‹ De la Curabilité des RétroversionsChapitre 5 sur 23 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les déplacements de l'utérus en arrière sont de beaucoup les plus fréquents et entrent pour une assez large part dans la pathologie utérine. Sänger, sur 700 maladies de femmes, a compté 108 cas de rétrodéviations, soit 15,45 p. 100. Winckel a trouvé 19,10, et Lôhlein, 17 à 18 p. 100.

Il est pourtant peu de questions qui aient soulevé autant de discussions que celles du traitement et de la guérison des rétroversions de l'utérus. Mise à l’ordre du jour successivement au Congrès de Bordeaux en 1895, puis au Congrès français de chirurgie en 1896, enfin au Congrès de Genève en 1897, elle a été l'objet de nombreux travaux (Trélat, Richelot, Bouilly). Aussi peut-on dire qu'actuellement la question est à peu près tranchée au point de vue chirurgical :

Dans la rétroversion mobile : opération d’Alquié- Alexander.

Dans la rétrocersion adhérente : laparotomie avec un des nombreux procédés de ligamentopexie.

Dans beaucoup de ces cas, la rétroversion n'est rien, la salpingite est tout : la castralion totale est le seul traitement.

Par ces temps de chirurgie à outrance, beaucoup de

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