FAMILLE DES SYNANTHÉRÉES OU COMPOSÉES
Espèces : Bardane commune. Lappa communis. G. et Coss. — Chardon benit. Cnicus benedictus. — Seneçon commun. Senrecio vulgaris. L. — Arnique des montagnes. Arnica montana. L. — Tanaïsie commune. T'anacetuwm vulgare. L. — Armoise absinthe, Artemisia absinthiwm. L. — Armoise commune. Arftemisia vulgaris. L. — Achillée millefeuille. Achillea millefolium. L. — Inule aunée. Znula helenium. L. —I. conyze. I. conyza. D. C.—Eupatoire Aya Pana. Eupatorium Aya Pana. Vent. — Tussilage pas-d’âne. Tussilago farfara. L. — Tus. petasite. Tus. petasites. — Pissenlit. Taraxzacum dens leonis. Desf. — Chicoree sauvage. Cichorium intybus.
Les feuilles médicinales appartenant à cette famille, présentent une lame dont l’épiderme est variable. Les cellules de ce dernier ont leurs parois tantôt minces (Armoise, Inuile), tantôt épaissies (Aya Pana, Arnica) ; elles sont revêtues extéricuiciment d’une cuticule plus ou moins épaisse, qui offre dans certaines espèces (Epiderme supérieur de 7'ussilago farfara. L.) (pl. 1, fig. ID) des crêtes saillantes se présentant sous l’aspect de stries lorsqu'on examine de face un lambeau épidermique. Le contour des celiules varie avec les espèces, et dans une même espèce, avec la face foliaire. Dans un grand nombre de plantes, les éléments épidermiques ont un contour sinueux sur les deux faces de la feuille (Arrica. Tanaceliun. Tarazacum, etc.). Les deux épidermes de Aya Pana ont leurs cellules neltement polygonales ; enfin, dans le Tussilago far fara L. l'épiderme inférieur possède des cellules sinueuses, tandis que celles du supérieur ont leur surface en forme de polygone. :
Les stomales, jamais disposés en séries régulières, sont placés entre plusieurs cellules épidermiques. Toutes les feuilles, à l'exception de celles du Tussilago petasites, offrent de ces appareils sur les deux faces.
La plupart des composées présentent des poils à leur surface, cependant dans certaines espèces ils tombent de bonne heure. Ces poils sont toujours pluricellulaires ; le plus souvent ils sont articulés, quelquefois plurisériés (Cichortun, pl. IL, fig. Il). Leurs formes, très variables, sont assez importantes à connaitre, car l’on peut distinguer d’après elles un grand nombre de genres. Dans les Arlemisia (pl. I, fig. II, b), ils sont composés d’une portion supérieure horizontale, unicellulaire et terminée en pointe à ses deux extrémités. Cette partie s’insère en son milieu sur un pédicule vertical formé d’une rangée de petites cellules cylindriques. Dans les 72414 (pl. I, fig. D ils sont coniques. et la cellule supérieure conique est renflée à sa base. Ces formations épidermiques sont composées d’une rangée d'éléments sphériques, ovoides ou ellipsoïdaux dans le T'anaceluin (pl. WI, fig. 1). C’est sous la forme d’un long fil que se présente la cellule supérieure des poils des T'ussilago.
Quelques espèces sont pourvues de glandes externes. Ces dernières sont sessiles ou portées par un pédicelle assez long composé de plusieurs rangées cellulaires (Arnica montana). La base des glandes est elliptique dans les Znula, Lappa, Artemisia. Lorsqu'on examine au microscope un fragment d’épiderme inférieur de ces espèces, les glandes se présentent sous la forme d’une ellipse divisée en deux portions par une cloison perpendiculaire au grand axe. Quand on observe au contraire la coupe transversale de ces feuilles, ces appareils se montrent constitués par deux rangées verticales de deux ou plusieurs cellules (pl. I, fig. IE, et pl. Il, fig. n).
Le mésophylle offre de nombreuses variations sur lesquelles nous ne dirons que quelques mots.
La plupart des espèces ont un parenchyme hétérogène asymétrique : d’autres, au contraire, possèdent du tissu en palissade sur les deux faces, (Tanacetum, Achillea). Le mésophylle est toujours dépourvu de cellules cristalligènes et de glandes internes.
Le bord foliaire est en général constitué par du tissu vert recouvert d’épiderme ; il n’y a d'exception que pour l’Aya Pana qui offre contre son épiderme marginal une couche de grandes cellules incolores et épaissies.
La nervure mérite d'occuper l'attention, à cause des particularités importantes qu'elle présente.
Dans les grosses nervures, il existe plusieurs cordons toujours séparés entre eux par de srandes cellules päles à parois minces. Chaque cordon a le plus souvent la forme (coupe transversale) d'une ellipse à grand diamètre inféro-supérieur (pl. VIL fig. V). Il est composé de bois et de liber. Le liber se rencontre d'ordinaire à la face inférieure et à la face supérieure du faisceau. Fibreux et celluleux inférieurement, il est seulement prosenchymateux supérieurement. Les fibres constituent un amas continu plus ou moins considérable ; elles ont leur paroi cellulosique ou lignifiée. Le bois est composé de vaisseaux souvent disposés irrégulièrement. 11 forme un massif convexe à sa partie inférieure.
