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sicules qui ont perdu leur liquide et- dont le sommet est plat
et brillant. Elles sont très prurigineuses et le prurit précède leur apparition de même qu'il précède aussi chaque formation de bulles.
Sur l’aréole du sein gauche existe une bulle oblongue à contenu purulent et sur le sommet du mamelon droit sont deux vésicules qui le rendent douloureux au toucher.
L'enfant ne prend pas le sein : il reçoit le lait artificiellement recueilli. ©
21 avril. — Tout le côté droit de la face et une partie du cou sont d’une couleur scarlatiniforme et ont un aspect infiltré, mais la rougeur disparuten quelques jours. Une vingtaine de bulles furent piquées avec soin et le liquide qui s’écoulait offrait toutes les colorations (eau de roche, jaunâtre, rose, purpurique). Température atteint 101° dans l’aisselle.
23 avril. — Grande amélioration, seulement quelques nouvelles bulles sur les poignets : toutes les autres lésions sont en voie de guérison. .
Température 98 5/8. :
1e" mai. — On cesse liqueur de Fôwler qui est remplacée par une mixture tonique contenant de la strychnine.
3mai.—Quelques nouvelles vésicules sur les bras. Lésions furonculeuses sur la portion supérieure des bras et dans l’aisselle.
Quelques bulles se sont formées sur la plaque cicatricielle du bras gauche.
7 mai. — Plusieurs bulles sur les bras. Groupe de petites vésicules au centre de la paume de la main droite. On administre à nouveau la liqueur de Fowler à la dose de 5 gouttes.
11 mai. — Il apparaît encore de petites vésicules sur les bras et le dos des mains. Nouveaux furoncles dans laisselle et sur la poitrine.
21 mai. — Les bulles les plus récentes sont aplaties, peu tendues, petites. La secrétion est résorbée dans leur intérieur et des croûtes jaunâtres semblables à celles de l’impétigo les remplacent,
SES es
Les régions guéries sont desquamantes ainsi que la paume des mains. On voit encore des vésicules en groupes arrondis sur la face plantaire, sur les bords des pieds et sur le cou de pied.
1er juin. — Tout traitement est suspendu et la malade va beaucoup mieux. |
20 juin. — Les pigmentations rouges qui marquaient la place de lésions s’adoucissent et prennent une teinte brune.
11 juillet. — Tout le tégument est détergé. Les bras sont couverts de taches pigmentées brunâtres qui représentent les anciennes bulles cicatrisées.
La guérison est complète et définitive.
Cas DE J. G. Wire. — Derinalilis gestalionis. — The history of a recurrent dermatosis. Boston M. and. S. Journal, 1889.
Jeune femme de 22 ans accouchée en juillet 1886 de son premier enfant."
Première A tlaque.— Trois semaines plus tard apparait sur la poitrine une fine éruption que son médecin appelle eczéma.
Trois jours après elle fait une promenade aux bords de la mer,mange quelques coquillage. et le lendemain toute sa peau devient rouge et quelques plaques ortiées se développent accompagnées d’un vif prurit.
Voici la description de l’éruption telle que me l’a transmise le Dr Whittier : Sur la partie supérieure de la poitrine respectant les seins : érythème prononcé avec élévations papuleuses et plaques ortiées variant en longueur et en largeur, de quelques lignes à un pouce.
En 6 semaines toute la surface du tégument fut envahie à Fexception de la face et du cuir chevelu.
Sur la ceinture et les organes génitaux, sur la face interne
PR
des cuisses et sur les avant-bras rougeur très vive et nombreuses papules et vésicules suintantes et desquamantes.
Quelques légers troubles généraux, fièvre peu marquée et surtout prurit et sensations douloureuses presqueintolérables. On pense à une urticaire liée à la parturition et à une alimentation irritante et aggravée par les démangeaisons.
