‹ De la détermination histologique des feuilles médicinalesChapitre 33 sur 44 · CONCLUSIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS GÉNÉRALES

Les recherches que nous avons entreprises sur l’histologie des feuilles médicinales et de leurs falsifications se sont étendues au limbe de plus de 125 plantes. Les connaissances acquises sur ce sujet étaient très incomplètes. Les études n'avaient en effet jusqu'ici porté que sur quelques feuilles employées en thérapeutique, et les pharmacologistes et naturalistes qui se sont occupés de la question n'avaient tenu aucun compte de la constitution de la nervure. Celle-ci en raison même de sa très grande variété de structure fournit de précieux caractères pour la détermination.

Nous croyons pouvoir résumer notre travail dans les conclusions générales suivantes :

I. Il est possible de reconnaitre entre elles les feuilles médicinales, et de distinguer celles-ci de leurs falsifications, au moyen des données que fournit l'examen microscopique.

II. Il est inutile d’avoir à sa disposition des feuilles entières pour en faire une analyse histologique : quelques fragments suffisent. Nous avons toujours eu recours à des fragments appartenant à la base du limbe et comprenant la nervure médiane, ainsi qu'à des morceaux dans lesquels sont contenus le bord foliaire.

III. La forme des cellules épidermiques et la structure de la masse générale du mésophylle sont sujettes à de si grandes variations dans les diverses espèces qui constituent par leur réunion une famille végétale, qu'elles ne peuvent servir à caractériser les familles: mais elles fournissent d'excellents caractères génériques et spécifiques.

VI. Les productions épidermiques (poils ordinaires, poils glanduleux), les organites du mésophylle et de la nervure (cellules cristalligènes, glandes internes, vaisseaux laticifères, canaux sécréteurs) et certains tissus neuraux (liber interne), ont une haute importance. Leur présence est constante, leur constitution générale offre souvent une remarquable fixité dans les végétaux de quelques familles. Aussi

méritent-ils d'être appliqués à la détermination des familles ou de groupements de famille.

V. Certaines familles végétales, parmi lesquelles on doit ranger les Labiées, les Solanées, les Borraginées, les Synanthérées, peuvent se distinguer par leur structure microscopique. Ces familles se différencient en effet entre elles par un ensemble très tranché de caractères.

L'observation à l'aide du microscope a, dans ces cas une supériorité incontestable sur l'examen de l'aspect extérieur. La forme, la division et la nervation du limbe foliaire, varient tellement d'une espèce à l’autre qu’elles ne peuvent servir à caractériser les familles.

IPABLE DES CHAPIRRES

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