EXPORTATIONS
Angleterre, moyenne de 5 années:
1816 à 1820. — 40,211,045 Liv. sterl.
Augmentation 50 pour cent.
France, moyenne de 5 années;
1816 à 1820. — n,420,900 Liv. sterl.
Augmentation 145 pour cent.
Amérique, moyenne de 5 années ;
1816 à 1820. — 12,900,429 Liv. sterl.
Augmentation 62 1/2 pour cent.
Ce tableau, je l'espère, servira à rassurer la France contre elle-même, et elle en a besoin, trompée qu'elle a éié par les exagérations de l'anglomanie, dans les trente-cinq dernières années de monarchie qui viennent de s'écouler. Ces chiffres auront une grande signification, si l'on se souvient que, depuis cinq ans, les efforts les plus désespérés du capital et du libre commerce n'ont pu permettre à l'Angleterre de revenir au niveau des exportations qu'elle avait atteint en J845. — A partir de cette époque, la France n'a cessé de grandir, tandis que l'Angleterre a réellement décliné. —
Question de quantités à part, la suprématie industrielle de la Grande Bretagne est-elle vraiment incontestable? Retirez-lui sa fabrication de coton, uniforme, toute mécanique, stéréotypée en quelque sorte; oii sera sa prééminence? Manchester et ses succursales peuvent-elles lutter avec l'est et le nord de la France pour les cotons imprimés, pour les articles de fantaisie? Produire des myriamèlres de coton uni, c'est-à-dire utiliser des machines, voilà tout ce que sait l'industrie cotonnière de l'Angleterre. N'exigez rien de plus ; ses dessinateurs ne connaissent que la ligne droite et le compas; ils n'ont pas le sentiment des nuances, de l'harmonie, du trait; ce sont des géomètres, mais ce ne sont pas des artistes.
C'est à la puissance aveugle et formidable de la matière que l'Angleterre doit principalement ses succès, tandis que, dans les procédés mécaniques
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que l'industrie française appelle à son secours, il y a toujours une large part réservée à l'intelligence, à la personnalité de l'ouvrier.
En Angleterre, que le peuple des centres manufacturiers se lasse d'alimenter de sa chair et de son sang les engrenages de la fabrique, et l'industrie colonnière aura cessé d'exister. Que l'Amérique mette un droit plus élevé à la sortie de ses cotons, ou finisse, — ce qui est dans un avenir prochain, — par les employer elle-même, et la manufacture anglaise aura encore cessé d'exister. Quoi qu'il arrive, au contraire, la fabrique française se maintiendra, aussi longtemps que le goût subsistera en Europe.
La France dans l'industrie, comme dans les arts, comme dans la politique , est un foyer d'initiative. Le berceau de son industrie se perd dans la nuit des temps. Souvent elle crée, et quand elle prend h l'étranger un procédé nouveau, elle le fait sien, en lui donnant, avec le cachet de son génie, ce caractère d'élégance et de grâce qui le fait accepter du monde entier.
On se trompe donc, quand on suppose que la science manufacturière est le privilège de la race anglo-saxonne. Et, en effet, presque tous les États européens avaient déjà d'importantes fabrications, que l'Angleterre était encore dans l'enfance de la civilisation. Qui lui a fourni ses premiers tisserands pour la toile et pour le drap? Les communes florissantes des Pays Bas. Qui lui a donné ses tisseurs en soie? Louis XIV décimant la France sous
l'inspirai ion farouche des jésuites, et détruisant, en un jour, le merveilleux édifice élevé à la gloire de l'industrie française par le grand Colbert.
C'est à dater de cette époque seulement, que l'industrie anglaise commença à compter dans le monde, tant il est vrai que l'Angleterre n'a vécu surtout que d'emprunts. Et la vapeur, et le gaz, vat-on dire ? Oh ! sans doute, elle a appliqué ces deux admirables découvertes, appelées à rendre de si grands services à l'industrie ; mais qui ne sait que c'est en France que les lois en furent posées par deux génies méconnus !
Indépendamment du coton, l'Angleterre fabrique aussi des draps, des soieries, des toiles de lin, des tulles, enfin elle a ses charbons et ses fers, ses ateliers de construction. Mais je retrouve toutes ces industries en France, et j'ose dire, sans crainte d'être démenti, que sur beaucoup de ces points, la France l'emporte sur l'Angleterre.
Nos draps, nos tissus de laine, nos batistes, nos toiles, sont-ils repoussés, par hasard, pour les produits similaires anglais? La nature de nos exportations ne nous laissepointde doute à cet égard, et ce n'est pas seulement à l'empire du caprice que ces articles doivent le succès qu'ils obtiennent sur tous les marchés du monde, c'est à une préférence justifiée par leur merveilleuse perfection.
Où est donc, encore une fois, la supériorité si préconisée de l'Angleterre?
