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DETERMINATION DE LA QUANTITE D'EAU POUR LES IRRIGATIONS

ches inférieures plus profondes, et qu'en s'infiltrant, l'eau y dépose ses sels et son limon.

Il est donc possible d'établir une irrigation par le drainage avec de petites quantités d'eau venant d'étangs, de puits et de citernes : on peut aussi employer du purin, lorsque la surface du pré est en rapport avec la quantité dont on dispose.

267. Les premiers essais de l'inventeur ayant été faits sur de petites quantités d'eau, beaucoup d'ingénieurs ont cru que ce système ne pouvait être employé sur de grandes prairies avec de grandes masses d'eau.

On voit, d'après ce qui a été dit, que cette opinion est erronée : rien n'empêche de faire des tranchées d'amenée et de décharge à côté des petits drains et des drains collecteurs, comme dans les plans inclinés naturels et perfectionnés, de laisser arriver autant d'eau qu'on en possède, et d'emmener le surplus par des drains que l'on ouvre.

L'irrigation par le drainage ne s'applique pas seulement aux marais et aux eaux souterraines, mais à tous les terrains, pourvu toutefois que le sol ait assez de cohésion pour ne pas laisser l'eau se perdre dans le sous-sol après la première irrigation, auquel cas les tuyaux et les fermetures seraient sans effet.

268. Résultats d'expériences. — Afin de déterminer le minimum d'eau nécessaire pour arroser à saturation une prairie sur lm,14 d'épaisseur, et de fonder sur ce minimum le calcul des masses d'eau et la largeur des tuyaux d'écoulement, Turretin entreprit les expériences suivantes :

Il remplit trois caisses, ayant 0m,0819 de surface de coupe et lm,146 de hauteur, avec les qualités de terre marquées dans le tableau suivant, en ayant soin de conserver le même ordre aux couches et le même état d'agrégation que dans la nature; puis il les couvrit d'un gazon fortement pressé.

Dans le premier essai, toutes les caisses furent fermées au fond et l'on y versa de l'eau jusqu'au moment où la terre fut complètement saturée.

Au deuxième essai, le fond des caisses fut ouvert, et la caisse placée sur un vase rempli d'une couche de 0m,09 de sable siliceux grossier ; on mesurait l'eau qui s'échappait sous la couche de sable.

Au troisième essai, on versa l'eau sans discontinuer, en la laissant s'écouler.

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