Le système fibro-vasculaire est enveloppé d'un parenchyme à grandes cellules dans lequel siègent des éléments qui renferment soit du latex, soit de l’oléo-résine. Ce sont des laticifères et des canaux sécréteurs.
Les laticifères sont voisins du liber; ils s’anastomosent entre eux (Cichorium. Taraæacuñi).
Les canaux sécréteurs sont des conduits dont la section transversale est losangique, (T'ussilago) ou polygonale (Artemisia). Ils sont bordés par une couche concentrique de quatre (Tussilago farfara) (pl. VIX, fig. V.
e, i) ou de cinq à sept cellules (Artemisia, Aya Pana). Ces canaux sont toujours en rapport avec les faisceaux libéro-ligneux. Tantôt ils sont situés à la face inférieure de chaque faisceau, tantôt à la face supérieure ; quelquefois ils existent sur les deux faces. Dans l'Arnica, le Tanacetumn, l'Achillea millefolium. L., les canaux sont inférieurs et au nombre de deux pour chaque cordon. Ils sont placés à l'extrémité de l'arc libérien, l'un à droite, l'autre à gache. Uu seul canal, situé au dos de chaque faisceau libérien, existe dans le Sénecon. Il y en à au contraire deux ou trois contre le liber de Tussilago petasites. L. et Tussilago farfara. Li. Gal Vinéiee NICE
Les petites nervures de l'Arlemisia absinthium. L. ne possèdent qu'un canal qui se trouve toujours à la face supérieure du faisceau. Enfin le liber de l'Aya pana présente de ces réservoirs au dos et au ventre de chaque faisceau. Il y en à un à la face ventrale : deux ou trois à la face dorsale.
Feuille de Bardane commune. — Lappa communis. Germ. et Cosson.
I. Laine interneuwrule.a. Epiderme.— L’'épiderme, pourvu de stomates. de poils ordinaires et de poils glanduleux sur les deux faces, est formé d’une assise de cellules tabulaires. Les cellules de l’épiderme inférieur ont un contour très sinueux, tandis que celles du supérieur présentent de faibles ondulations ou une surface polygonale.
Les poils, très nombreux à la face inférieure, rares à la supérieure, sont composés d’une série cellulaire.
Les cellules inférieures sont larges, et ont une longueur qui ne dépasse pas cinq fois la largeur. Celles-ci supportent une cellule filiforme très allongée.
Les glandes sont constituées par deux rangées verticales, composées chacune de trois à six cellules séparées par des cloisons horizontales. Ces glandes paraissent elliptiques lorsqu'on les examine par leur sommet: elles semblent ovales à grosse extrémité supérieure, lorsqu'on les observe de profil. Elles sont soutenues par un pédicelle unicellulaire très court (pl. IH, fig. VI).
b. Mésophylle. — Tous les éléments situés entre les deux membranes épidermiques, renferment de la chlorophylle; aucun ne présente de cristaux dans leur cavité. Une couche de cellules cylindriques, perpendiculaires à la surface foliaire, e! deux ou trois fois plus longues que larges, est voisine de l’épiderme supérieur. Au-dessus de ce parenchyme en palissade sont de deux à trois assises parallèles de cellules qui, sur une coupe transversale, paraissent allongées parallèlement à l’épiderme.
IL. Nervure. — La nervure est bi-convexe. Son épiderme, poilu et glanduleux, constitue sur les deux faces une couche de cellules tabulaires allongées suivant l'axe neural. Contre lui s'appuient deux à quatre couches de cellules collenchymateuses.
Entre le collenchyme supérieur et le collenchyme inférieur, est placée une masse parenchymateuse qui enveloppe quelques cordons libéro-ligneux. Les cellules du parenchyme sont assez volumineuses. Leurs parois sont minces. Elles s’offrent sous l’aspect de polygones assez réguliers lorsqu’on examine une coupe perpendiculaire à laxe de la nervure. Ces cellules pâles, laissent entre elles de petits méats. S
Quelques faisceaux libéro-ligneux sont situés dans ce tissu. Ils forment
= qu
ensemble un arc convexe inférieurement, concave supéricurement. Chaque cordon présente une section transversale à peu près elliptique, à grand diamètre inféro-supérieur. On trouve , en allant du bas vers le haut, les tissus suivants :
1° Du liber fibreux dont les éléments ont une membrane nacrée, épaissie et cellulosique ;
20 ju liber celluleux ;
3° Du bois convexe à sa partie supérieure, et composé de gros vaisseaux disposés irrégulièrement ;
4 Un massif de prosenchyme, semblable à celui du liber inférieur.
Chardon bénit. — Cnicus benedictus. L.