Novembre 1886. Le Docteur While voit la malade neuf semaines après son accouchement. La face présentait l'aspect d’un eczéma subaigu (c’est-à-dire papüles, excoriations.écailles avec rougeur diffuse et infiltration considérable). Le téou-
ment présentait des lésions d’urticaire chronique, dés surfaces
d’érythème fugace et des plaques ortiées disséminées. En deux à trois semaines de traitement local adoucissant, la peau fut détergée.
Deuxième allaque. Six mois après sa guérison, en pleine santé, nouvelle éruption. Elle avait mangé du porc rôti et 24 heures plus tard, troubles intestinaux et urticaire rouge, généralisée qui dura peu et se termina par une desquamation abondante. | *
Troisième atlaque. En 1888, au deuxième mois de sa seconde grossesse, ayant mangé une salade de homard elle est . reprise en 24 heures de troubles gastriques et d’une urticaire généralisée. Kile se plaignait de frissons et de vives démangeaisons. |
Quatre jours plus tard, sur quelques plaques ortiées se développèrent des bulles qui se réunissaient par places pour former des ampoules considérables. Après rupture des bulles on voyait des surfaces dénudées et suintantes.
L’érythème desquama et en deux semaines tous les symptômes cutanés avaient disparu.
Quatrième allaque.—La guérison se maintint pendant toute
la grossesse, mais une semaine avant la naissance de l'enfant (1® novembre 1888) sans aucune imprudence d'alimentation, la peau devint rouge et présenta ça et là de petites bulles séreuses
très prurigineuses : cet état dura peu et la peau avait son aspect normal au moment de l'accouchement. :
12 novembre. — Trois jours après la délivrance la secrétion lactée s'arrête. Un prurit violent apparaît à la nuque et gagne tout le corps. Peau rouge, irritée, frissons et vomissements.
15 novembre. — Largesbulles se forment sur la peau du dos et àleur suite on voit des surfaces ulcérées, saignantes très douloureuses.
15 novembre. — Petites vésicules sur les épaules et hyperhémie généralisée de la peau. Lochies de couleur brune, mais - nullement mauvaises.
Température — 101° à 104.
16 novembre. — Elle entre à l'Hôpital général de Massachusetts. Toute la peau était rouge, luisante, tendue, comme échaudée. Quelques bulles pas bien grosses s’étaientformées, mais il n'y avait pas de vésicules. Les parties supérieures du dos présentaient des surfaces dénudées, suintantes.
La maiade était faible — pouls 120. — Respiration 30. — Température 105,
Traitement. — Enveloppement avec larges compresses sur lesquelles on étendit de laxonge mélangée avec de l’eau de rose. On ajoutait un peu d'acide borique, au niveau des surfaces dénudées.
Le 19 novembre. — L'érythème diminue.— bulles nouvelles séro-purulentes sur le tronc etles membres.
Le 21 novembre. — Escharre sacrée par pression du decubitus et ulcération superficielle — On voit de petites pustules sur le dos des mains, sur les avant-bras et sur le bas des jambes. L'état général s'amende, la malade reprend des forces et de l'appétit.
Du 22 au 28. — A noter poussées furonculeuses sur le sein gauche, sur une joue —- et pustules disséminées sur les membres. — Cicatrisation des plaies du dos et de lescharre sacrée.
La malade peut quitter son lit. Elle sort de l'hôpital dans les
AS Rene *
premiers jours de Décembre — tout le tégument desquamait et le prurit persistait. Peu à peu la peau reprit sa couleur normale — il y avait seulement une légère rougeur au niveau des anciennes lésions et trois grosses phlyctènessur le poignet droit, et le 21 décembre le tégument était sain.
Le 7 janvier. — Poussée d’urticaire avec papules entourées d’un cercle rouge correspondant au retour des règles. — Pas d’autres phénomènes généraux. — Santé parfaite. En 24 heures l’urticaire disparaît. L
Cas pu DocTEUR CoIGNET. — Lyon médical, 1892.
