CONCLUSIONS
1° Les conditions de la curabilité dans les cirrhoses atrophiques de LAËNNEC dépendent pour une part du degré et de la durée de l’intoxication éthylique; et aussi dans une large mesure de la fréquence et de l’importance des ponctions évacuatrices.
2° Les cas d’améliorations s’observent le plus souvent au cours de cirrhoses dont l’ascite est récente et disparaît après un petit nombre de ponctions.
3° Cependant des cas exceptionnels montrent la possibilité de guérisons cliniques après un nombre très élevé de paracentèses et d’énormes soustractions de liquide.
4° II semble résulter de ces faits l'impossibilité pour le clinicien de porter à l’avance un pronostic définitif.
5° L'observation clinique et l'exploration fonctionnelle du foie sont en accord pour justifier la formule de GiL- BERT : « il ne peut être question à proprement parler de guérison, mais de l’établissement d’un modus vivendi assez précaire qui constitue actuellement le nec plus ultra des résultats que doit viser le médecin ».
6° Du point de vue thérapeutique, outre l'influence du repos et du régime conditions essentielles de la guérison, nous retiendrons surtout l’action de l’opothérapie hépatique par injections quotidiennes à forte dose, et aussi, lorsque la diurèse est devenue satisfaisante, le rôle de
certains médicaments mercuriels même si la syphilis n'est pas en cause.
Enfin nous insistons sur l’opportunité de mettre le malade à l’abri des agressions toxiques ou infectieuses qui conditionnent les récidives et la dégénérescence du foie.
Vu : Vrre Le Doyen, LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE.