B. 4 10 C. 74 75 à 80 Survie 84 B> 5 89 A
232701 4 Vo A 1% 2 B. 3 5 C. 85 90 B. Dan: Survie 22.10.31 4 2 B. 4 6 C. 80-94 100 A. Survie 20.2.31 6) 30” (EX sup. 90’ Survie 20.2.31 “ 30" C. sup. 2h. Survie PAPAS 8 30” (CS Tr. longue Mort en durée 4 jours 26.10.31 8 30” Ce Tr. longue durée Survie 2H OS 0 30% C. Tr. longue tardif Mort en durée 5 jours ATEMOS 1 10 30” (Ce Tr. longue tardif Mort en durée 6 j.
ACTION D’UNE DOSE-STANDARD D’ACIDE ETHYL-BUTYL BARBITURIQUE, SUR LA FRÉQUENCE DU VOLUME RESPIRATOIRE DU LAPIN.
Expériences du 21 Janvier 1932.
Volume- | Amplitude
Temps Fréquence | minute d’une OBSERVATIONS par kilog. | expiration 16 h. — Masque LONREN 40 520 cc 31,2 161h. 25 — —— —— Injection 0,035 de sonéryl 0 /00 "26 36 375 25 — 28 36 375 25 — 34 — 333 — 0) 40 291 17,5 —. 30 40 281 16,8 — 37 à 40 40 302 18,1 — 52 — 312 — — 57 : — — —— Injection 0,02 éphédrine (en tout) —) 58 48 312 15,7 — 59 48 312 155 ann —. 270 — 2e inj. d’éphédrine, 0,02 en tout — 02 44 333 18,1 — 05 48 364 18,2 — 12 48 375 18,7 — 21 52 500 23 Après quelques efforts animal réveillé.
Température : 3706
LECTURE DU TABLEAU
Action sur le volume-minute. Nous rappelons que l’action de la dosestandard ne détermine pas l’attitude C. brutalement, celle-ci s’installe
dans les 10 minutes.
Nous voyons néanmoins que dans la deuxième minute qui suit l'injection, le volume-minute ramené au kilog. de poids corporel, est déjà abaissé de 28 %.
L’abaissement maximum est observé vers la 11 minute, il est de 46 p. 100. Il se maintient au voisinage de ce taux assez longtemps, puisque 27 minutes après l’injection, il est encore déficient de 40 %,.
Sous l'influence d’une première injection d’éphédrine (0,008 par kilog.), nous n’avons pas observé de réaction respiratoire sensible; une seconde injection effectuée 4 minutes après la première, a déclenché à la fois le réveil de l’animal, la reprise des mouvements respiratoires qui, 20 minutes après la seconde injection d’éphédrine, sont au taux normal.
Action sur la fréquence. — La pose du masque respiratoire, calfeutré avec de la glaise, diminue toujours la fréquence respiratoire. En se basant sur la fréquence chez l’animal masqué et avant l’injection, nous voyons que l'injection de la dose-standard a déterminé une légère diminution de la fréquence, en même temps que l’amplitude était également augmentée, en particulier à partir de la deuxième injection d’éphédrine ; la première en effet a augmenté la fréquence, mais a plutôt légèrement diminué l’amplitude expiratoire.
Volume de l’expiration. — Le volume de l'expiration a été abaissé au maximum de 42 %.
C — RECHERCHES SUR LA TOXICITÉ ET L'ACTIVITÉ DE L’ACIDE ÉTHYL-IS0O-AMYL-BARBITURIQUE
(Amytal)
NH—CO C2H° co E
NH—CO CH:
L’acide éthyl-iso-amylbarbiturique est d'introduction relativement récente dans la thérapeutique. Ce corps a été préparé par TIFFENEAU, pour la première fois. Du point de vue industriel, c’est un composé particulièrement utilisé en Amérique, préparé par les usines Eli Lilly et Cie. De nombreux travaux tant expérimentaux que cliniques ont été effectués sur cette drogue, les efforts ont été particulièrement dirigés dans l'application de l’Amytal comme narcotique de base. Nous ne nous occuperons pas de la bibliographie clinique qui est déjà très importante, nous nous contenterons d’examiner brièvement les principaux travaux expérimentaux ayant eu pour but de fixer la toxicité et l’activité narcotique de l’acide éthyl-iso-amyl-barbiturique et de le comparer aux différents barbituriques connus.