Il faut descendre dans ses mines, visiter ses hauts-fourneaux, ses laminoirs, ses usines mé-
lallurgiques pour reconnaître la véritable puissance de l'industrie anglaise. Mais la France n'at-elle point aussi ses mines inépuisables de charbon et de fer, et si jusqu'ici le prix du fer s'est maintenu à un taux exorbitant, si la fabrication ne s'est pas développée davantage, si le charbon lui-même est resté trop cher, ignore-t-on que le mal dépend de la coupable indulgence du pouvoir pour les monopoles, et qu'il suffît d'un jour, d'une heure, d'un décret, pour que l'obstacle disparaisse. Qui peut calculer jusqu'oii s'étendront, chez nous, l'extraction de la houille et la fabrication du minerai, quand le crédit sera organisé, les voies de transport mises h la portée de tous, quand, enfin, la commandite intelligente et paternelle de l'élat sera substituée aux concuirences de la féodalité industrielle.
Ces points résolus — et la démocratie les résoudra — la France n'aura point à redouter le parallèle. Je dis plus, elle l'emportera infailliblement, car, elle a pour elle une éducation scientifique bien supérieure à celle de l'Angleterre. Ses savants occupent le premier rang en Europe, et comme théoriciens et surtout comme vulgarisateurs. Nulle part, les classes ouvrières ne renferment d'iniel- Tgences mieux préparées à profiter des enseignement de la science, à les féconder par la pratique.
L'Angleterre féodale et marchande estime l'ouvrier comme la monnaie d'un cheval de vapeur, elle va chercher au loin des acheteurs et les convertit, au besoin, à coups de canon. La France ré-
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piîbiicîiine n'aura pas besoin de sortir de son sein, pour trouver le placement de ses produits. Que les travailleurs cessent de payer !a prime exorbitante du monopole capitaliste, et ils deviendront tout à la fois producteurs et consommateurs. Alors, les découvertes du génie, les procédés shnpli ficaieurs profiteront à tous, en accroissant la richesse collective. Alors, s'ouvrira pour la France un large avenir de prospérité et ses progrès dans l'industrie répondront à ses progrès dans les réformes politiques et sociales.
Vers quelle fin tend l'industrie anglaise? Elle court en aveugle à la banqueroute et au suicide; l'industrie fiançaise, plus heureuse, a mesuré la carrière qu'elle veut parcourir, et elle ne s'arrêtera qu'après avoir atteint son but : réaiancipaiion du travail et la solidariié.
Le commerce maritime de la France ne voit-il pas aussi s'ouvrir, devant lui, des perspectives as. surées, qui se ferment déjà et qui se fermeront de plus en plus pour le commerce maritime de l'Angleterre.
Dans les premiers temps delà civilisation, alors que les transports offraient des risques considérables, alors que la navigation était pleine de périls, que les routes de terre éiaient injpraiicables et peu sûres, on comprendra que le conimei ce ait joué in rôle des plus giands sur le théâtre du monde, puisqu'il avciit pour mission de meUi'e en contact les produits et les consommateurs, et que sesévoluticns, selon qu'elles sont lentes ou faciles, se traduisent en
perte ou en gain pour la société tout entière. Mais aujourcrhui, avec les canaux, les chemins de fer, les bateaux à vapeur et les progrès de la science maritime, le commerce, proprement dit, c'est-à-dire la fonction des intermédiaires doit perdre de son importance. Dans un temps rapproché, le niveau s'établira, poLu- ainsi dire, entre les peuples, et la régularisation des échanges internationaux ne permettra pins h la Grande Bretagne, par exemple, d'accaparer les transports maritimes et de confisquer la mer à son profil. On n'a point oublié, sans doute, dans quel degré d'infériorité, cîle se trouve déjà placée vis-à-vis de la marine américaine.
Que doit èlre le commerce régulier d'un peuple? L'exportation de ses produits, l'imporlalion des provenances étrangères, enfin le transit. Cependant, il faut tenir compte du droit égal appartenant à chaque nation, ce qui, nécessairement, réduirait le mouvement commercial de moitié, si toutes les nations étaient maritimes.
Admettons donc qu'en moyenne , chaque peuple maritime pourvoie directement au service de ses échanges lointains, la France n'est-elle pas dans une position au moins égale à celle de l'Angleterre ?
IS'a-t-elle pas des produits naturels que nul ne peut lui disputer, des merveilles d'art et de mode, connues dans le langage commercial sous le nom d'articles de Paris? Comme retour, n'a-t-elle pas le colon, le sucre, le café, le thé, les épices, et les
matières premières nécessaires à son indiislrie.