[. Lame inlternewrale. a. Epiderme. — L'épiderme est composé d’une couche de cellules tabulaires à contour sinueux: il est dépourvu de stomates aux deux faces et parsemé de longs poils composés d’une série verticale de cellules dont la longueur va d’ordinaire en augmentant de la base au sommet. Il donne aussi naissance à de courts poils bicellulaires dont les cellules sont séparées par une cloison transversale et supportent des glandes composées de deux séries verticales de cellules plus larges que hautes et limitées par des cloisons horizontales.
b. Mésophytlle. — Le mésophylle constitue à la face inférieure et à la face supérieure deux couches de cellules allongées perpendiculairement à l’épiderme, et, en général, trois à quatre fois plus longues que larges. Entre ces couches existe souvent une assise de cellules plus petites ordinairement, allongées parallèlement à l’épiderme.
II. Marge. — La marge est formée de cellules vertes recouvertes d’épiderme.
II. Nervure. — La nervure a un épiderme à cellules dont les mem. branes sont un peu épaissies. Vues de face, elles ont la forme de polygone allongé parallèlement à la nervure. L’épiderme, dépourvu de stomates, est muni de poils semblables à ceux qui existent sur la lame. Au-dessus du parenchyme inférieur existent quelques couches de cellules collenchymateuses. Entre ce collenchyme et l’épiderme se trouve un amas de grandes cellules qui laissent entre elles des méats ; leurs membranes. assez minces, sont munies de ponctuations, elles ont la forme de prisme droit à base polygonale. Ce tissu renferme des faisceaux libéro-ligneux, généralement au nombre de trois ct formant ensemble une espèce d’are ; chaque cordon se trouve composé à sa partie inférieure d'un amas de fibres à contour polygonal et à membrane mince ou épaissie. Au-dessus du prosenchyme se trouve le liber celluleux. Le bois, dont la section transversale est convexe supérieurement, est composé à sa partie inférieure d'un amas de fibres à contour polygonal et à membrane mince ou épaissie. Au-dessus du prosenchyme se trouve le liber celluleux. Le bois, dont la section transversale est convexe supérieurement, est composé de quelques lames vasculaires. A la partie supérieure du bois siège un amas de cellules qui ne laissent entre elles aucun méat; leur membrane épaissie et quelquefois lignifiée présente de nombreuses ponctuations arrondies. Ces cellules ont la forme de longs prismes droits à base polygonale.
Séneçon commun. — Senecio vulgaris. L.
I. Lame interneurale. a. Epiderme. — L'épiderme est composé d'une couche de cellules tabulaires à contour sinueux. Il est glabre et pourvu sur les deux faces de stomates elliptiques.
b. Mésophylle. — Le mésophylle forme à la face supérieure deux ou trois couches de grandes cellules cylindriques allongées perpendiculaire ment à l’épiderme et en général deux fois plus longues que larges; à la face inférieure se trouvent quelques couches de cellules, qui, en coupe transversale, sont dirigées en tous sens et sinueuses; de face, elles sont rameuses à trois ou quatre branches très courtes. Ë
Il. Marge. — La marge est composée de parenchyme vert revêtu d’épiderme.
IT, Nervure. — L'épiderme, formé d’une couche de cellules allongées parallèlement à la nervure, est muni de stomates. Les feuilles jeunes possèdent des poils composés d’une série verticale de cellules dont la plupart sont cylindriques ou en forme de tonneau plus longues que larges; la cellule terminale allongée est conique, leur membrane est généralement peu épaisse.
En dedans de l’épiderme se trouve une masse assez considérable de grandes cellules pâles à membrane mince. Ces cellules, qui laissent entre elles de faibles méats. ont une section transverse polygonale et sont rectangulaires, allongées dans le sens longitudinal, Ce parenchyme contient généralement trois cordons dont l’ensemble forme un arc à concavité supérieure. Contre chaque faisceau, à leur face inférieure et vers la région médiane, se trouve un canal sécréteur entouré d’une couche de quatre cellules allongées tangentiellement ; chaque faisceau est arrondi, ovale, elliptique à grand diamètre le plus souvent inféro-supérieur.
À la partie inférieure se trouve le liber qui est parenchymateux à sa périphérie ; ces fibres ont un contour polygonal; leur membrane cellulosique est mince ou quelquefois épaissie. Le liber celluleux est généralement aussi développé que le précédent.
Le bois est formé de quelques bandes rayonnantes de vaisseaux dont le diamètre est égal à celui des fibres libériennes. Des rayons médullaires à une seule rangée de cellules séparent les lames vasculaires. Au-dessus du bois, se trouve un massif de cellules d'aspect collenchymateux à membrane épaissie et nacrée.
Feuille d'Arnique des montagnes. — Arnica montana. L. I. Lame interneurale. a. Epiderme. — L'épiderme est formé d’une
couche de cellules tabulaires à contour sinueux ; il est pourvu sur les deux faces de stomates, de poils et de glandes. Les poils sont d'ordinaire com— posés d’une série de cellules plus longues que larges, et à membrane faiblement épaissie. Les glandes sont sessiles ou portées par un pédicelle assez long ; les glandes sessiles sont le plus souvent enfoncées dans une dépression de l’épiderme, elles sont unicellulaires ou pluricellulaires, et, dans ce cas, elles sont composées de deux couches superposées de deux ou plasieurs cellules. Les glandes pédicellées sont arrondies ou se présentent de côté comme ayant la forme d’un trapèze à grand côté supérieur; un plus ou moins grand nombre de cellules, séparés par des cloisons ver-
ticales, horizontales et obliques, entre dans leur constitution. Le poil conique qui soutient chaque glande, est formé de plusieurs séries cellulaires.
b. Mésophylle. — Le mésophylle forme à la face supérieure une ou deux couches de cellules cylindriques, allongées perpendiculairement à l’'épiderme : les plus grandes sont trois fois plus longues que larges. A la face inférieure se trouve une masse cellulaire plus développée que le parenchyme en palissade. Les cellules grandes, rameuses et dirigées en tous sens, laissent entre elles de grands méats.
