‹ De la croyance en DieuChapitre 3 sur 74 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

le plus solidement possible, et dans un langage qui soit accessible à tout le monde.

Notre manière de voir n'est pas exclusive d'ailleurs. Il y a deux camps, à l'heure actuelle : les uns fondent la croyance sur la raison, les autres l'étaient sur la volonté. Nous réunissons ces deux points de vue dans une synthèse sjipérieure où toutes nos facultés trouvent place et dans l'harmonie. Les intellectualistes n'auront pas à se plaindre, car nous prenons nettement parti pour la valeur métaphysique de la connaissance humaine ; et les philosophes de « l'action )> goûteront peut-être quelque plaisir en voyant leur idée de fond mise à profit. Nous sommes tout ensemble avec Pascal et saint Thomas d'Aquin.

Loin de nous la pensée de procéder par objections et réponses; cette méthode est inorganique et par là même superficielle. Il y a une suite de l'esprit humain. En philosophie, conmie dans les autres sciences, les questions vont se posant d'une manière de plus en plus compréhensive : chaque aperçu

PRÉFACE. vil

nouveau, quand il a de l'importance, incline les chercheurs à modifier les conclusions déjà connues, et parfois même à les nier; ainsi de suite, aussi longtemps que l'on n'a pas les données voulues pour fonder une réponse décisive. Il existe, en conséquence, une marche naturelle d'investigation qui consiste à prendre les problèmes au point même où l'histoire les a laissés, pour les pousser plus avant et leur trouver une solution plus satisfaisante. C'est cette marche que nous avons suivie, autant du moins que notre matière a pu s'y prêter.

Clodius PiAT.

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