AURAS
dès le début mis en relief ainsi qu’on peut s’en convaincre dans la thèse de Pouliot (Paris).
Nous n’exposerons donc pas de nouveau les dangers du gros trocart. Ge mode de ponction, même par la voie suspubienne est définitivement jugé. Il ne peut-être employé comme l’a bien établi M. Poncet que dans les cas urgents où le défaut d’instrumentation exige cependant l’évacuation immédiate de l’urine, et à une condition encore, c’est que cette ponction ne sera que le premier temps d’une cystostomie sus-pubienne, pratiquée rapidement ensuite, aussitôt que l’on aura en main l’instrumentation . matérielle indispensable.
Quant à la ponction capillaire, elle est comme la précédente passible des mêmes objections, elle fait courir les mêmes dangers au malade, elle ne peut être aussi qu’un procédé d’urgence faute de mieux. Nous ne pouvons que répéter ce qui a été dit maintes fois ces dernières années avec des observations à l'appui, c’est que la pouction capillaire constitue un procédé aveugle, dangereux par la blessure possible du péritoine, mais surtout par l'infection du tissu cellulaire prévésical que traverse l'aiguille. Gelleci en revenant d’une vessie infectée, s’essuie, suivant l’expression de M. Poncet, sur les tissus qu’elle traverse.
En résumé, la ponction ne répond plus aujourd’hui aux désidérata qu’un chirurgien est en droit d’exiger de ses interventions, à savoir, la sécurité constante ou à peu près telle de l'acte opératoire et, dans l'espèce, la mise au repos de la vessie en pareille occurence si nécessaire.
Reste la sonde à demeure, chez les sujets où le cathétérisme est encore possible, Nous ne craignons pas de l’englober dans la même proscription que les. ponctions
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vésicales, et cela malgré la faveur dont elle jouit encore près de quelques chirurgiens. Nous lui reprochons, en effet, d'être souvent mal tolérée, d'irriter la vessie déjà plus ou moins enflammée, alors que suivaut la remarque de M. Poncet cet organe est, chez les malades dont nous nous occupons, un véritable noli me langere, enfin ct surtout nous lui reprochons d’être une cause d’infection. 11 ne nous est naturellement pas possible de fournir une statistique sur les dangers de la sonde à demeure et sur le nombre de morts qui lui sont imputables. Des faits de ce genre ne sont le plus souvent pas publiés, car ils sont monnaie courante. En outre, jusqu’à l’avènement de la cystostomie, la sonde à demeure paraissant être dans nombre de cas la seule ressource, on était peu disposé à lui accorder la part qui lui revenait dans la genèse des accidents mortels.
Aujourd’hui, du reste, personne ne méconnait la gravité de son emploi dans maintes circonstances et même ses partisans lui reconnaissent des contre-indications. Ils publient des cas où son emploi à réussi entre leurs mains, où la sonde à demeure a dirigé la guérison.
Nous acceptons de tels faits, mais après M. Poncet, ce que nous pouvons aftirmer, c’est que la sonde à demeure est une arme à double tranchant, et que l’on ne sait jamais si elle sera bien supportée, si elle provoquera ou non des accidents. Nous pouvons également affirmer que la gravité de ces accidents reste inconnue ct que l’on ne peut espérer les enrayer et les conjurer dans leurs effets en enlevant la sonde dès leur apparition comme ont l’air de le croire ses partisans.
Cest bien chez de tels malades que le proverbe que «il
RTE SEEN
Vaut mieux prévenir des accidents urinaires graves que de
lutter contre eux», lrouve son application. On sait par expérience ce qu’il en advient trop souvent de cesinfections
vésicales qui se diffusent parfois avec une facilité extrême à tout l'arbre urinaire,