Il. Marge — La marge est uniquement constituée par la terminaison latérale du mésophylle et de l’épiderme.
III. Nervure. — La nervure est convexe inférieurement, excavée supérieurement. Elle possède un épiderme muni de stomates, de glandes et de poils et est composé de cellules qui, vues de face, ont la forme d’un polygone allongées parallèlement à l'axe de la nervure. Entre les deux épdermes se trouve une masse de grandes cellules päles qui laissent entre elles des méats ; leur membrane est un peu épaissie, elles sont arrondies ou polygonales sur une coupe transversale, et poiygonales ou rectangulaires, allongées sur une coupe longitudinale. Dens ce tissu siègent généralement trois cordons libéro-ligneux contre lesquels se trouvent placés des canaux sécréteurs. Ces derniers, au nombre de deux pour chaque faisceau, se trouvent placé, l’un à droite, l’autre à gauche de l'extrémité de l’are formé par le liber. La section transverse de chaque cordon est ovale ou elliptique à grand diamètre quelquefois latéral, souvent inféro-supérieur ; à sa face inférieure existe un massif de fibres dont les membranes sont épaissies, ponctuées et d'ordinaire lignifiées ; leur contour est polygonal et arrondi, leur cavité est assez grande. Quant au liber celluleux, il est composé de petites cellules. Le bois, concave en haut, est formé de plusieurs bandes vasculaires irrégulières de vaisseaux. Au-dessus du hois se trouve un amas de cellules dont les membranes sont épaissies, ponctuées et lignifiées, elles ne laissent entre elles aucun méat et ont la forme de longs prismes droits à base polyzonale. Ce petit amas celluleux touche supérieurement quelques fibres semblables à celles du liber inférieur.
Tanaisie commune. — T'anacetum vulgare. L.
I. Lame interneurale. a. Epiderme. — L'épiderme est formé d'une seule couche de cellules tabulaires à contour sinueux. Il est pourvu de stomates elliptiques aux deux faces et donne naissance à des poils et à des glandes. Les poils pluricellulaires (pl. IL, fig. 1) sont composés d’une file de cellules elliptiques à peine deux fois plus longues que larges, disposées sur un seul rang. Les glandes enfoncées dans les dépressions de l’épiderme sont composées de deux rangées verticales chacune de deux ou trois cellules séparées par des cloisons horizontales; vues de face, les glandes sont elliptiques.
b. Mésophytlle. — Le mésophylle forme à la face inférieure et à la face supérieure une ou deux couches de cellules allongées perpendiculairement à la surface : les plus grandes sont de cinq à six fois plus longues que larges ; les supérieures sont nettement cylindriques, les inférieures ont un contour sinueux ; entre ces deux couches se trouvent trois assises de cellules de forme rectangulaire allongées parallèlement à l’épiderme.
II. Marge. — La marge est uniquement constituée par la terminaison latérale du mésophylle et de l’épiderme. L
IT. Nervure. — L'épiderme neural, pourvu de stomates, de glandes et de poils, est composé d’une couche de cellules allongées parallèlement à l'axe de la nervure; vues de face, elles sont polygonales, rectangulaires et leur membrane épaissie présente des stries dues à de petites crêtes. En dedans de l’épiderme se trouve un massif plus puissant de collenchyme en dedans duquel siège une masse de grandes cellules à parois minces et à contour polygonal. Cet amas, qui contient un cordon libéro-ligneux, produit des canaux sécréteurs situés au voisinage du faisceau. Ils sont placés au nombre de deux, l’un à l'extrémité droite, l’autre à l’extrémité gauche de l’arc libérien. Le faisceau est ovale sur une coupe transversale et son grand diamètre est perpendiculaire à la surface épidermique. Son liber est formé à sa partie inférieure d’un massif assez puissant de fibres à. con— tour polygonal et à membrane le plus souvent épaissie, cellulosique et lignifiée. Au-dessus du parenchyme vient le liber celluleux moins développé que le précédent.
Le bois, concave supérieurement, est formé de quelques bandes rayonnantes de plusieurs vaisseaux, séparées par une ou deux rangées de cellules; à la partie supérieure du bois se trouve un petit massif de fibres qui présentent la même constitution que les fibres du liber inférieur.
Feuille d'Armoise absinthe. — Artemisia absinthiwm. L.