Que la production prenne un grand développement, que la consommation monte à la hauteur des besoins, et la navigation commerciale se développera chez nous avec rapidité , car la France est plus favorisée, en matériaux de construction, que l'Angleterre. Plus la richesse des autres peuples s'accroîtra, plus les produits français seront demandés sur les places du dehors. En sera-l-il de même pour la Grande-Bretagne? Évidemment non. Tout ce qui fait l'importance du commerce anglais se réduira nécessairement aux exigences du marché national, dès que l'Europe, démocratiquement organisée, aura cessé d'être la tributaire et la vassale de l'Angleterre.
îl est un autre point sur lequel la fortune à venir de la France ne saurait être douteuse, je veux parler des bénéfices du transit. Par sa position, la France est le chemin obligé que doivent traverser les échanges opérés entre le nord et le midi de l'Europe; l'importance nouvelle réservée h la Méditerranée et à l'Orient promet un immense accroissement au transit français. La Suisse, une partie de l'Allemagne, la Belgique, l'Italie, l'Angleterre elle-même devront, de toute nécessité, recourir à l'intermédiaire de la France. La France a donc de riches horizons devant elle, l'Angleterre n'eu saurait dire autant. Chaque jour, tombe une des perles de sa couronne; sa marine est en décroissance, parce que son industrie décheoit ellemême devant les concurrences étrangères, l^our
que l' Angleterre continue d'être ce qu'elle est, il faut que l'Europe se replonge dans l'esclavage et l'ignorance. Pour que la France s'élève, il faut que l'Europe s'affranchisse et se moralise par le travail. Ainsi, à tous les points de vue, l'Angleterre représente, pour ainsi dire, le mauvais génie du monde, la France, au contraire, ne trouve son bonheur que dans le bonheur de tous les peuples.
Que le commerce intérieur, en France, manque de force et de persévérance, je le conçois et suis loin de m'en effrayer. Demain, une bonne organisation de crédit peut lui donner une impulsion jusqu'ici inconnue, mais les efforts de la démocratie devront tendre inévitablement à simplifier les rouages de l'organisation commerciale, à rendre à la production un grand nombre des agens employés au service de la circulation. Toute intervention qui n'est pas absolument indispensable, entre le produit et l'acheteur, est un mal. Je n'ai donc point à rechercher si les conditions actuelles du commerce intérieur sont plus ou moins satisfaisantes en Angleterre qu'en France, car, en France même, elles devront être modifiées. Ce que je rappellerai, c'est que, tandis que nous avons biisé toute entrave, le commerce de l'Angleterre, dans plusieurs de ses branches principales, en est encore aux corporations.
.le me bornerai à constater que le commerce français, tel qu'il est constitué, offre bien plus de sécurité que le commerce anglais, qui ne repose que sur des échanges de valeur s'annulant mu-
Inelloment. Quoiqu'en France, la comniandile ait eu ses excès et ses victimes, il est certain que le commerce français est dans des conditions [)rëfërables, qu'il a des racines dans le sol, qu'enfin son capital ne repose pas, principalement, sur du papier de complaisanc .
En présence des colonies sans nombre de la Grande-Bretagne, oserai -je parler des nôtres?
— J'ai essayé de tracer un tableau des possessions de l'Angleterre dans les deux mondes, et je ne sais même si je suis parvenu à en donner la liste bien complète. Comment h l'énorme cliartrier de la féodalité britannique puis-je opposer le modeste répertoire des colonies françaises? — Si cependant — et l'Angleterre est là pour le prouver — les colonies ne valent pas ce qu'elles coûtent, je ne puis que féliciter la France de son indigence relative. Naguère, l'Angleterre soutenait, contre les colonies d'Amérique, une lutte malheureuse pour les faire rentrer dans l'obéissance; et voilà qu'aujourd'hui — on ne saurait assez le répéter
— elle se prépare à abandonner toutes celles qui lui sont restées , tous ces magnifiques royaumes qu'elle ne peut plus entretenir, et qui font encore sa prépondérance dans l'univers. Ce sacrifice consommé, — et de gré ou de force, il s'accomplira,
— ne serons-nous pas plus avancés que la Grande- Bretagne ?Car nous aurons à porter à ses anciennes possessions , émancipées sous la loi du libreéchange, plus de provenances qu'elle-même.
Lorsqu' après la découverte du nouveau monde,
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l'Europe s'en disputa les lambeaux, le code des vainqueurs n*av£iit qu'une règle : l'oppression sous toutes ses faces. L'esclavage des indigènes, l'allribulion aux colons de toutes les propriétés, la subalternisation de la colonie aux intérêts ou aux passions de la métropole, voilà ce qui constituait le système de colonisation poursuivi par l'Europe, et c'est encore, aujourd'hui, la règle de 1" Angleterre, pour un grand nombre de ses populations transatlantiques.