V.,30 ans, mariée à 23 ans, a eu 5 enfants,? vivants, 2 morts, l’un à 5 ans du croup, l’autre à ? ans 1/2.
Depuis 5 à 6 ans, poussées annuelles de psoriasis limité aux coudes et genoux. :
En 1887, eczéma pustuleux.
En janvier 1888, au quatrième Imois d’une grossesse, apparaît une bulle à la jambe droite et tout autour se développa une éruption humide.
Elle entre à l'hôpital un mois plus tard, on voyait alors sur les jambes une éruptionayant les caractères de l’eezéma impétigineux et sur les cuisses de vastes plaques ayant à leur centre de petites vésicules entourées d’une zone rouge. Sur le ventre l’éruption était plus sèche et commençait à desquamer.
Température 3905.
Huit jours plus tard, éruption pustuleuse de la face, La malade avorte d’un enfant macéré. Dès le lendemain la peau commence à desquamer et trois semaines plus tard guérison.
En 1889, au sixième mois d’une nouvelle grossesse,une bulle apparaît sur la partie inférieure de la jambe gauche, elle re- * vient à l'hôpital. Elle avait des frissons, une fièvre élevée et une anorexie absolue. Toute la surface du corps est recouverte d’une éruption scarlatiniforme, eriblée de petites vésicules et desquamante, Au-dessous des lambeaux épidermiques
RL Vues
détachés le derme est à nu, ilest sec. L'état général saggrave bientôt.
La malade est prise de douleurs articulaires et de douleurs abdominales, l’éruption s’étend, la desquamation est très abondante. Avortement.
L'amélioration est rapide mais de courte durée. La température remonte bientôt, Le placenta qui était resté dans l’utérus n’est pas expulsé. ,
L’affaiblissement fait des progrès, puis la malade meurt.
CAS DE GEORGES ELLIOT. — Américan journal of the médical Sciences. — Novembre 1892.
F... 35 ans, me consulte en juillet 1890. La maladie de peau a commencé au troisième mois de sa troisième grossesse apparaissant d'abord sur les pieds puis se généralisant. Au cinquième mois elle eut de gros chagrins et l’éruption s’aggrava, elle accoucha prématurément au septième mois. ['accouchement futsuivi d’une amélioration moraentanée mais quelques semaines plus tard il y eut une rechute et depuis, les poussées se sont succédées, les périodes éruptives alternant avec les périodes de calme. |
Au -début l’éruption fut surtout érythémateuse et vésiculeuse, mais en avril 1890 la maladie prit un caractère trèsgrave et sur tout le corps apparurent des bulles généralisées. A cette époque, l'affection durait depuis deux ans et cependant la santé restait bonne. Quand je vis la malade, les phénomènes éruptifsétaient en voie de régression. Leslésions,quioccupaient surtout les extrémités, étaient très prurigineuses, composées de papules, de petites vésicules et de bulles disséminées. On voyait sur le tégument de nombreuses croûtes et des taches pigmentées correspondant aux anciennes lésions.
J'ai traité la malade jusqu’en septembre 1890.
L’éruptiov s’est reproduite plusieurs fois, aucun traitement ne l’a modifiée.
op
En décembre 1890 il y eut une amélioration marquée dans son état de santé et quand je revis la malade en mars 1892 le tégument était complètement normal, sauf quelques taches pigmentées.
Cas pu pocreur Bock. — Rapporté dans Journal of cutaneous and venereal diseases, 1893.
L'auteur décrit un cas de cette maladie chez une femme de 28 ans, chez qui, deux jours après l’accouchement, une éruption apparut sur les paumes des mains et les plantes des pieds, accompagnée de prurit violent.