Travaux sur la toxicité et l’activité.
H. SHONLE et A. MOMENT (28) comparant l’amytal et le véronal, injectés par voie sous-cutanée, chez le lapin, déterminent les doses minima effectives et les doses minima mortelles de ces deux barbituriques :
Dose minima Dose minima
effective mortelle VÉRONAT Eur 0,15 0,25 MAMIVELATEE 7 0 0,04 0,17
Un peu plus tard (1926), C. NIELSEN, J. A. Hicains et H. C. SPRUTH (29), employant une solution à 4% du dérivé barbiturique, celle-ci étant injectée comme telle ou diluée de telle façon que chaque
(28) H. SHONLE et À. MOMENT. — Journ. Amer. Ch. Soc., 1923, 14, p. 243. (29) C. NIELSEN, J. À. HIGGINS, H. C. SPRUTH. — The Journ. of Pharm. and Exp. Ther., vol. 26, 1926, p. 371.
animal (rat blanc) reçoive entre 0 cc. 5 et 0 cc. 2de solution recherchent l’activité et la toxicité d’un assez grand nombre de barbituriques en prenant comme test d’activité la disparition du réflexe du conduit auditif externe. Nous conserverons de leurs résultats les seuls barbituriques qui nous intéressent qu’ils classent ainsi :
Par ordre de toxicité croissante: Véronal, Sonéryl, Dial, Amytal, Gardénal, Allonal.
Par ordre d'efficacité croissante : Véronal, Gardénal, Sonéryl (Néonal), Dial, Amytal et Allonal. b
Par ordre de marge de sécurité croissante: Gardénal, Véronal, Allonal, Amytal, Dial, Sonéryl.
La même année, 1926, E. D. W. Swanson et I. H. PAGE (30) donnent pour le chat les toxicités suivantes, pour l’Amytal et le Véronal:
Toxicité par Toxicité par Toxicité par
voie buccale voie s/cutanée voie s/cutanée (chat) (lapin) (rat) ATV CAT ER D EE 0,11 0,10 Néronal ee n0 28 0,29 DST
Ces résultats, comme ceux des auteurs précédemment signalés, sont à rapporter au kilog d'animal. Les recherches de SwANSoN et PAGE pour la toxicité par voie sous-cutanée ont été exécutées avec les sels sodiques.
Du point de vue de l’activité anesthésique, étudiée chez le lapin, l'injection étant faite par voie sous-cutanée, SWANSON et PAGE donnent pour :
Des travaux de NATTAN B. EDDY (31) nous retiendrons que, par voie buccale, chez le chat, le produit étant ingéré en solution
(30) Ed. W. SWANSON et I. H. PAGE. — The Journ. of. Ph. and Exp. Th., 1927, Vol 31% p.\1.
(31) NATTAN B. EDDY. — The Journ. of Ph. and Exp. Th., 1928, vol. 33, p. 43.
à 10 %, la toxicité des barbituriques étudiés par cet auteur, est la suivante :
MÉTOTAÏREREE PE 0 2820706
NM TA ER ol 0 »
MOT AIRRNENP EE MERUT 0 » (sous forme de sel de calcium) SOTÉLYR OM LOI OS LE
Phanodormes 2 1#015:12 »
D’après les recherches de cet auteur sur l’activité comparée de quelques barbituriques, nous pouvons retenir que, pour lui:
a) Le Phanodorme et l’Amytal sont les composés les plus actifs comme dépresseurs et hypnotiques, l’Ipral serait le moins actif du groupe.
b) Le Néonal et le Véronal seraient pratiquement semblables dans leur action (cette assertion est inexacte, d’après nos recherches).
c) Une action analgésique de quelque importance ne s’observe avec aucune de ces drogues, avec des doses inférieures ou égales à 30 %, de la dose mortelle, souvent la sensibilité à la douleur serait augmentée.
d) Pour provoquer la stupeur conduisant à l’anesthésie, il faut employer 50 % de la dose toxique ; même avec 60%, de cette dose, l’insensibilité complète n’est pas obtenue avec certitude, au moins avec le phanodorme et l’amytal.
e) Avec le phanodorme et le véronal, l’auteur (32) n’a observé aucune tolérance chez le chat.
Ajoutons enfin, que pour M. EDppv, la dose anesthésique, prise par voie buccale, serait comprise, chez le chat, entre 50 et 60 milligrammes par kilog. et la dose mortelle serait de 100:milligrammes.
