NH—CO C6H5 PE ES TR A
NH—CO C2H5
Dans ces expériences, on emploie une solution sodique de Gardénal, faite extemporanément de la façon suivante :
Gardénal lo:
NaOH PRO ART. MES ACC:
Eau salée à 0,95 0/6, Q. S. pour 50 cc.
Le pH de cette solution est : 10,96.
Les animaux étaient injectés lentement, par voie veineuse (veine de l'oreille).
Encore que nous n’ayons aucunement l'intention d'établir la bibliographie des différents barbituriques que nous avons passés en revue, nous ne pouvons néanmoins passer sous silence les premiers travaux qui ont introduit dans la thérapeutique, à la suite des recherches chimiques de FISCHER et VON MEHRING, les différents dérivés de la malonylurée. Du point de vue pharmacodynamique, c’est à Impens (47) que l’on doit la première étude de la phényl-éthyl-malonylurée. Les travaux de ImMPENS avaient été faits sur la grenouille, puis sur le chat ; sur ces derniers animaux, ImPENS démontra l’action sur la circulation (abaissement de la
(47) IMPENS. — Deutsche Med. Wochenschr., N° 20, 1912.
pression) et sur la respiration (diminution du volume global et de la fréquence, mais augmentation du volume propre à chaque inspiration). Le même auteur démontra également l’action sur les oxydations (diminution) et l’abaissement de la température.
Après les recherches de IMPENS, on peut trouver, dans la thèse de BERGÈS (1. c.) un certain nombre de renseignements qui sont empruntés aux expériences de LauNoy. D’après LAUNOY et BERGÉS, la phényl-éthyl-malonylurée (Gardénal) diminue la pression artérielle, ralentit d’une façon plus ou moins intense, le rythme cardiaque et diminue la fréquence respiratoire. Dans les intoxications mortelles, le cœur s'arrête toujours après la respiration ; même à la dose de 0 g. 10 par kilog., ces auteurs notent la conservation des réflexes, une diminution considérable du tonus musculaire, conservation de la sensibilité. Par ailleurs, les expériences de REDONNET ont précisé un certain nombre de données concernant les différents appareils végétatifs. Notons toutefois, que si les auteurs du début des études sur le Gardénal pensaient que l’action de ce produit s’exerçait particulièrement sur le système nerveux central, on peut dire maintenant que ce sont surtout les modifications résultant de l'atteinte du système nerveux autonome, sympathique et parasympathique, qui fixent particulièrement l'attention des expérimentateurs.
Les recherches de ImPENS sont suivies d’un assez grand nombre d’études cliniques, on en trouvera la nomenclature dans la thèse de BERGÈS signalée par nous. En France, l’un des premiers auteurs qui se soit attaché, du point de vue médical, à l'étude dela phényléthyl-malonylurée est PÉCHEUX, de Lille (48).
Puis viennent surtout les très beaux travaux de MAILLARD (49 à 51) et de son école qui ont définitivement fixé l'importance de la phényl-éthyl-malonylurée dans le traitement de l’épilepsie et codifié l'emploi de cette drogue.
(48) PECHEUX. — Thése de Lille., 1913.
(49) G. MAILLARD. — Soc. de Psychiatrie., 17 Juin 1920.—Encéphale., N° 7, 10 Juillet 1920, pp. 455-465. — Presse Médicale., N° 53, Juin 1920, p. 429.
(50) MAILLARD et MEIGNANT. — Presse Méd., N° 46, 9 Juin 1923, p. 522.
(51) MAILLARD et H. BOMPART. — Arch. Int. Neur., 1928, t. I, vol. 11, 21° série, p. 160.
PROTOCOLES CONCERNANT LES EXPÉRIENCES SUR L’ACIDE PHÉNYL-ÉTHYL-BARBITURIQUE.
Dose injectée par kg.
EACGI 0,04
ACID 0,05