Pendantsa troisième grossesse, il observa au cinquième mois et pendant huit semaines après la délivrance, une éruption composée de vésicules, de grosses bulles, de papules et de plaques érythémateuses. Cette éruption était absolument symétrique et affectait les extrémités des quatre membres et le tronc. pets |
A la quatrième grossesse, au quatrième mois, une légère éruption apparut sur les avant-bras. |
À la cinquième grossesse, elle réapparut au troisième mois et persista quatre à cinq mois après l'accouchement. L'attaque fut cette fois plus violente, plus douloureuse et fut accompagnée de pustules.
Cas DE MACKENZIE. — Dermatitis herpetiformis. British Journal of Dermatology 1893.
[.—J.S.P.32 ans, entre à l'hôpital de Londres le 12 août 1880.
Au cinquième mois de la deuxième grossesse, éruption qui persiste, en dépit de tout traitement, jusqu’après son accouchement et disparaît deux mois après la délivrance et n’a jamais reparu depuis.
Actuellement enceinte de 5 mois 1/2. Depuis sept semaines se développe une éruption qui a débuté sur les pieds, a gagné
Il © ‘ = : c :
es mains et qui graduellement s’est étendue aux jambes, à
l’abdomen, à la poitrine et en dernier lieu au dos. .
Tout d'abord se formaientde petites plaques rouge-brun, plus foncées à la circonférence qu’au centre, à bords légèrement surélevés et nullement squameuses.
Peu de temps après apparaissent sur ces plaques des vésicules remplies d’un liquide clair. Les unes éclataient, les autres se desséchaient et étaient remplacées par une croûtelle.
Entre les vésicules la peau était irrégulière, semée de nodosités sous-cutanées, comme criblée de grains de plomb. Ces nodosités devinrent bulleuses ou bien disparurent spontanément. Plus tard le contenu des bulles devint purulent et des croûtes jaunàtres, épaisses se formèrent.
Le prurit et les cuissons tourmentaient la malade et l’empéchaient de dormir.
La santé n’était pas altérée.
Voici la description de l'affection pendant le séjour de la malade à l’hôpital.
Toute la circonférence des bras présentait un érythème limité par un bourrelet irrégulier, squameux, plus coloré que le centre du placard qui était brun-jaunâtre.
Le pli du coude était libre.
Sur les avant-bras, les lésions étaient disséminées et entre les plaques il existait des vésicules et des croûtes.
Les ongles étaient secs et fendillés.
Sur la moitié gauche du thorax : deux placards annulaires à bords surelevés et squameux.
Sur les cuisses : nappes érythémateuses, à surface suintante, couvertes d’amas squameux bien circonscrits.
Jambes œdématiées.
Paume des mains plante des pieds intactes.
Quelques vésicules sur le menton.
Peau moite, très irritable.
Température 98° 9 F. Pouls 138.
Pas d’albuminurie.
nN@g- Et
On ordonne du bromure de potassium et lotions de glycérine additionnée de plomb.
Le 20 août les pieds et les jambes sont très enflés — la peau est rouge — tenduë — luisante.
Sur le dos du pied: grand nombre de bulles # contenu généralement clair, quelques- unes seuleinent à contenu supurulent.
Sur les bras : papulo-vésicules mêlées aux bulles.
Malgré les traitements les plus variés, l'éruption s’étendit graduellement sur le corps entier, respectant là paume des
mains et la plante des pieds. Toutes les lésions étaient mé-
langées : érythème, papules, papulo-vésicules, bulles et pustules, apparaissaient en poussées successives pendant que la
malade était tourmentée sans cesse par le prurit et les cuissons.
Les demangeaisons avaient gagné aussi la paume des mains et la plante des pieds, en l'absence de tout élément éruptif ce niveau.
Les ongles étaient desséchés, fendillés et avaient tendance à tomber. |
Ainsi marchèrent les choses jusqu'au 8 novembre, époque à laquelle elle accoucha d'un enfant bien développé, sans trace d'affection cutanée. Le 10 le prurit est moins violent, l’éruption s’affaiblit, quelques vésicules et quelques bulles se forment encore. Peau très pigmentée.