Dans un nouveau travail, MM. SwansonN et H. A. SHONLE (33) déterminent la toxicité de l’Amytal sodique, chez le chien.
(32) NATHAN B. EDDY. — The Journ. of Ph. and Exp. Th., 1929, vol. 37, p. 261.
(33) SWANSON et H. À. SHONLE.— The Journ. of Ph. and Exp. Th., 1931, vol. 41, p. 289.
Par voie buccale, la toxicité est de O g. 125 par kilog. Par voie rectale, — — O0Og. 20 — Par voie veineuse — 20e. 07 ta Or OT
Ces auteurs recommandent d’injecter lentement; nous sommes de leur avis, l'amytal de soude, injecté rapidement (en moins de 30 secondes) peut tuer à des doses très inférieures que la dose réellement toxique (Og. 04 °/ chez le lapin et le chien).
Relativement à l’activité, SWANSON et SHONLE (34) estiment comme dose de léger sommeil, une dose comprise entre 20 et 25% de la dose mortelle, et comme dose d’anesthésie, une dose égale à 55 %, de la dose mortelle.
La même année, FircH R. H. et E. E. Mc. CANDLESS (35) publient leurs travaux relatifs aux doses mortelles d’un certain nombre de barbituriques administrés au lapin par voie intra-péritonéale et par voie buccale. Voici leurs résultats :
Par voie intrapéritonéale :
Nembutal ee FO DIE 054760 Pérnocton 1 3208 SE mMO07S Amytal ANAL OS 000 Cardén al Et 0 Véronahsene nes sn ROIS AU)
Par voie buccale:
Gardénal een 0 Bo NémDUtAl RE ER ROIS NÉTONA SN EE ACID ES EU PernOCtON RP 00110 AYANT
Parmi les travaux qui se sont plus spécialement occupés des doses de barbituriques convenant à déterminer une narcose profonde, proche de l’anesthésie générale, nous citons spécialement les travaux de BRITTON (36), qui détermine chez le chat, par voie péritonéale, la narcose profonde avec Og. 06 d’Amytal par kilog. Cette narcose
(34) SWANSON et A. SHONLE, — The Journ. of Ph. and Exp. Th., vol. 41, 1931, p. 289.
(35) FITCH R. H. et E. E. Mc CANDLESS. — The Journ. of Ph. and Exp. Th., 1931, vol. 42, p. 266.
(36) S. W. BRITTON. — Amer. Journ. of Physiol., 1925, vol. 74, p. 291.
profonde durait de 10 à 13 heures. Par ailleurs, Mc IVER, REDFIELD et BENEDICT (37) ont anesthésié les mêmes animaux par voie intrapéritonéale, avec 0 g.05 p. 1000 d’amytal. Dans leurs belles recherches sur les dérivés barbituriques dialkylés, MM. A. W. Dox et À. M. HJorT (38) estiment que les propriétés hypnotiques les plus remarquables, parmi les barbituriques étudiés par eux, se rencontrent avec l’acide éthyl-iso-butyl-barbiturique et les acides éthyl-normalbutyl-barbiturique (sonéryl), éthyl-iso-amyl-barbiturique (Amytal) et éthyl-normal-hexyl barbiturique.
L'action anesthésique obtenue avec la dose de 0 g. 05 à 0 g. 06 par MM. BRiTroN, Mc. IVER et ses collaborateurs, concorde sensiblement avec nos propres résultats pour le lapin. Par contre, la dose donnée par M. G. MuLinos (39) (0 g. 07 à O0 g. 12) chez le chat, s’en éloigne sensiblement. Les résultats de M. R. C. GaRRY (40) qui injecte les chats par voie veineuse, avec de l’amytal sodique en solution à 10%, estime que la dose de 0 g. 05 par kilog. est une bonne dose anesthésique. Ce chiffre concorde essentiellement avec le nôtre pour le lapin.
(37) Mc. IVER, REDFIELD et BENEDICT.— Am. J. of Physiol., 1926, vol. 76, p. 92.
(38) A. W. DOX et À. M. HJORT.— The Journ. of Ph. and Exp. Th., 1927, vol. 31, p. 455.
(39) MULINOS. — The Journ. of Ph. and Exp. Th., 1928, vol. 34, p. 425.
(40) R. C. GARRY. — The Journ. of Ph. and Exp. Th., 1930, vol. 39, p. 129.