I. Lame interneurale. a. Epiderme. — L'épiderme est formé d'une couche de cellules à membrane mince, de forme tabulaire à contour sinueux. Cet épiderme, muni de stomates sur les deux faces, présente à la face supérieure et à l'inférieure de nombreux poils et des glandes. Ces poils (pl. I, fig. IT, b) sont constitués par une longue cellule supérieure, horizontale, terminée en pointe à ses deux extrémités. Au milieu de sa longueur s’'insère un pédicelle cylindrique, composé d'une rangée de petites cellules superposées. Les glandes (a, i) sessiles ou portées par un pédicelle extrèmement court, se trouvent logées dans une excavation de l'épiderme. De face, elles sont elliptiques: de profil, elles ont la forme d’un dôme arrondi à son extrémité. Chaque glande est généralement composée de deux séries verticales, de deux à trois cellules séparées entre elles par des cloisons horizontales. Elles contiennent une huile essentielle jaunätre.
b. Mésophylle. — Le mésophylle constitue à la face supérieure une ou deux couches de cellules cylindriques de deux à quatre fois plus longues que larges ; ces cellules, assez serrées les unes contre les autres, sont dirigées perpendiculairement à la surface foliaire. A la face inférieure, il existe un parenchyme à méat, généralement plus puissant que le parenchyme supérieur ; ces cellules sont rameuses, celles qui touchent le tissu en palissade paraissent, sur une coupe transversale, allongées parallèlement à l'épiderme ; celles qui sont voisines de l'épiderme inférieur, sont la plupart perpendiculaires à la surface.
Il. Marge. — La marge est uniquement composée de parenchyme vert recouvert d'épiderme.
III. Nervure.— La nervure, bi-convexe, est limitée en haut et en bas par un épiderme dépourvu de stomates, et muni de poils et de glandes ; ces éléments sont allongés parallèlement à l'axe de la nervure. Au-des-
sus de l'épidérme supérieur sé trouvent quelques couches de cellules collenchymateuses en forme de prisme droit, à base polygonale, Leur membrane est mince; si ce n'est aux angles, où elles présentent des épaississement qui font le plus souvent saillie dans la cavité cellulaire. Entre ce collenchyme et l'épiderme inférieur, siègent une masse de cellules à membrane mince ; elles laissent entre elles des méats et ont un contour polygonal ; c’est dans ce tissu que se trouve placé un cordon libéro-ligneux. On rencontre aussi dans ce tissu un petit canal secréteur, existant le plus souvent à la face supérieure, et tout contre le système fibro-vasculaire. Ce canal, bien visible surtout dans les petites nervures, à une section transversale quadrangulaire et il est entouré d'une rangée de quatre, le plus souvent de cinq à six cellules disposées concentriquement autour de lui. Le liber est très développé; il a ses éléments petits, minces et cellulosiques.
Le bois, beaucoup moins développé que le liber, présente une convexité tournée vers la face supérieure de la feuille : il est formé de plusieurs bandes rayonnantes de vaisseaux, dont le diamètre ne dépasse guère deux fois le diamètre des grosses cellules libériennes. Les lames vasculaires sont séparées les unes des aatres par des rayons d'une rangée de cellules. À la partie supérieure du bois on rencontre un amas de cellules dont la forme est celle d'un prisme droit à base polygonale ; ces cellules ne laissent entre elles aucun méat et possèdent des parois assez minces.
Feuille d’Armoise commune. — Artemisia vulgaris. L.
L'Arlemisia vulgaris se distingue du précédent par l'absence de poils sur la face supérieure.
Achillée millefeuille. — Achillea Millefolium. L.
I. Lame interneurale. a. Epiderme. — L’épiderme est composé d’une assise de cellules tabulaires à contour sinueux. Il est recouvert d'une couche de cuticule crètée et pourvu aux deux faces de stomates, de poils et de glandes. Les poils couchés sur l’épiderme sont multicellulaires et les cellules qui les composent sont superposées en une série verticale. La base du poil, formée d’une grande cellule en forme de cône tronqué, soutient une rangée de quelques petites cellules cylindriques dont la largeur est généralement plus grande que la hauteur. La cellule supérieure supporte une très longue cellule conique à membrane très épaisse. Les glandes sessiles ou presque sessiles, sont enfoncées dans une dépression de l'épiderme. Elles sont bicellulaires et leurs éléments sont séparés par une cloison verticale. Vues de côté, elles ont la forme d'un trapèze à grand côté superficiel ; de face, elles sont elliptiques.
b. Mésophylle. — Le mésophylle offre à la face supérieure et à la face inférieure une assise de cellules cylindriques allongées perpendiculairement à l'épiderme: entre les deux couches en palissade supérieure et inférieure il en existe une ou deux dont les éléments sont le plus souvent allongés parallèlement à la surface.
Il. Marge. — La marge est uniquement constituée par la terminaison latérale de l'épiderme et du mésophylle.
III. Nervure.— La nervure, bi-convexe, présente un épiderme pourvu de stomates, de poils et de glandes semblables à ceux qui existent sur la lame ; les cellules qui le composent sont allongées parallèlement à l’axe de la nervure. En dedans de l’épiderme inférieur siècent deux à trois couches de cellules collenchymateuses ayant la forme d'un long prisme droit à base polygonale. Les épaississements que présentent ces cellules à leurs angles ne sont pas considérables; au-dessous de l’épiderme supérieur se trouvent deux à trois couches de cellules munies de chlorophylle, se continuant avec les cellules supérieures du mésophylle.