Le 29, c’est-à-dire 3 semaines après l'accouchement, la guérison était complète, le tégument n’était plus irrité, il existait seulement une légère pigmentation de la poitrine et des jambes.
Le 10 mars 1881, à Ja suite de douleurs rhumatismales des membres, éruption pustuleuse envahit les mains et les pieds, les bras, les jambes et la face, respectant le tronc. ù
Les lésions, en se développant, présentèrent le même caractère polymorphe qu'à l'attaque précédente, et on a signalé le groupement des vésicules comme on le voit dans l’herpès:
Le prurit était violent, la malade très affaiblie, avait tempé-
di
rature élevée : 106° F. Elle allaitait son enfant, n’ayait pas eu ses règles depuis son accouchement et était certaine de n'être pas enceinte.
Lotions au glycérolé plombique. Arséniate de soude à l’intérieur. Rapide amélioration.
En 6 semaines la guérison fut obtenue.
II. Femme de 35 ans, qui accouche à terme en janvier 1887, . d’un enfant mort né. Pendant les trois dernières semaines qui ont précédé l'accouchement elle avait éprouvé des démangeaisons à la face et aux mains qui furent suivis d’une éruption de bulles. :
Je la vis en mai 1887, à cette époque, des bulles de dimensions variées existaient sur Ja face, la jambe gauche, sur les
deux pieds et sur les bras. La paume des mains était égale-
ment malade mais à ce niveau : pas de formations bulleuses, simple érythème desquamant. Autour des bulles, la peau était rouge, mais sans induration. On à noté du gonflement de l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce eten même temps de l’enflure du pied droit. La température a été élevée au dé- * but. La malade a été traitée à deux reprises, d’abord du mois de juin 1887, au mois de Janvier 1888; puis en avril 1889 pour une rechute. Cette rechute dura peu et la malade était guérie - le 16 mai 1889. L'auteur signale l'association de la goutte avec la dermatose.
Cas pu Docreur MéLor. Thèse de Lyon, 1894.
Femme A., 26 ans, tissenise, de bonne santé habituelle mais
nerveuse et très impressionnable.
A l'âge de 4 ans a été soignée pendant 45 mois pour une dermatose de nature indéterminée, son père est mort d’une affection cutanée et un de ses frères a de temps à autre des poussées légères d’eczéma. |
En 1891, au deuxième mois de sa première grossesse, une
CRE he
éruption de plaques rouges, légèrement suintantes s’accompagnant d’une sensation de chaleur modérée, apparait sur les épaules et le cou.
En deux mois elle envahit le cou, les épaules, la partie supérieure de la poitrine et la face antéro-interne des cuisses.
Elle est composée de taches rouges, bien délimitées, un peu surélevées, de dimensions variables (un pois, une pièce de 5 francs); leur surface est humide et couverte de croutelles Jaunâtres.
Quelques vésicules d’herpès sur le bord libre des grandes lèvreset sur les petites lèvres. Dans l’aine droite : ganglions un peu gros, indolores. NA
Adénopathie cervicale postérieure assez marquée et deux plaques muqueuses sur la lèvre inférieure.
Etat général excellent, l'appétit est bon, le sommeil tranquille, la température normale.
A partir du 21 mars, les plaques érythémateuses s’agrandissent et se multiplient, et le 28 mars apparaissent des vésicopustules qui se développent les unes sur les plaques rouges, les autres sur la peau saine.
Successivement ces nouvelles lésions envahissent d’abord le cou, le tronc, les bras et les cuisses ; puis les jambes et les avant-bras, puis l'oreille gauche et une partie du cuir chevelu, puis enfin la face. A la date du 16 avril, les vésicules se dessèehent ou se réunissent pour former des bulles à contenu seropurulent qui crèvent, laissant à nu une surface rouge vif, recouverte de squames jaunâtres. Alopécie presque complète.
