel.
Dans ce cas, il faut que la situation du terrain favorise la reconstruction. Il est évident que les plus mauvais prés, régulièrement arrosés, rapportent une rente plus haute que de bons prés livrés à eux-mêmes, et qu'ils remboursent plus promptement les frais de culture qu'on y consacre.
200. Les frais de construction d'après le système naturel (Natiirlicher Baù) se bornent aux travaux des fossés, et se payent généralement de H à 22 francs par quart d'hectare.
La construction naturelle par planches disposées en ados exige des frais qui peuvent être évalués de 20 à 35 francs par quart d'hectare ; mais si l'on a à faire des mouvements de terrain, si l'enlèvement de l'eau est coûteux, les frais peuvent s'élever jusqu'à 55 et 65 francs par quart d'hectare.
Dans le cas de construction en étages [140], la division du terrain forme alors une transition à la reconstruction artificielle, qui peut