INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS
La lecture des protocoles expérimentaux de 1 à 135, permet d'enregistrer les différentes réactions qui surviennent, chez le lapin, injecté par voie veineuse, d’un des acides barbituriques que nous avons étudiés. Ces réactions sont nombreuses, elles intéressent le système vasculaire (vaso-dilatation auriculaire), la température, la respiration, les réflexes de sensibilité, les réflexes d’attitude, les réflexes labyrinthiques (nystagmus).
Nous n'avons pas à étudier chacun de ces points en particulier, nous ne voulons tirer de ce protocoles que deux indications :
19 Les indications de toxicité.
20 Les indications d'activité.
$ 1. — CHOIX DE LA DOSE d’ACTION NARCOTIQUE LIMINAIRE.
Nous avons dit, au début de ce mémoire, comment nous avions défini celle-ci. Il est facile de se rendre compte, en particulier par l’examen des tableaux récapitulatifs qui terminent chaque groupe d'expériences, que le passage en attitudes A, B ou C., est en rapport avec la dose injectée. Nous nous contenterons de retenir pour chaque corps, la dose qui, en 70 à 15 minutes au maximum, provoque la chute de l'animal en attitude C.; cette attitude étant, pour ladite dose, conservée pendant une heure environ. C’est ce que nous appellerons la dose de comparaison, autrement dit, la dose-standard, ou encore la dose liminaire déterminant la narcose barbiturique légère.
Dans une communication antérieure (56), nous avions, pour désigner notre dose standard, arbitrairement choisi des éléments de jugement un peu différents de ceux que nous venons de mentionner. C’est ainsi que nous avions pris comme dose standard, la dose susceptible de provoquer l'effondrement en C., dans les 5 minutes qui suivent l'injection. Nous ne nous occupions pas alors de la durée du phénomène. Nous avons pensé depuis que la rigueur de notre choix était trop exclusive du point de vue de la rapidité de l’action. La rapidité de l’action n’est pas en effet, le seul fait intéressant à
56. — L. LAUNOY et J° COUTIÈRE. — Bull. Acad. Méd., Juin 1931.
rechercher, la durée de la narcose doit être également mise en ligne de compte. L'emploi des deux éléments de comparaison : rapidité d'action et durée, nous a paru apporter aux comparaisons à effectuer et au classement qu’elles conditionnent, une plus grande part de vérité.
Nous avons choisi une durée de 1 heure, temps qui nous paraît particulièrement compatible avec les besoins de la chirurgie humaine. Un temps plus restreint est insuffisant, une durée plus longue d’action, peut être dangereuse.
Dans le tableau ci-dessous (tableau 11), nous résumons les données actuelles qui ressortent, en définitive, de ce long travail.
Dans une première partie du tableau nous indiquons :
1° Les données relatives à la dose minima déterminant l’attitude C., pour chaque composé envisagé ;
20 Nous signalons les caractéristiques de cette dose relativement à la rapidité d'apparition et à la durée de l’attitude C. qu’elle détermine.
Dans une seconde partie du tableau, se trouvent indiquées les
doses minima et maxima ayant occasionné la mort des animaux d'expérience.