Entre ce parenchyme vert et le collenchyme inférieur existent un amas de grandes cellules à contour polygonal, à membrane mince, elles laissent entre elles des méats, et sur une coupe longitudinale, elles ont la forme d’un rectangle allongé parallèlement à l'axe de la nervure. Ce tissu renferme un cordon libéro-ligneux et produit au voisinage de ce cordon de petits canaux sécréteurs semblables à ceux qui existent dans les Composées. Ces canaux, au nombre de deux, sont situés l’un à droite, l'autre à gauche du cordon aux extrémités de l’arc libérien. Ils sont polygonaux et entourés de quatre à cinq cellules sécrétrices. Le faisceau, dont la section transverse à la forme d’un ovale ou d’une ellipse à grand diamètre d'ordinaire inféro-supérieur. se compose , en allant du bas vers le haut: 1° de liber fibreux, inférieur ou externe, dont les éléments à contour polygonal ont leur membrane épaissie, le plus souvent cellulosique, quelquefois lignifiée: 2 de liber celluleux moins développé que le précédent; 3° de bois moins puissant que le liber et formé de quelques bandes vasculaires de trois à cinq vaisseaux chacune, séparées entre elles par des rayons médullaires à une seule rangée de cellules: 4° d'un massif de fibres qui présentent la même constitution que celles du liber inférieur.
Inule conyze. — Inula conysa. D. C.
I. Lame interneurale. a. Epiderme. — Son épiderme (pl. I, fig. I) est composé d'une couche de cellules tabulaires à parois présentant un contour sinueux. Il est pourvu aux deux faces de stomates, de poils et de glandes. Les poils droits sont composés d’une série verticale de cellules d'autant plus longues qu'elles approchent du sommet. La base de chaque cellule, élargie, s’amincit à quelque distance pour devenir plus large au sommet ; leur paroi est un peu épaissie. Les glandes sessiles ont la forme de ceintre et sont composées de deux séries verticales de plusieurs cellules séparées entre elles par des cloisons horizontales et qui sont plus larges que hautes.
b. Mésopliylle. — Le mésophylle constitue à la face supérieure une couche de cellules cylindriques allongées perpendiculairement à la surface et deux fois plus longues que larges ; à la face inférieure se trouvent trois à cinq couches de cellules assez serrées, qui, Sur une coupe transversale, semblent arrondies, carrées ou rectangulaires ; tandis que de face, elles sont rameuses.
IT. Marge. — La marge est constituée uniquement par la terminaison latérale du mésophylle et de l’épiderme.
IT. Nervure. — L'épiderme de la nervure poilu, glanduleux, mais dépourvu de stomates est composé de cellules, qui, vues de face, ont la
forme d'un polygone allongé, an à l'axe de la nervure, Leur membrane épaissie présente des ponctuations.
Au-dessus de l’épiderme inférieur se trouvent quelques couches de longues cellules collenchymateuses, prismatiques, à base polygonale: au-dessous de l'épiderme supérieur il n'existe point de collenchyme ou bien il n'est représenté que par une couche. La masse la plus considérable de la nervure est formée d'un parenchyme dont les cellules päles et à membrane assez mince sont polygonales tant sur une coupe transvérsale que sur une coupe longitudinale. Dans ce tissu siègent d'ordinaire plusieurs cordons libéro-ligneux disposés en arc; chaque cordon est composé de liber inférieur, de bois et de liber supérieur. Le liber inférieur est fibreux à sa périphérie; ses éléments, qui forment un massif assez considérable, ont un contour polygonal. Leur membrane est épaissie, cellulosique et leur cavité est assez grande. Au-dessus est la masse de cellules libériennes moins développée que le prosenchyme.
Le bois, en général plus puissant que le liber, est composé de vaisseaux disposés en lame rayonnantes, séparées par des cellules à parois épaissies, nacrées.
Quant au liber supérieur, il n'est représenté que par des fibres qui présentent la même constitution que celles du liber inférieur. 2
Inule aunée. — Znula helenium. L.
L’Inule aunée se distingue du précédent par es lcellules supérieures du mésophylle qui sont sphériques ou elliptiques, faiblement allongées, et par la membrane des cellules de l’épiderme inférieur qui n’est pas ponctuée.
Feuille d'Eupatoire Aya Pana. — Eupatorium Aya Pana. Vent.
I. Lame interneurale. a. Epiderme.— L'épiderme est composé d'une seule couche de cellules tabulaires à contour faiblement sinueux ou polygonal. Les deux épidermes sont pourvus de stomates ; on remarque à l'inférieur des poils composés d'une série de cellules snperposées presque aussi larges que longues. La cellule supérieure est arrondie à son sommet.
b. Mésophylle. — Le mésophylle forme à la face supérieure deux ou trois couches de cellules cylindriques : les unes sont aussi larges que longues, les autres ont une longueur qui ne dépasse jamais deux fois la largeur. A la face inférieure, il constitue deux à quatre couches parallèles de cellules allongées qui, en coupe transversale, sont rectangulaires, allongées parallèlement à la surface de la feuille; de face, elles sont polygonales, sinueuses ou faiblement rameuses.
