‹ De la Cryptorchidie: Opération des Chevaux Cryptorchides par le Procédé du Professeur Cadéac (Ponction de l'Oblique Interne dans la Zone Inguinale Supérieure)Chapitre 3 sur 21 · II. — STRUCTURE DES CANALICULES · texte numérisé non relu

II. — STRUCTURE DES CANALICULES

A chacun de ces canalicules, on distingue une paroi propre et un revêtement épithélial du type stratifié.

A) PAROI PROPRE : C’est une membrane continue formée de 2 à 4 lamelles conjonctives. La lamelle interne supporte l’épithélium testiculaire ; la lamelle externe se dissocie pour se perdre dans la paroi d’un canalicule voisin ou dans le conjonctif ambiant. Entre les lamelles conjonctives sont les cellules endothéliales à noyau arrondi et aplati possédant un petit nucléole ét semé de fines granulations chromatiques.

B) REVÊTEMENT ÉPITHÉLIAL : Les éléments épithéliaux sont implantés sur la paroi propre et se rapportent à deux types : les cellules de Sertoli et les cellules de la lignée séminale.

a) Cellules de Sertoli : ces cellules ont la forme de. colonnes implantées par un pied élargi sur la paroi propre ; leur extrémité libre regarde la lumière du canalicule et peut entrer en rapport avec des cellules séminales ou des spermatozoïdes ; ce sont les « cellules en chandelier ». Leur noyau, situé à hauteur variable, est très clair ; il possède un nucléole sphérique flanqué de corps juxta nucléolaires; en outre on trouve dans la cellule des gouttelettes de substance grasse

LME À NES

et des cristalloïides. C’est la cellule nourricière qui ne produit jamais d’éléments sexuels.

b) Lignée séminale : la lignée séminale est formée d'éléments superposés pourvus d’un riche chondriome. Ces éléments se rapportent à 4 grands types qui se transforment les uns dans les autres pour arriver au stade ultime qui est le spermatozoïde.

Ce sont :

1° Les spermatogonies : grosses cellules séminales appliquées contre la paroi propre. On les divise en spermatogonies à noyau poussiéreux et en spermatogonies à noyau croûtelleux selon qu’elle ont ou non un nucléole dans leur noyau ;

2° Les spermatocyles : gros éléments en un ou deux rangs séparés de la paroi propre par les spermatogonies. Les uns sont en voie de croissance, les autres en mitose ; parmi ces derniers, les uns sont gros, les autres petits ; ils constituent d’après leur taille les spermatocytes de premier ordre et les spermatocytes de deuxième ordre ;

3° Les spermatides : ce sont de petites cellules à noyau central ou polaire contenant un idiosome et des centrosomes. Elles sont disposées en plusieurs

. H & assises et en bordure des canalicules ;

4° Les spermatozoïdes : éléments mâles de la reproduction dérivant des cellules précédentes par voie de ‘croissance et de division. La transformation de la spermatogonie en spermatozoïde constitue un cycle dans le temps et une onde dans l’espace.

LE TESTICULE ECTOPIQUE

Devant l'intérêt pratique lié à la question du eryptorchidisme, plusieurs vétérinaires ont fait de nombreuses études histologiques du testicule ectopié.

Après les constatations de Guret en 1840, de Goubaux en 1847 et de Follin en 1856, Nielsen en 1905 donne une étude complète de la spermatogénèse normale et des modifications apportées par l’anomalie.

Chez un cheval d’un an, l’analyse histologique du testicule montre l’existence, dans les tubes contournés de spermatogonies, en voie de division, et de cellules de Sertoli.

Chez un sujet de deux ans on constate déjà la dégénérescence des cellules qui sont accumulées vers la partie axiale des tubes ; les spermatogonies sont toutefois en pleine activité et les cellules de Sertoli apparaissent avec leurs noyaux pauvres en chromatine et avec leur protoplasma qui s'étale vers l’intérieur du canal plus ou moins obstrué par des cellules altérées.

Chez les chevaux plus âgés, on trouve la lumière des canalicules entièrement dégagée ; l’épithélium est réduit, le tissu conjonctif interstitiel’de l'organe testicûlaire se substitue peu à peu à l'élément glandulaire. Cette fonte épithéliale se voit très nettement sur des coupes de testicules d'animaux de cinq ans.

La dégénérescence commence à la deuxième ou à la troisième année ; le diamètre interne des canalicules atteint déjà 90 &; il peut arriver à 100 et 140 & et parfois plus.

7 dose

Chez les cryptorchides très âgés les testicules sont caractérisés par une atrophie complète des éléments constitutifs des canalicules séminipares, on ne retrouve plus que les cellules de Sertoli dégénérées, le tissu interstitiel montre de grandes cellules au sein de fibrilles conjonctives.

D’après ces différentes études nous sommes amenés à conclure que :

1° Le testicule d’un cryptorchide, qu’il soit en ectopie dans l’abdomen où dans le canal inguinal, ne produit pas de spermatozoïdes ; + ,

2° Arrêté dans son développement il ne dépasse jamais, en ce qui concerne son revêtement RARE séminifère, la phase embryonnaire ;

3° Aussitôt que l’évolution de la glande est arrêtée, le revêtement épithélial des tubuli contorti subit un processus dégénératif, et rétrocède ; ce sont les cellules de Sertoli qui-persistent le plus longtemps dans leur forme ; mais ce sont des cellules essentiellement nourricières ;

4° Les testicules ectopiés contiennent toujours, à moins qu’ils ne se trouvent dans un état avancé d’atrophie, de nombreux éléments plasmodiaux qui semblent à l’abri du processus dégénératif subi par l’épithélium. |

“Néanmoins la glande interstitielle est indépendante de la spermatogénèse puisqu’elle lui survit.

: En effet, les chevaux cryptorchides possèdent tous les caractères des mâles entiers de leur espèce : formes extérieures, ardeurs et puissance génétique.

Ancel et Bouin ont vu que les cellules interstitielles

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