Cette éruption s'accompagne de douleurs et de cuissons, d'inappétance et d’élévation thermique (3805, 89, 3995) et résiste à toutes les médications.
L'état s'améliore à partir du 18 avril.
En mai et en juin quelques poussées nouvelles. La santé de la malade était particulièrement bonne en juillet.
Elle accouche le 26 juillet.
Quatre jours plus tard : malaise général, élévation thermique
(390) sensations de brûlure et nouvelle éruption qui se généralise en douze heures, gagnant les mains et les pieds; les ongles tombent, elle s’atténue graduellement dès les premiers jours du mois d'août, mais la guérison ne fut définitive qu’en
Janvier 1892,
L'enfant très chétif dès sa naissance, était mort vers la fin de septembre sans avoir présenté aucune manifestation cutanée. | En janvier 1892, en dehors de TOUTE GROSSRSSE, nouvelle poussée de papulo-vésicules très prurigineuses sur le cou et les épaules. La malade revient à l’hôpital et y séjourne jusqu'au 20 septembre de Ia même année.
- Elle eut pendant ce temps plusieurs crises éruptives successives, érythémateuses et vésiculeuses de durée variable (15 jours, 8 jours, 48 heures). Le tégument fut envahi sur presque toute son étendue à l'exception du visage ; les mains et les pieds furent peu touchés et les ongles restèrent intacts.
L'état général demeura satisfaisant. |
Pendant toute l’année 1893, à la moindre fatigue ou à la moindre émotion elle était reprise de légères poussées éruptives, érythémateuses, vésiculeuses, bulleuses, tantôt localisées, tantôt généralisées, qui duraient 24 ou 36 heures. et qui respectaient la face, Le cuir chevelu et les extrémités.
Le 20 décembre 1893, au cinquième mois de sa deuxième orossesse, la malade entra à l'hôpital. Depuis la veille, des tache érythémateuses, rouges, accompagnées ‘de cuissons s'étaient formées autour du cou et sur le poignets.
On a noté avec soin les progrès de léruption qui a gagné successivement la naissance des membres supérieurs (région deltoïdienne) : la partie postéro-externe des bras ; la région dorsale, entre les épaules, en descendant vers les lombes ; la face antérieure du tronc surtout dans la portion abdominale ; la partie antérieure des cuisses et des jambes. Celles-ci sont prises en dernier lieu. Enfin le 10 janvier le visage fut envahi à son tour ; le cuir chevelu fut cette fois respecté.
Les muqueuses demeurèrent intactes.
Au point de vue descriptif les lésions consistèrent.
‘1° en larges plaques érythémateuses, d’un rouge cerise foncé,surélevées, sèches et brülantes qui se développaient sÿ métriquement de chaque côté du Corps, et qui se rejoignaient rapidement en laissant entre elles de petits intervalles de peau saine.
20 Sur ces plaques apparaissaient des vésico-pustules ayant la dimension d’une tête d’épingle, très nombreuses, groupées irrégulièrement, sous forme de petits boutons blancs qui tranchaient par leur coloration sut le fond rouge intense de la peau.
Les vésico-pustules se dessèchentsur place et donnent lieu à de petites squames jaunâtres, sèches et minces qui tombent, ou se réunissent pour former des bulles plus ou moins volumineuses qui crèvent au bout de24 heures et donnentissue à un pus (1) crémeux peu où pas odorant. :
* Toutes les parties atteintes desquamèrent abondamment ; de grands lambeaux d’épiderme se détachaient aux pieds et aux mains. Les ongles se creusent d’un sillon transversal audessous duquelils se mortifient.
Au début de l’éruption, la malade se plaignait de cuissons très vives qui troublaient son sommeil. Elle avait un peu de fièvre le soir (38°4) et se sentait accablée et très faible.
