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quelquefois une rapidité effrayante, et il suffit de quelques mois pour voir s'établir l’ascite, les œdèmes, la cachexie.
C'est ainsi que la malade de M. Jayle succomba trois mois après l'intervention.
Du reste, comment préjuger de l’évolution de ces tumeurs quand nous savons que la marche des sarcomes eux-mêmes est extrêmement variable ? N’a-t-on pas signalé des cas où un sarcome resté latent pendant cinq, dix, et même douze ans, se mettait à évoluer avec une rapidité effrayante ?
Nous ne pouvons done savoir ni quand un fibrome dégénère, ni combien de temps sépare le début de cette dégénérescence de l'issue fatale. Il nous suffit de savoir qu'il arrivera un moment où il évolueràa comme le pire sarcome.
Le pronostic doit donc toujours être extrêmement réservé, si l'on à un soupçon quelconque sur la nature histologique maligne de la tumeur. Même lorsqu'il s’agit d'un fibrome où tous les symptômes concordent pour rassurer sur la bénignité, il faut être réservé, car on ne sait jamais com-
ment peut finir un fibrome de l'ovaire.