‹ De la Détermination des Constantes de toxicité et d'activité de quelques Dérivés de la Série BarbituriqueChapitre 8 sur 95 · AVANT -PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT -PROPOS

Le travail que nous présentons à l’examen de la Faculté de Pharmacie, dans le but d'obtenir le grade de Docteur en Pharmacie, n'a d'autre prétention que d’apporter certaines précisions relatives aux constantes de toxicité et d’activité de plusieurs dérivés de la malonylurée, couramment employés en thérapeutique. Lorsque nous avons commencé ce travail, nous ne pouvions ignorer qu’un grand nombre de recherches avaient été poursuivies sur le sujet qui nous était proposé. Et pourtant, ce travail se justifie pleinement par les emplois nouveaux des barbituriques. Nous ne pouvons faire mieux, pour indiquer la raison d’être de ce travail que de rappeler ce qu’écrit M. L. LAuUNoy, au début d’un mémoire en cours de publication, dans le Journal de Physiologie et de Pathologie Générale.

« S’attacher à une étude sur les actions toxique et narcotique » comparées de dérivés barbituriques dont l’un d’eux, le véronal, est » au début de l'introduction de ces produits dans l’expérimentation » et la clinique, peut paraître superflu. On aurait, en effet, raison » de penser que pour tels représentants : véronal, dial, gardénal, » Sonéryl, de la malonylurée, dont le droit de présence dans les for- » mulaires médicaux et même dans les Codex, est acquis, les constantes » physiologiques sont aussi bien fixées que le peuvent être les cons- » tantes physiques et chimiques. Sans doute, les valeurs de toxicité » que nous apportons dans les expériences suivantes, ne modifient » pas, de façon notable, ce qui déjà est connu. Mais, il y a plusieurs » façons de comprendre la toxicité, de même qu’il existe plusieurs » façons de comprendre l’activité d’un produit narcotique. Ce sont

» précisément les différentes manières de poser un problème qui » permettent les solutions variables mais convergentes, auxquelles » peuvent aboutir les expérimentateurs.

«Pour nous, le problème des barbituriques, d’un point de vue expérimental et thérapeutique, s’est vu récemment compliqué par les essais effectués au moyen de ces produits chimiques considérés comme narcotiques de base ».

«L'emploi comme narcotique de base d’un dérivé habituellement utilisé comme hypnotique simple, bouscule toute la posologie antérieurement connue et relative au produit désigné. De ce fait, les coefficients relatifs de toxicité et d’activité prennent une importance particulière puisque les doses de médicament mises en œuvre, dépassent notablement les posologies établies.

«En résumé, l’étude des barbituriques considérés comme susceptibles d’un emploi préparatoire à l’anesthésie générale, élargit de beaucoup les possibilités de ces corps. De ce point de vue, l’expérimentateur ne doit pas se borner à donner un chiffre de toxicité, il doit, pour chaque étape de la toxicité, c’est-à-dire au fur et à mesure qu’il augmente la dose injectée à l’animal d’expérience, brosser en même temps les tableaux symptomatiques, corollaires des doses injectées.

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«Du point de vue de l’activité, le classement par ordre de valeur des différents produits étudiés, comportera donc la nécessité de confronter entre eux les tableaux symptomatiques et cela, en faisant intervenir à tour de rôle, comme facteurs prépondérants de comparaison, chaque phénomène physiologique spécial.

«Ainsi devra-t-on comparer l’action sur les réflexes, l’action sur la respiration, la durée de ces actions, la rapidité de leur apparition, etc. De même, devra-t-on différencier les états de narcose, en ne perdant pas de vue l’intervention possible de ces médicaments » dans l’anesthésie générale. On conçoit combien, encore que nous » l’ayons insuffisamment expliqué, une recherche de pharmaco- » dynamie dont le but est d'ordre médical, diffère dans ses préoc-

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