Les cuissons s’accentuèrent et se transformèrent en une sensation de brûlure intolérable : et cependant l'appétit était conservé. On a examiné l'urine : ni Sucre, ni albumine; urée : 11 gr. par litre. Elle ne contenait pas de toxines, le sang n’en contenait pas non plus.
Le traitement interne à été un traitement tonique :
Lait et limonade vineuse.
Vin de Kola, 200 gr.
À lPintérieur Vin vieux, potion cordiale, chartreuse. « Antipyrine, ? gr.
Liqueur de Fowler, 5 à 10 gouttes.
(1) Dans ce pus quelques staphyloccoques et quelques microbes de la suppuration.
SR
A l'extérieur : Grand bain à 35° d’une demi-heure. ss Amidon, 1000 er.
; Acide borique, 250 gr.
Et au sortir du bain, tout le corps était enduit de vaseline ordinaire.
Vers la fin de janvier une amélioration notable se produit et s’accentue pendant la première semaine du mois dé février.
Il y eut plusieurs petites rechutes pendant les trois dernières semaines du mois de février.
A partir du 10 mars, les poussées sont incessantes, durent 2 à 3 jours. Les démangeaisons sont assez vives, l’état général est satisfaisant.
Enfin, en avril, l’état de la malade était meilleur lorsqu’eut lieu laccouchement (17 avril).
Deux jours après la délivrance éclatent les symptômes généraux qui précèdent les éruptions nouvelles (céphalée prurit, élévation de la température 38° ? m. — 39% s.).
Le lendemain, poussée généralisée.
La face est transformée en un masque rouge vif dans lequel les paupières, le nez et la bouche restent indemnes. Tout le corps est envahi de plaques érythémateuses, de vésicules, de bulles et de pustules.
Les membres inférieurs sontsurtoutatteints, etsur les jambes on voit de grosses phlyctènes de 8 à 10 centimètres remplies de pus.
Jusqu'au 5 mai l’éruption est stationnaire et la fièvre persiste (38° matin, 3905 le soir). Et alors se produit une détente marquée ; les lésions rétrocèdent très rapidement. L'enfant meurt le 13 mai de cachexie avec une éruption polymorphe mal caractériséer
La malade a eu depuis cette époque plusieurs poussées tantôt généralisées, tantôt localisées qui survenaient irrégulièrement chaque mois et toujours à la suite d’un ennui, d’une contrariété, d'un accès de découragement et même quelquefois à la suite d’une séance de suggestion. Peu à peu elle re-
LR EEE
prend ses forces, elle a de l'appétit, dort bien, se promène, mais se fatigue vite.
Elle a quitté l'hôpital le 14 octobre 1894 présentant seulement sur la peau quelques: macules -avec légère desquamation.
OBsERVATION bu D' PAUL Bar. — Bulletin de la Société obstétricale de Paris. Février 1895.
28 ans, entre à la maternité de l'hôpital Saint-Louis, le 2 décembre 1894.
Antécédents de famille : Père mort à 53 ans, de pneumonie.
Mère vivante, bien portante, aucune éruption cutanée à ses
. grossesses. :
Un frère et une sœur. Sa sœur a eu plusienrs grossesses sans aucune affection cutanée. .
Quant à elle, elle n’est ni tuberculeuse, ni syphilitique, ni hystérique.
À 19 ans, première grossesse, terminée au septième mois, par la naissance d’un enfant bien vivant.
À 20 ans 1/2, accouchement d’un enfant bien développé. Troisième grossesse en 1888, l’enfant né à terme, mourut 15 jours après. Quatrième grossesse en 1889, l’enfant a succombé 17 mois plus tard à une diarrhée cholériforme. .
