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parents au-dessous des papilles dans le tissu œdémateux.
Enfin nous avons biopsié une malade couchée au n° 31 de la salle Henri IV et dont l’observation a été publiée (1).
Ici, d’une façon générale, on note l’hypertrophie de l’'épiderme en l'allongement des cônes inter-papillaires parallèlement à l'allongement des papilles.
En dehors de la région centrale il y a peu d'œdème par comparaison avec le cas précédent, mais au centre, on trouve une sorte de disque pseudo-membraneux qui a pénétré dans l’épiderme et l’a décollé largement au niveau de la couche granuleuse.
1° En dehors de ce disque on trouve des lésions assez exactement limitées au corps papillaire une infltration cellulaire diffuse du tissu papillaire et du réseau sous-papillaire formée de lymphocytes avec un nombre relativement assez faible de cellules cosinophiles.
2° Mais dans le disque leur nombre devient considérable et presque tous les leucocytes que l’on y trouve ont le type que nous avons décrit pour les eosinophiles de l’Herpès gestationis.
Ici encore en dehors du disque on trouve des éosinophiles ayant émigré dans l’épiderme.
VI. Que peut-on conclure de ce qui précède ? — Dans les 4 cas que nous avons examinés, nous avons trouvé en abondance dans la peau des éléments ayant une réaction tout à fait particulière. Ces éléments abondants dans le derme se retrouvent dans les vésicules et les bulles, qu’il
(1) Wickxam. Annales Dermatologie, 1893.
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s'agisse de petites cavités situées entre les cellules du corps muqueux comme dans le cas d’herpès gestationis ou de décollements soit entre l’épiderme et le derme soit dans les couches épidermiques mêmes. <
On peut même les trouver à l’état de cellules migratrices isolées dans l’épiderme. 6
Les autres faits histologiques sont accessoires.
L’æœdème du corps papillaire, la diapédèse péri-vasculaire, l’hypertrophie inconstante de l’épiderme, etc., tous ces détails paraissent un peu négligeables, car en euxmêmes ils n’ontrien de caractéristique, rien de spécifique.
Du reste, nous renvoyons pour l'étude histologique plus complète au mémoire qui sera publié dans les annales de Dermatologie qui paraîtra en avril et mai 1895.
vil. Les histologistes récents n'ayant pas recherché en général la présence des cellules d’Ehrlich dans la peau, nous ne pouvions comparer notre description à celle qui a été donnée d’autres maladies vésiculeuses etbulleuses.
D'autre part, limité par le temps, nous n'avons pu étudier les lésions microscopiques de ces diverses affections. Mais nous avons vu dans la dermatose de Duhring que les vésicules sur les coupes contenaient des éosinophiles.
Il suffit de retirer le liquide des vésieules et des bulles chez les malades et de l’examiner pour avoir des renseignements sur les différences qui existent entrela maladie de Duhring et d’autres affections (1).
1° Vésicules d'Herpès Gestationis. sur 227 leucocytes, 214 éosinophiles.
(4) Voir Lereppe et. Perrin. Étude histologique sur le contenu des vésicules et des bulles. Société de Dermatologie, avril 1895.
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2 Maladie de Dühring (21 salle Gibert), Sur 48 leucocytes, 9 éosinophiles seulement.
3° Maladie de Dühring, (87, salle Saint-Louis) sur 151 leucocytes, 50 éosinophiles.
4° Maladie de Dühring (31,salle Henri IV), sur 29 leucocytes, 10 éosinophiles (1).
9° (a) Zona vésiculo-bulleux hémorrhagique. Sur 160
leucocytes, en grande majorité poly-nucléaires, pas d’éo-
sinophiles.
(b) Zona vésiculeux. e 63 leucocytes, pas d’éosinophiles.
6° Ærysipèle de la face avec phlyctènes. Sur 202 leucocytes, pas d’éosinophiles.
1° Vésicules produites par brûlures sur la peau. Peu de globules blancs, mais on ne trouve aucun éosinophile. |
8° Herpès vulgaire fébrile de la face, à à vésicules en voie de suppuration. Sur plusieurs centaines de globules blancs ; pas d’éosinophiles.
