CONCLUSIONS
I. — Les cas de dystocie par kyste hydatique du bassin sont très rares.
IT. — Le développement des kystes dans le bassin s'explique par le transport de l'embryon par voie sanguine Ou par la grefle de vésicules filles provenant d'un kyste développé dans un organe de l'abdomen, le plus souvent le foie (issue de vésicules exogènes ou rupture du kyste). |
III. — Ils siègent le plus souvent en arrière, rem- plissent l'excavation et empêchent pendant la grossesse et le travail l'engagement de la présentation.
IV. — Il n'y a pas de signe bien caractéristique ; le frémissement hydatique n'est jamais perçu. Le relevé dans les antécédents personnels de la malade d'une opération de kyste hydatique du foie ne peut être qu'un signe de présomption.
V. — Le pronostic est sérieux pour la mère et pour l'enfant ; ils sont exposés tous deux aux dangers que
po
provoque un long travail souvent accompagné d'interventions plus ou moins graves. Il s’assombrit encore quand le kyste est suppuré, les chances d'infection de la mère étant alors beaucoup plus grandes ; les suites de couches sont dans ce cas accompagnées de fièvre. |
VI. — Le diagnostic de kyste hydatique du bassin est très difficile souvent même impossible : la ponc-
tion seule peut révéler la nature du liquide que
renferme le kyste ; le diagnostic de tumeur suffit d'ailleurs puisque le traitement est le même pendant la grossesse ou l'accouchement. :
VIT. — Le traitement consiste à lever le plus vite possible l'obstacle qui empêche la terminaison de l'accouchement, si les différentes tentatives d'extraction par le forceps n'ont pas réussi, il faut recourir au moyen le plus simple, la ponction qui bien souvent réussira. Si elle ne suffisait pas, on pratiquerait l'incision suivie de marsupialisation et de drainage dans les cas où le kyste est suppuré.
Vu : le Doyen, Vu : Le Président de la Thèse, BROUARDEL. BUDIN.
Vu et permis d'imprimer :
Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris, GRÉARD,