Qu'est-il arrivé? Il n'existe aucun lien d'affection et de reconnaissance, entre l'Angleterre et ses possessions lointaines. Après avoir été impitoyablement exploitées, elles sont tombées dans un tel épuisement, qu'elles sont devenues une charge improductive et ruineuse pour la mère-patrie. Une seule pensée les domine, c'est une séparation prochaine, définitive, et parmi les hommes d'éiat les plus influents d'Angleterie, quelques uns en sont arrivés à réclamer eux-mêmes ce remède héroïque, tant 1 union de l'Angleterre et de ses colonies a été pénible et inféconde.
Les colonies que les traités de 1815 ont laissées à la France sont-elles animées de pareils sentiments? La désaffection en est-elle venue à ce point, qu'un divorce soit fatal et prochain? Dieu merci! il n'en est rien, grâce à la puissance de cohésion qui distingue l'esprit français; nos colonies n'ont qu'un vœu : c est de rester françaises. Toutes les joies et toutes les douleurs de la patrie
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trouvent un écho chez ces filles de notre nationalité.
Aussi, n'est-ce pas une question de profils et pertes qui s'agile entre la France et ses dépendances, c'est une question de fraternité. Il n'est pas très prouvé, par exemple, que la position faite aux colonies leur soit lucrative, on peut également douter qu'au point de vue commercial, la métropole en retire des avantages sérieux, mais, encore un coup, là n'est pas la question. Par ce qu'elle en est séparée par l'immensité de l'Océan, la France n'en est pas moins la mère commune où vienneiU aboutir toutes les espérances. En France ou dans les colonies françaises, qui a jamais songé à proposer la rupture de cette union tradilionelle ? S'il y a des sacrifices à faire, qui songe à les marchander ?
Si je cherchais parmi les îles ou les portions de continent qui, après avoir vécu sous f administration paternelle de la France, sont passées, par le malheur des temps, dans les mains de f Angleterre, je trouverais partout f ineffaçable empreinte du génie français, le souvenir vivant du passé, et f espoir d'un prochain rapatriement.
Peut-on en dire autant des colonies qui ont eu le bonheur d'échapper à f exploitation britannique? Elles ne subissaient que bien péniblement son joug, et quoiqu'elles aient pu souffrir dans la transition, elles n'ont jamais reporté vers l'Angleterre un regard d'émotion ou de regret.
Un dernier mot relativement au crédit français:
Oui, le crédit français est insuffisant, mais la démocratie n est-elle point en mesure d'arracher la France aux pratiques infécondes du privilège monarchiste et de la féodalité iînancière?
Quand l'impôt se résumera en une taxe unique, générale, directe et progressive en raison des fortunes, lorsque l'état se réservera la plus importante fonction sociale — la répartition du crédit — l'agriculture et l'industrie recevront lïnipulsion puissante qui leur a fait défaut jusqu'à ce jour.
Au lieu de subordonner l'agent essentiel de la richesse publique à un aréopage de banquiers, comme en Angleterre, et de demander aux individus le crédit qu'ils sont impuissants à donner, la république fondera le crédit collectif. Une banque centrale à Paris, agissant sous le contrôle de la représentation nationale, ayant des succursales dans tous les cantons pour répandre partout la vie et le travail, voilà ce que le peuple attend et que la démocratie seule peut réaliser. Le crédit n'a appartenu, depuis des siècles qu'à la terre et à l'argent, il deviendra désormais l'apanage du travail.
Ce n'est pas ici le moment d'entrer dans tous les développements que nécessite une combinaisou de cette importance ; je l'ai étudiée, approfondie, mais il me suffit de poser le but vers lequel est entraînée la société française. Après avoir réalisé l'unité politique sous toutes ses formes, elle doit arriver à la centralisation des forces sociales, par l'organisation du crédit unitaire.
à.iC DE LA DÉCADENCE DK LA.NCLETERRE
La France est mûre pour celle rërorme, qui, à elle seule, entraîne toutes les autres, en assurant l'émancipation complèle du travail ; je n'ai donc pas à rechercher si la banque de France et ses comptoirs sont ou non inlërieurs à la banque d'Angleterre et à ses annexes. Des deux côlés, je vois des inléréls privilégiés, la source où vient s'alimenter l'usure, le point central où aboutissent toutes ces honteuses spéculations qui s'exercent sur le travail et la petite j)ropriété.
Que l'Angleterre, en multipliant à l'infini ses capitaux fictifs, ait élé amenée à réduire le taux de l'ar^iienl, tandis que la banque de France vend plus cher ses services, au fond la situation est la même et les résultats sont identiques. Néanmoins, j'ai déjà prouvé comment le crédit, en France, présentait plus de stabilité qu'en Angleterre. Dans ce (loi nier pays, il ne puise ses garanties que dans sa monstrueuse exagération, tout le monde étant intéiessé à retarder la chute d'un édilice qui , pour affecter des proporlions colossales, n'en repose pas moins sur les bases les plus fragiles.