II. Marge. Contre l’'épiderme marginal s'appuie une couche de cellules assez grandes et épaissies.
I. Nervure. — L'épiderme neural. dépourvu de stomates et garni de petits poils analogues à ceux que l'on remarque sur la lame, est formé d’une couche de cellules avant, de face, la forme de ploygone ou de rectangle allongé parallèlement à l'axe de la nervure. En dedans de l'épiderme se trouvent deux à quatre couches de cellules collenchymateuses ayant la forme de prisme droit à base polygonale. Ces cellules sont épaissies aux angles. En dedans du collenchyme siège une masse de
tissu cellulaire dans laquelle est placé un ou trois cordons disposés en un are concave inférieurement, convexe supérieurement. Les éléments qui constituent ce parenchyme ont une membrane mince, un contour polygonal, sont disposés en file longitudinale , et sont séparés par des cloisons horizontales. On remarque dans ce tissu des canaux sécréteurs situés tant à la face supérieure qu'à la face inférieure. Ces canaux quadrangulaires, en coupe transversale, sont entourés chacun d'une couche de quatre à six cellules disposées concentriquement. Ils sont voisins des cordons libéro-ligneux. Lorsqu'il existe plusieurs faisceaux, le médian présente inférieurement trois canaux : l’un médian, les deux autres latéraux ; supérieurement il n'en offre qu'un seul. Chaque cordon est composé à sa partie inférieure de liber fibreux. Les fibres sont le plus souvent minces, quelquefois cependant leur membrane est très épaissie et lignifiée. Le liber celluleux. placé à la face supérieure du fibreux, a ses éléments très petits.
Le bois, en général égal au liber, se compose de quelques lames rayonnantes de trois à six vaisseaux assez gros ; ces lames vasculaires sont séparées par des rayons médullaires composés d'une où deux rancées de cellules deux à trois fois moins longues que les vaisseaux ; audessus du bois siège un amas de cellules à membrane mince qui ne laissent entre elles aucun méat et ont la forme de prisme allongé à base polygonale.
Feuille de Tussilage pas-d'âne. — Tussilago farfara. I.
[. Lame interneurale. a. Epiderme. — L'épiderme est formé d’une couche de cellules tabulaires. Les cellules de l'épiderme inférieur ont un contour sinueux, tandis que les cellules supérieures (pl. I, fig. IT) l'ont nettement polygonal. Ces dernières sont recouvertes, à leur suface, d'une cuticule qui présente des crêtes assez saillantes. Des stomates se rencontrent sur les deux faces seulement, ils sont assez rares à la face supérieure. L'épiderme inférieur donne naissance à de longs poils, composés chacun d'une série verticale de cellules, dont les inférieures sont rectangulaires ou en forme de tonneau, tandis que la supérieure est très longue et filiforme. Le mésophylle forme, à la face supérieure, deux à trois couches de grandes cellules cylindriques, dont les profondes ont une longueur qui ne dépasse pas deux fois la largeur; la couche supérieure à ses cellules beaucoup plus allongées. A la face inférieure, se trouvent des cellules disposées en couches parallèles, superposées très courtes ; vues sur une coupe transversale, elles paraissent carrées ou rectangulaires, allongées parallèlement à la surface.
IT. Marge. — La marge est composée de mésophylle vert revêtu d’épiderme.
III. Nervure. — La nervure est bi-convexe. Son épiderme est composé d'une couche de cellules à membrane faiblement épaissie, présentant superficiellement quelques stries; vues de face, elles sont rectangulaires ou polygonales et sont allongées parallèlement à l'axe de la nervure. L'épiderme est dépourvu de stomates, mais garni de poils semblables à ceux qui existent sur la lame. En dedans de l'épiderme, siègent des cellules collenchymateuses, ayant la forme de long prisme à base polygonale. Ces éléments présentent aux angles de forts épaississements, qui, la plupart, s'avancent dans la cavité cellulaire. Entre le
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collenchyme supérieur et le collenchyme inférieur, se trouve une masse de grandes cellules dont la section transverse est polygonale, tandis que, sur une coupe longitudinale, elles paraissent rectangulaires ; leur membrane, épaissie et ponctuée, suriout aux angles, leur donne l'aspect de collenchyme. C'est dans cette masse que se trouvent placés plusieurs cordons libéro-ligneux, tous disposés eu un arc à concavité supérieure ; c'est aussi dans ce tissu qu’existe de petits canaux sécréteurs : ces derniers, entourés d'une couche de quatre cellules, sont adossés à la partie inférieure du liber de chaque cordon, qui en possède un, deux ou trois (pl. VIL fig. V, e, e). Chaque faisceau à la forme d'une ellipse à grand diamètre inféro-supérieur ; sa partie inférieure est occupée par un amas de fibres libériennes épaissies, nacrées et à contour polygonal (d). Audessus du parenchyme, vient le liber celluleux (c), en général aussi puissant que le précédent. Le bois (b), dont la section transverse a la forme d’un croissant convexe supérieurerement, est composé de bandes rayonnantes irrégulières de vaisseaux assez gros ; ces lames sont séparées par des cellules à contour polygonal et un peu épaissi aux angles. Au-dessus du bois siège un massif de fibres semblables à celles du liber inférieur (b).