9 Vésicules d'Eczéma. Sur 210 globules blancs : pas d’éosinophiles.
10° Gale : Vésicules du poignet non suppurées. Sur 250 globules blancs, pas d’éosinophiles.
11° Nous avons examiné un cas de pemphigus foliacé, du service de M. le docieur Hallopeau. Il existait sur les mains des bulles sans lésions d’érythème périphérique.
(1) Dans une deuxième numération, nous avons trouvé chez le ma-
lade no 37 (Saint-Louis) sur 129 globules blancs 26 éosinophiles seulement, et chez la malade no 31 (Henri IV) sur 165 globules blancs, 79 éosinophiles chez la malade n° 21 salle Gibert 30 0/, des leucocytes étaient éosinophiles. Il y a, évidemment, des différences dans le rapport de ces derniers au nombre total des leucocytes suivant la bulle examinée, son âge, le plus ou moins de suppuration, etc.
Sur plusieurs centaines de globules blancs, presque tous poly-nucléaires aucun n’était éosinophile.
42% Enfin nous avons étudié le liquide des vésicules chez un malade atteint d’érythème polymorphe, purpurique. Sur près de deux cents globules blancs nous n’ayons trouvé qu’un éosinophile.
Cette statistique est assez étendue pour nous permettre de conclure, elle constate l’importance des cellules d'Ehrlich dans la dermatose de Duhring, elles paraissent la caractériser microscopiquement, et la distinguer d’affections vésiculo-bulleuses de la peau, au point de vue pathogénique.
Nous devions enfin rechercher l’origine de ces éléments. La substance acidophile se forme-t-elle dans la peau où elle serait absorbée par les leucocytes, ou existe-t-elle déjà dans le sang ? Il fallait étudier celui-ci, ce que nous avons fait dans trois cas. Chez le malade couché au n° 37 de la salle Saint-Louis, sur 183globules blancs, dans le sang, 34 étaient éosinophiles soit 18,5 pour 100. Chez la malade n°31 Henri IV, sur 241leucocytes, 29 étaient éosinophiles, soit 12,5 pour 100. Chez la malade 21 salle Gibert la proportion était de 13,5°/,. Aucun des malades n’avait deleucocytes, nous avons compté chez eux 6 à 7000 leucocytes par millimètre cube. Notre femme, atteinte d’'herpès gestationis offrait 17000 globules blancs par millimètre cube; nous ne pouvons rien affirmer sur le nombre des éosinophiles, leur rechercheayant été faite au début de ce travail, alors que nous n’avions pas une technique suffisante (5).
(2) Notre technique est la suivante : les lames, qu'il s'agisse de sang ou de liquide des vésicules, sont fixées, après dessication à la température du laboratoire par l'eau phéniquée à 3 p. 400. Puis on lave, et on colore par le réactif de Biondi, cinq minutes, à 50° environ.
UHAPITRE V ESSAI PATHOGÉNIQUE
On a émis jusqu'ici deux opinions sur la nature de la dermatose de Duhring.
Les uns en font une tropho-névrose, les autres rapportent les accidents à une auto-intoxication.
En faveur de latropho-névrose, on a invoqué :
Les paresthésies,
La disposition symétrique deslésions cutanées.
L'existence d’éruptions vésiculeuses ou bulleuses au cours des affections nerveuses.
En faveur de l’auto-intoxication.
On fait valoir :
1° La diminution de la toxicité urinaire et l’abaissement notable du taux de l’urée (Bar).
2° L'influence aggravante qu’exercent sur les poussées éruptives certaines ingestions alimentaires (Jamieson- Sherwell White).
æ La polyurie, l’hypertoxicité urinaire, le relèvement du chiffre de l’urée excrétée, observées chez les accouchées à la période de guérison.
L'étude histologique que nous avons faite nous conduit à admettre cette deuxième théorie.
Nous avons recherché chez trois malades quel était le