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ses congénères, se cabre, frappe et se montre parfois dangereux pour l’homme à cause de son indocilité.
Mais ce sont là des caractères généraux qui peuvent manquer ; nous avons observé des chevaux cryptorchides qui restaient fort dociles et totalement passifs en présence de juments.
En tout cas, les soupçons doivent être confirmés par l'exploration manuelle et visuelle de la région scrotale et inguinale ; exploration hasée sur la recherche des cicatrices de castration du cheval hongre.
On passera d’abord la main d’avant en arrière et d’arrière en avant sur le côté du fourreau ; au niveau de Ia cicatrice opératoire la peau est plissée, formant un infundibulum et l’on touche les vestiges du cordon testiculaire soudé à la peau, rétractile et roulant sous les doigts si le sujet a été castré ; on peut même suivre ce cordon dans son trajet ascendant.
Dans le cas de doute on ne doit pas hésiter à coucher l’animal et à fixer le membre postérieur adjacent en abduction ; parfois le testicule non perçu sur le cheval debout, peut venir, dans cette position, soulever le tégument au niveau de l’anneau inguinal inférieur et former une saillie caractéristique ; parfois encore on peut trouver une seule cicatrice sur la ligne médiane du serotum qui indiquerait que l’animal a été castré des deux côtés par le procédé de Jacoulet.
Il importe, en tout cas, de savoir que la présence d’une ou de deux cicatrices n’implique pas nécessairement la castration : on peut se trouver en présence de cicatrices simulatrices ou d’une opération incom-
plète ; mais dans ces cas elles seront linéaires et non déprimées.
Enfin, on peut avoir recours à l'exploration rectale pour préciser et l’anomalie et le siège du testicule ectopié.
L'animal debout est entravé de ses postérieurs ; on introduit le bras préalablement enduit d’un corps gras dans le rectum que l’on vide et l’on va à la recherche du testicule. On porte alors la main vers l’anneau inguinal supérieur; on peut rencontrer à son niveau sinon le testicule lui-même du moins une partie de son appareil excréteur.
Il est bon de s’aider dans cette recherche du bras extérieur placé dans la région inguinale inférieure. ; sur un cheval castré on percoit très nettement les tiraillements exercés sur la cicatrice de castration qui se transmettent intégralement par les vestiges du cordon testiculaire à l’anneau inguinal supérieur.
Si le testicule se trouve déjà engagé dans le trajet inguinal, cette palpation combinée le décèle et l’animal manifeste de la douleur provoquée par la compression de la glande entre les deux mains de l’opérateur.
Si, à ce niveau, on ne perçoit rien, on portera successivement la main vers la vessie, puis vers les lombes, lieux de prédilection de la glande ectopique: enfin, si l’on ne trouve rien encoré on explorera la cavité abdominale dans la mesure du possible.
Lors d’un résultat positif on peut ainsi préciser le siège exact, le volume et la nature du testicule à enlever.