Tussilage pétasite. — Tussilago petasites. L.
Le Tussilago officinalis se distingue du Tussilago farfara: 19 par les cellules de son épiderme supérieur dépourvu de stomates et composé de cellules dont le contour est légèrement sinueux ; 2° par la disposition de ses faisceaux. Ces derniers sont disposés en plusieurs ares, les uns supérieurs, les autres inférieurs.
Chicorée commune. — Cichoriwm intybus. L.
I. Lame interneurale. a. Epiderme. — L'épiderme est composé d'une couche de cellules tabulaires à contour sinueux, il est pourvu de stomates et de poils aux deux faces; les poils, longs et coniques, sont formés de plusieurs cellules disposées en plusieurs rangées verticales (DINTEA TERRE
b. Mésophylle. — Le mésophylle vert a ses éléments d'ordinaire tous allongés perpendiculairement à la surface de la feuille, seulement à la face supérieure ils sont plus considérables, nettement cylindriques et forment deux couches : les inférieurs sont cylindriques ou elliptiques: les autres sont le plus souvent sinueux.
II. Marge. — L'extrémité du parenchyme et de l'épiderme constitue la marge.
LUI. Nervure. — L'épiderme de la nervure forme une couche de cellules dont les membranes, épaissies, présentent de légères ponctuations. Leur surface extérieure est munie de stries dues à de légères crêtes; vues de face, elles ont la forme de polygones irréguliers, allongés parallèlement à l'axe de la nervure. En dedans de l'épiderme se trouve une couche de cellules collenchymateuses. La masse prineipale est formée d’un parenchyme à grandes cellules pâles à contour polygonal ou arrondi et allongé suivant la nervure : elles laissent entre elles de nombreux méats. Cet amas renferme plusieurs cordons libéroligneux disposés en un arc convexe inférieurement, concave supérieu-
rement. Contre les cordons et à leur face inférieure se voient des tubes remplis d'un latex blanchâtre. Chaque faisceau est ovale à grand diamètre d'ordinaire inféro-supérieur. Sa partie inférieure libérienne est composée à sa périphérie d'un amas continu de fibres à membrane épaissie, nacrée et cellulosique à cavité grande et à contour polygonal. Au-dessus du prosenchyme siègent des cellules libériennes.
Le bois, égal en puissance au liber, offre une section transversale, biconvexe ou plan-convexe. Il est formé de quelques bandes rayonnantes de deux à huit gros vaisseaux dont le diamètre est plus grand que celui des fibres libériennes. Les lames vasculaires sont séparées les unes des autres par une ou deux rangées de cellules à membrane mince. Audessus du bois se trouvent quelques cellules dont le contour est polysonal et qui sont allongées parallèlement à l'axe de la nervure. Ces cellules touchent supérieurement un amas de fibres analogues à celles du liber inférieur.
Pissenlit dent de lion. — Taraxacum dens leonis. Desf.
I. Lame interneurale. a. Epiderme. — L'épiderme est composé d'une assise de cellules tabulaires à contour sinueux, il est glabre et pourvu de stomates sur les deux faces.
b. Mésophylle. — Le mésophylle est formé à la face supérieure de cellules ovales ou elliptiques, ou sphériques, dont la longueur r’atteint pas deux fois la largeur A la face inférieure existent plusieurs couches dont l'ensemble est en général plus développé que le parenchyme en palissade. Les cellules qui constituent ces couches sont rameuses superficiellement et leurs branches sont très courtes.
IL. Marge. — La marge est uniquement constituée par le parenchyme vert recouvert d'épiderme.
III. Nervure. — La ne vure est bi-convexe. Son épiderme, pourvu de stomates, présente parfois quelques poils coniques, unicellulaires. Les cellules de l’épiderme ont un contour polygonal, elles sont disposées en séries verticales et scnt séparées les unes des autres par des cloisons horizontales et obliques. En dedans de l’épiderme existe quelquefois une couche de cellules collenchymateuses.
La masse principale de la nervure est formée d'un parenchyme méatique n’existant pas au centre de la nervure où se trouve une grande lacune en forme de canal. Les cellules qui composent ce parenchyme sont grandes, polyédriques et ont leurs membranes minces; elles sont pâles. Ce tissu renferme plusieurs cordons libéro-ligneux dont les uns, plus cros sont disposés en arc à la face inférieure, tandis que les autres, plus petits, forment un are supérieur. Chaque faisceau est ovale ou elliptique à grand diamètre, tantôt latéral, tantôt inféro-supérieur. Sa partie inférieure est constituée par du liber fibreux à sa périphérie ; les fibres forment un massif continu disposé en arc, elles ont un contour polvsonal et leur membrane, épaissie, nacrée et cellulosique entoure une cavité centrale assez grande. Quant au liber celluleux, il est moins développé que le précédent. Contre la partie inférieure du liber se remarquent des vaisseaux laticifères semblables à ceux que l’on trouve dans la nervure de Cichorium.
Le bois, convexe à sa partie supérieure, est formé de plusieurs bandes convergentes et régulières de quelques vaisseaux; au-dessus du bois siège un petit amas d'éléments semblables aux fibres du liber inférieur.