En 1890, cinquième grossesse. Deux jours*après l’accouchement la malade eut des frissons, de la fièvre; et autour de l’ombilic, puis sur tout l'abdomen et la racine des cuisses se développe un prurit intense, une poussée d’urticaire. — En quinze jours tout fut terminé. — A deux mois et demi, l’enfant mourut de méningite. -
Au quatrième mois de sa sixième grossesse, la malade ressentit des frissons et eut une fièvre assez vive. |
Deux ou trois jours après, le prurit apparut au niveau de l’avant-bras gauche (face antérieure) gagna l’avant-bras droit et sur les deux membres à la fois se développa une éruption vési--
culeuse. Elle entra dans le service de M. le professeur Fournier où elle resta jusqu’à la fin de sa grossesse.
Pendant son séjour à l'hôpital elle eut D ro plusieurs poussées, vésiculeuses et bulleuses atteignant telle ou telle partie du corps. Seuls les mains, les pieds, le visage furent respectés. Chaque poussée était précédée de fièvre, de frissons, de prurit.
L'enfant naquit vivant et mourut deux mois et demi plus tard de diarrhée.
Deux jours après la délivrance : céphalée, frissons, élévation thermique (38°). Vive sensation de prurit sur les parois abdominales, la paroi thoracique, la face interne des bras, la face antérieure des avant-bras et la face interne des cuisses.
Rapidement se forment des plaques érythémateuses couvertes de vésicules et de grosses bulles.
On voyait sur la face antéro-interne des cuisses, des plaques érythémateuses les unes peu étendues, de forme circulaire, les autres beaucoup plus larges à contours irréguliers. Sur ces plaques se développaient des vésicules très petites et des bulles de dimensions variables. Sur la face antérieure des avant-bras : plaques érythémateuses, surélevées, couvertes de nombreuses bulles, séparées les unes des autres par des vésicules plus petites.
Ces bulles étaient rondes, à paroitendue, contenant par places un liquide incolore et ailleurs un liquide citrin ou opalescent.
Après rupture, on voyait au-dessous d'elles le derme rouge, boursouflé, recouvert de flocons pseudo-membraneux et de lambeaux d’épiderme déchiré.
Les plaques érythémateuses, étaient les unes d’un rouge vif, criblées de petites vésicules, les autres de teinte adoucie recouvertes de croùtelles jaunes plus ou moins épaisses. Les poussées se succédèrent d’abord très rapidement puis s’espacèrent, 5 semaines après l'accouchement, la malade était guérie.
En
Septième grossesse en mars 1894, ad sixième mois, sans fièvre, sans symptômes généraux, prurit au niveau dela région péri-ombilicale. Il apparaît quelques pliques érythémato-vésiculeusés, qui s'étendent bientôt à toute la paroi abdominale, à la poitrine, au dos, aux bras, aux cuisses, respectant le visage, les avant-bras, les mains, lés jambes etles pieds; les poussées persistèrent jusqu’à l'accouchement et il ne se forma Jamais de grosses bulles.
L'accouchement fut normal, l'enfant né vivant pesait 2600 orammes et mourut 7 jours plus tard.
Dès le soir de l’accouchement, la température s'élève et 36 heures après poussée très aiguë érythémateuse, vésiculeuse
-etbulleuse. Les régions les plus atteintes furent Ia face antérieure du tronc et les membres. On voyait des plaques érythémateuses disposéesen ilots irréguliers et de nombreuses bulles qui se formaient rapidement et qui atteignaient sur la face supéro-externe des deux pieds la dimension de grosses phlÿetènes. Le cou, la face, la plante des pieds étaient indemnes. Cette poussée fut très prurigineuse et dura 20 jours. <
Un mois après l'accouchement l’éruption apparut de nouveau respectant cette fois les membres atteignantle cou, le menton et surtout le dos.
À ce niveau, le prurit était intense, et des plaques dérypthèmese formèrent bientôt, couvertes de très petites vésicules qui devinrent pour la plupart pustuleuses.Au bout de12 jours l’état aigu disparut et la guérison semble prochaine car l’état général s’améliore et les phénomènes éruptifs sont de plus en plus rares et de moins en moins étendus. ï